Cuisine de la mer

Cuisine des poissons, coquillages et crustacés

jeudi 11 janvier 2007

Spaghettoni à la boutargue

Le mulet

Le mulet de mer est le produit du croisement entre un hippocampe mâle et une ânesse de mer. Ce dernier animal est très rare, et je suis prêt à payer des prunes à celui qui m'en rapportera un spécimen. Il est vrai qu'un poisson se nomme l'ânon, mais sa femelle n'est pas l'ânesse, mais l'âoui.

Donc, le mulet de mer est un poisson hybride, comme le sont par exemple le poisson-chat, le poisson-perroquet, le poisson-pilote, le poisson-clown, le poisson-épée, le poisson-scie, le poisson-fleur ou le poisson-lune.

C'est plutôt  à une poule que je le comparerais, car ce que je préfère dans le mulet, ce sont ses œufs. Par ailleurs pour conforter ce côté basse-cour, le mulet est le seul poisson connu a posséder un gésier. Je n'en ai jamais vu, je n'ai même jamais vidé de mulet de ma vie, ce qui m'aurait peut être mis la puce à l'oreille.

C'est de plus un gésier qui se mange, il est soigneusement prélevé en même temps que les rogues, j'ai lu  que les italiens le consommaient "en sauce", j'ai eu beau chercher et demander, je n'ai rien trouvé; aussi je te lance un vibrant appel, à toi patient lecteur de ce blog, en-as-tu déjà entendu parler, vu, avalé, recraché?

mulet

Bref, le mulet n'est pas mon poisson préféré, ce qui est probablement un tort, car il est assez bon lorsqu'il est pêché au large, mais il faut bien en relever la saveur, avec par exemple une marinade chermoula, (dont Nadia sur Paprikas vient de publier une recette parfaite, réalisée avec une dorade).

Le problème du mulet, c'est qu'il affectionne les eaux saumâtres, les fonds vaseux où il se nourrit en fouissant, quand ce ne sont pas les eaux polluées des ports. Il faut donc être sûr de l'endroit où il a été pêché, sinon sa chair a facilement un goût de vase, enfin, çà n'engage que moi… Il y a un grand nombre d'espèces de mulets, le meilleur serait le mulet doré, reconnaissable à une tache de cette couleur derrière l'oeil.

La boutargue

Assez souvent, on rencontre l'appellation poutargue, qui est une déformation locale du nom, qui viendrait je crois  de Martigues, haut lieu de production de ce délice.

Cela se fabrique assez simplement, il faut pêcher une dame mulet de Méditerranée (mais compte tenu de la dévastation de cette mer par la pêche, c'est assez souvent de la côte ouest de l'Afrique qu'elle provient, principalement de Mauritanie. Cette dame doit avoir une double poche à œufs bien formée qu'il faut prélever très délicatement pour ne pas la percer.

La poche à œufs est alors mise à saler, de six à huit heures selon sa taille, ce qui lui fait perdre son excédent d'eau et durcit son enveloppe. Elle est alors mise à sécher , souvent entre deux planches, elle prend alors cette forme un peu aplatie bien caractéristique et cette consistance bien serrée.

Après encore un peu de séchage à l'ait libre, elle est prête à consommer. On la conditionne pour la transporter, soit on l'entoure de paraffine ou de cire d'abeille, soit on la met sous vide. Cela la protège et lui évite de continuer à se dessécher, ce qui la fait durcir et noircir, certains amateurs la préfèrent néanmoins ainsi.

poutargue_CdM11

Je vous suggère de visiter  le site de l'un des producteurs les plus connus, la maison Memmi, qui élabore une boutargue de bonne qualité. Je consomme de préférence celle enveloppée de cire d'abeille car elle a une saveur un peu douce qui se marie parfaitement à l'esprit de ce magnifique produit traditionnel, mais celle à la paraffine est excellente également.

D'autres œufs de poisson peuvent être utilisés pour faire de la boutargue, dont ceux du thon, mais je n'en ai jamais goûté.

Spaghettoni à la boutargue

L'association avec des pâtes est certainement la préparation culinaire la plus connue de la boutargue, elle met en valeur la saveur du produit sans le dénaturer, car il n'est ajouté qu'à la fin. Je préfère utiliser des spaghettoni, qui sont de gros spaghetti, je trouve parfaitement adaptés à cette préparation simple. Cette recette est d'origine italienne, mais on la pratique de peu ou prou de lamême façon sur de nombreux rivages de méditerranée (en Tunisie par exemple, en mettant du harissa à la place du piment).

Les ingrédients

- spaghettoni
- une boutargue pas trop sèche
- deux ou trois gousses d'ail
- un ou deux piments rouges,
- quelques brins de persil plat
- huile d'olive

Recette

- La boutargue doit d'abord être enlevée de sa gangue de cire, on y parvient très facilement en insérant un couteau à bout rond, après avoir séparé les deux poches. On enlève aussi la membrane. On taille des tranches assez fines mais pas trop. Je préfère cette présentation à la version râpée qui fait perdre la magnifique texture de ces œufs. Pour que la saveur se diffuse bien dans les pâtes, j'émiette quelques unes de ces tranches.

poutargue_CdM12

- On pèle l'ail et on le hache en très petits dés, mais pas en purée. On ouvre le piment en deux, on ôte les graines, et on le hache comme l'ail. Ces deux ingrédients sont mis dans une petite casserole avec suffisamment d'huile d'olive pour arroser les pâtes sans qu'elles ne baignent. On fait chauffer jusqu'au premier frémissement (pas faire bouillir l'huile d'olive!) et on réserve ainsi. On effeuille et on coupe grossièrement le persil.

- Une fois les pâtes cuites al dente (sinon, mangez autre chose), y verser l'huile d'olive avec l'ail et le piment, ainsi que le persil. Disposer les spaghettoni dans des assiettes chaudes, ajoutez la poutargue et servir aussitôt.

poutargue_CdM13

Certes, c'est une façon un peu luxueuse de manger les pâtes, mais en fait, nous étions cinq, et j'ai utilisé à peine plus des deux tiers de ma poutargue, c'était largement suffisant. A accompagner d'un vin un rouge un peu léger, pas trop fruité, comme un cabernet de Vénitie par exemple, voire un chinon ou un bourgueil.

On peut d'ailleurs très bien, à défaut de poutargue, réaliser cette recette avec des filets d'anchois à l'huile coupés en petits morceaux et mis à chauffer avec le piment et l'ail, c'est un plat qui reveient souventà lamaison!

A déguster nature aussi et surtout

Il nous restait donc un gros morceau de boutargue, que nous avons dégustée  en apéritif, pour moi dans le genre de rencontre qui me rend littéralement fou, la boutargue nature avec un verre de single malt, un Islay de préférence. En l'occurence il s'agissait là de mon favori pour accompagner les saveurs marines et relevées, un Bruichladdich 10 ans, qui développe des notes salées et iodées, quand on sait l'écouter...

poutargue_CdM14

Posté par Patrick Cadour à 11:05 - Poissons - Commentaires [56] - Permalien [#]

Commentaires

Je connais plein de choses e, Italie, mais, le gésier de mulet... je n'en ai jamais entendu parler. Les tripes de morue, oui, sans avoir bien saisi ce que c'est non plus, ni avoir obtenu d'explications. Je lance aussi un vibrant appel aux spécialistes et en attendant je mangerai de la boutargue puisque maintenant, comme d'habitude, je sais tout grâce à toi.
Quant à ta façon de dire que si on ne mange pas les pâtes "al dente" il faut manger autre chose, je ne peux que te rejoindre.

Posté par mamina, jeudi 11 janvier 2007 à 11:48

Dans la famille de mon mari on la consomme toujours a l'apero en jurant par tous les saints que c'est meilleur que le caviar. Et en general on boit de l'anisette avec. Mais je ne cracherais pas sur un petit whisky de ta cave.
Quand c'est pas al dente, c'est pas des pates.

Posté par Gracianne, jeudi 11 janvier 2007 à 12:20

Moi pareil, les tripes de morue je connais, ma belle-mère calabraise en cuisine quand la nostalgie lui en prend, par contre le gésier de mulet non. Je dois dire que jusqu'à il y peu je n'avais jamais mangé de mulet puis une amie m'en a cuisiné aux tomates et olives (expliquant elle aussi l'importance d'avoir un revendeur copain pour éviteur les problèmes de gout vaseux etc). La bottarga par contre je la connais très très bien (mon mari a travaillé pas mal de temps en sardaigne et il en ramenait des tonnes), essayer aussi avec les spaghettoni avec des calamaretti (de petits calamars miniature), zeste et jus d'orange, puis une bonne rapée de bottarga sur le dessus, du pur délire :-)

Posté par sigrid, jeudi 11 janvier 2007 à 12:22

C'est marrant, j'ai souvent mangé du mulet, poisson que j'aime beaucoup (et qui a en outre l'avantage d'être peu cher) mais une seule fois de la poutargue !!
Je demanderai à mon poissonnier pour le gésier, ça le fera rire cette nouvelle demande farfelue

Posté par Débo, jeudi 11 janvier 2007 à 12:23

Je n'ai jamais mangé de boutargue même si je connais et sait de quoi c'est fait, sûrement parce-que j'en ai jamais rencontré sur mon chemin ! Vivement que j'en rencontre !

Posté par bergeou, jeudi 11 janvier 2007 à 12:39

J'ai encore appris aujourd'hui. J'ai découvert la poutargue avec la recette Lorette. Je n'ai pas encore eu la chance de goûter.

Posté par hélène, jeudi 11 janvier 2007 à 12:41

évidemment, je ne connaissais pas, mais ça tu le sais déjà. A vrai dire, le coté le poisson nageant dans la vase, j'étais pas emballée, mais c'était avant de voir le coup de la coque de cire et tout et tout,les spaghettoni... là, j'ai eu faim et pour la cuisson al dente, là aussi je suis d'accord, faut pas charier!

Posté par alhya, jeudi 11 janvier 2007 à 13:16

Ca fait un moment que ça m'intrigue la !boutargue, il va falloir que j'en trouve!

Posté par mayacook, jeudi 11 janvier 2007 à 13:43

Dans ma tête ça coûtait un bras. Mais c'est peut être une idée préconçue ?

Posté par Papilles&Pupille, jeudi 11 janvier 2007 à 14:04

Bonjour Patrick ,comme d'habitude je ressort de ton blog un petit peu moins ''niaiseuse'' avant d'y être entré.C'est à dire j'ai encore appris un truc....je ne connaissais pas du tout la boutargue.Ton plat de pâte m'a l'Air tout à fait délicieux.
Bonne journée

Posté par awoz, jeudi 11 janvier 2007 à 14:46

Asinerie

Ane, bardot, mulet... sur terre ou dans la mer? De quoi en perdre son latin. Néanmoins, le mulet (doré bien sûr) n'a pas du tout le goût de la vase. Nous le pêchons face aux Isles Saint Marcouf dans la Manche et nous nous régalons à chaque chasse. Car il faut bien savoir que le mulet nage peut-être mais vole surtout.
Merci de nous régaler toujours.

Posté par Pen Prad, jeudi 11 janvier 2007 à 15:05

c'est si bon...

Dans mon resto, je la faisais avec des oeufs brouillés et des petits poasts beurrés.
Mais c'est comme vous avec des pates que je préfère la (p)boutargue...

Posté par valmiotas, jeudi 11 janvier 2007 à 15:17

Comme d'habitude te lire est un vrai enrichissement et merci pour le clin d'oeil.

Posté par Paprikas, jeudi 11 janvier 2007 à 16:15

Bonne année 2007 ! et oui entre le mulet et la boutargue ;-)

Posté par suiksuik, jeudi 11 janvier 2007 à 17:49

Le mulet c'est pas mon poisson prèféré. La prochaine fois je ferai "la recette parfaite" de Paprikas.
La boutargue je ne connaissais pas du tout et pourtant nos pêcheurs vont en Mauritanie. C'est facile à trouver en France?

Posté par maloud, jeudi 11 janvier 2007 à 18:17

J'ai mangé de bons mulets pêchés au large de l'île de Groix, mais là l'eau est belle.
Quand à la poutargue, c'est un délice et j'avais fait des spaghetti un peu à ta manière avec des superbes oeufs de mulets achetés dans une fumerie de saumon à Arzon au bord du golfe du Morbihan.
C'était divin. Qiuand aux toasts avec du Bruichladdish, j'en salive.
Ce sont les égyptiens qui sont les inventeurs de la poutargue.après avoir extrait les ovaires de muges, ils les lavaient dans de l'eau salée,
les pressaient entre deux tablettes et les mettaient à sécher susppendus à des cordes à l'air libre.
Ils mangeaient la boutargue avec des pains non levés.Un peu comme toi sur tes toasts mais eux devaient boire de la bière avec.

Posté par SEGOLENE, jeudi 11 janvier 2007 à 18:17

J'ai mangé de bons mulets pêchés au large de l'île de Groix, mais là l'eau est belle.
Quand à la poutargue, c'est un délice et j'avais fait des spaghetti un peu à ta manière avec des superbes oeufs de mulets achetés dans une fumerie de saumon à Arzon au bord du golfe du Morbihan.
C'était divin. Qiuand aux toasts avec du Bruichladdish, j'en salive.
Ce sont les égyptiens qui sont les inventeurs de la poutargue.après avoir extrait les ovaires de muges, ils les lavaient dans de l'eau salée,
les pressaient entre deux tablettes et les mettaient à sécher susppendus à des cordes à l'air libre.
Ils mangeaient la boutargue avec des pains non levés.Un peu comme toi sur tes toasts mais eux devaient boire de la bière avec.

Posté par SEGOLENE, jeudi 11 janvier 2007 à 18:20

Bon, ben là, je vais faire la difficile, je le sens, mais va falloir que je mûrisse encore un peu pour arriver à manger de la boutargue. Ceci dit, les commentaires élogieux m'en donnerait finalement assez envie !

Posté par MarieT, jeudi 11 janvier 2007 à 18:32

J'ai découvert la poutargue en 2006 et j'en rafole !!!!!
Pour ma part, j'ai tenté aussi les spaghettis à la poutargue (avec des tomates aussi) et j'ai même faili les mettre dans mon top 10 publié aujourd'hui : c dire comme je l'aime.

Posté par lorette, jeudi 11 janvier 2007 à 19:04

Je note donc de remplacer le "p" par un "b", si c'est toi qui le dis...

Posté par Sophie, jeudi 11 janvier 2007 à 19:44

Je n'en avais jamais entendu parlé.
J'adore ton dernier paragraphe. Il est tellement bien écrit que j'avais l'impression d'être assise avec vous.

Posté par Mijo, jeudi 11 janvier 2007 à 20:25

J'suis vraiment bretonne moi ? J'en doute ! Boutade je connais, mais Boutarde, jamais entendu parlé. Et pourtant, quand j'étais petite, mon papa pêchait du mulet.
Tu trouves ça où ? Sur les marchés ? ou bien vaut-il mieux connaître du monde ?
Ca m'intrigue !

Posté par domie, jeudi 11 janvier 2007 à 20:49

Je parlerai du Bruichladdich à mon amateur préféré, mais la boutargue, je ne suis pas sûre que ce soit pour moi. Mais si on lui prend tous ses oeufs, à dame Mulet, comment elle arrive à avoir encore des petits?

Posté par Eliflo, jeudi 11 janvier 2007 à 21:52

Bonjour et bonne année, le mulet j'aime beaucoup surtout celui chassé au large de Portsall. Quand je le vide, je ne garde pas les oeufs quand il y en a et je n'ai jamais fait attention au gésier (la prochaine fois je m'y intéresse). Je cuisine le mulet au barbecue, ne pas l'écailler et le faire griller dans sa peau en mettant un bâton de fenouil sauvage ramassé sur les dunes à l'intérieur puis le flamber au ricard avant de le servir...c'est exquis (on peut l'accompagner d'une sauce aux câpres).

Posté par domi, jeudi 11 janvier 2007 à 23:00

Ah la bottarga! j'ai découvert cet été puisque nous en avons offert à la maman de mon ragazzo qui est sarde. Elle nous en parlait toujours avec des étoiles dans les yeux car c'est un produit plutôt onéreux! mais le goût est sublime, surtout avec les pâtes. Elle nous a fait un plat de spaghetti juste assaissonné d'huile qu'elle avait parfumé en y faisant chauffer des gousses d'ail, et hop juste de la bottarga au moment de servir, avec un peu de piment.

Merci pour tes explications sur le mulet: comme d'habitude, ici, j'ai appris quelque chose!!!

Posté par peggy, jeudi 11 janvier 2007 à 23:10

j'en ai déjà mangé en italie, c'était délicieux!

Posté par auntie jo, jeudi 11 janvier 2007 à 23:32

Je ne connaissais pas la boutargue, j'ai encore appris plein de choses aujourd'hui ;o)

Posté par Sylvie, vendredi 12 janvier 2007 à 08:58

Je me damnerais pour de la poutargue, qui est effectivement une spécialité de Martigues. Je l'adore nature, ou alors sur de très fines tranches de pain beurré, à l'apéro. C'est un torture d'y penser maintenant, alors que mon estomac crie déjà famine.

À Marseille, mulet se dit "muge", et c'est aussi le surnom des flics (--> "Vé, y'a les muges !").

Posté par Anaik, vendredi 12 janvier 2007 à 10:16

Encore une fois, je profite de ma petite pause en salle info pour venir m'instruire un peu par chez toi... Quel truc incroyable, cette boutargue! Je me coucherai moins bête ce soir, tiens...
Le mulet, c'est un chouchou de ma grand-mère, elle le mange à l'indonésienne (c'est à dire: frit!!). Moi, je n'ai jamais son goût assez fort, en plus dans ma famille pour conserver le poisson après la pêche, ils le salent... Et je crois que la friture n'arrange pas les choses! ;-)
Ton assiette de spaguettonis me plaît bien, l'ail, l'huile d'olive, le piment surtout!! Mmmm, qu'est-ce qu'on mange à la cantine?? :-S

Posté par Véro (C.Métisse), vendredi 12 janvier 2007 à 12:17

Je vous conseille d'essayer la boutargue de thon, c'est très bon. Mais pour déjà avoir vidé un mulet, je n'y ai pas trouvé le fameux gésier. Je ferai plus attention la prochaine fois!

Posté par Ethel, vendredi 12 janvier 2007 à 13:25

Au Portugal, on consomme les oeufs de morue cuits, avec une vinaigrette bien relevée, en salade. Délicieux!

Très originale et intéressante, ta recette.

Posté par Elvira, vendredi 12 janvier 2007 à 14:52

On est fan itou de (b)poutargue, râpée sur du pain grillé en apéro, avec une larme de citron et d'huile d'olive, arrosée d'un Fino de chez Vadelspino. Top miam.

Posté par Estebe, vendredi 12 janvier 2007 à 16:45

mulet

Mon fils pêche régulièrement des mulets dans l'aber, en face de la maison et je dois dire, haut et fort, que c'est un poisson délicieux.
je le cuisine comme le bar.

Bloavez mad, Patrick

Posté par Aber Benniget, vendredi 12 janvier 2007 à 19:19

Chez nous, on appelle ça la poutargue et on l'a ramené de Madagascar. Elle est par contre beaucoup plus sèche. On la râpe très fin et on mélange avec du beurre, de l'ail et du citron... Que c'est bon !

Posté par Sandra, vendredi 12 janvier 2007 à 19:46

belle recette!

Ce plat de spaghetti me tente beaucoup!!

Posté par lory, samedi 13 janvier 2007 à 10:00

Je vais la mettre "au chaud" cette recette car j'adore les oeufs de mulet mais ... frais ! Donc, ne pas être sectaire (d'autant qu'au Maroc et à Marseille cela se consomme beaucoup !). Les oeufs frais, je les lave délicatement à l'eau puis je les sèche idem, puis farine. Je les fais rissoler dans l'huile tout doux tout doux pour qu'ils n'éclatent pas et je les déguste à la petite cuillère avec sel et citron ! HUM MIAMMIAM ! Bon we !

Posté par jo, samedi 13 janvier 2007 à 12:43

Ah la Poutargue

Bonne mère et pôvre de moi, je ne connaissais que le mot Poutargue, voila ce qu'il arrive lorsqu'on ne sort pas de son trou cavernicole.
Et bien j'en ai jamais mangé, vrai, vrai, les sétois en raffolent;
je confirme le mulet est , heu vaseux, mazouteux dans les ports, je te conseille un poisson nettement pareil ou pire la Bogue.
Cette recette de pâte it's more expensive now, je vais me râper une bonne truffe sur de farfalle ce soir.

Posté par jupiter, samedi 13 janvier 2007 à 17:58

Du mulet ouai bof......je passe mon tour, pour la pourtarge j'en avait une dans les mains hier mais zai pas osé.....

Posté par loulou, samedi 13 janvier 2007 à 18:58

la meilleur boutarguevient ( à mon avis ) de Sardaigne ou il ne l' enrobe pas de cire .Elle est servie avec des fins tronçons de céleri branche , du citron et de l' huile d' olive .C'est divin !!

Posté par lili63, samedi 13 janvier 2007 à 20:38

les pâtes AL DENTE ce sont juste dse pâtes moins cuites qui permettaient aux ouvriers italiens pauvres de conserver beaucoup plus longtemps un sentiment de satiété, l'amidon étant moins prédigéré. Après les snobs en ont fait l'alpha et l'oméga dela cuisson des pâtes! mais bon c'est comme tout le reste!

Posté par serge, samedi 13 janvier 2007 à 22:00

Patriiiiiick!
On veut savoir tes 10 recettes préFérées de 2006 :-) Tu nous dis??
http://choubru.blogspot.com/2007/01/mes-recettes-prfrs-millsime-2006.html Bises!

Posté par sigrid, samedi 13 janvier 2007 à 22:25

Je n'ai jamais mangé de boutargue !!!!
Je regarderai à mes prochaines courses !!!!
Je vois qu'on aime les bonnes choses et les bons alcools !!!!!
Bizzzzzzzzz
Barbichounette

Posté par barbichounette, dimanche 14 janvier 2007 à 12:12

Oui à tout, mulet + poutargue.
Par contre a pêcher c'est l'enfer il parait. Et pis de tout façon il parait que c'est impossible à pêcher ces bêtes-là, ça préfere les vidanges de bateau de plaisance aux bonnes arénicoles...

Bonne Année et Pommes sautées à toi !

Posté par Gudule, dimanche 14 janvier 2007 à 16:29

Un produit luxueux, que j'avais transformé la première fois en tarama d'après une recette, nature avec ton whisky ou bien dans tes spaghettis me conviendrait bien également !

Posté par lilizen, dimanche 14 janvier 2007 à 17:22

Moi aussi j'adore cette recette et je ne connaissais que le mot poutargue, c'est une merveille et même un luxe comme tu disais ! J'ai trouvé au Japon une variante colorée rosée très bonne aussi mais impossible de savoir si c'était notre poutargue... J'ai ri en voyant tes 10 tops de l'année, comme toi je ne suis là que depuis peu ! mais alors ta version décolorée est originale à souhait !

Posté par senga50, lundi 15 janvier 2007 à 14:39

Anatomie

Renseignements pris auprés des copains pêcheurs de mulets manchots (les copains, pas le mulet, quoique!).Il semble que cette délicieuse bête ne soit pas pourvue d'un gésier mais d'un estomac dont les paroies sont musculaires et aident ainsi au broyage de sa nourriture avant de finir dans l'intestin qui peut atteindre 2M chez les plus grands sujets de l'espèce. A la prochaine prise, je dissèque et vous l'envoie!

Posté par Pen Prad, mercredi 17 janvier 2007 à 17:04

C'est après vous avoir entendue sur Europe1 hier (Droit dans le buffet)que j'ai découvert votre Blog et je ne le regrette vraiement pas.
Y'a tout qu'est bien !
Allez hop, je le mets dans "mes favoris"

La boutargue ou poutargue je connaissais mais n'en ai jamais gouté (mais je ne sais pas où je peux en trouver à Chateauroux !). Sinon je pense que je vais commander sur le Net

Posté par soizic, lundi 5 février 2007 à 16:24

boutargue

en fait boutargue ou poutargue...c'est le meme produit !la difference vient de l'etymologie (mot d'origine arabe).a tous les amateurs voici le secret d'une bonne degustation : 1)deguster la boutargue toujours a T° ambiante (jamais froid)
2)couper de fines tranches avec un couteau sans dents.Pour la premiere fois, essayez avec du bon pain....c'est un vrai regal! quand aux recettes...il y en a plein..pour ce que ca interesse...on peut vous les envoyer gracieusement!
gerard MEMMI
fabricant de boutargue (depuis ..tres longtemps !)
01.46.72.41.09

Posté par gerard memmi, mardi 13 février 2007 à 08:57

Bottarga

Pour ceux qui ne connaissent qu'à peine l'Italie (cela arrive souvent en France), le lieux par excellence de production et vente de la bottarga est l'ouest de la Sardaigne, et notamment la province d'Oristano, zone des étangs de Sinis. Celle qui est produite la-bàs n'a pas d'égaux: Ls Sardes d'ailleurs tiennent beaucoup à ce produit, tiré de leurs nobles et anciennes origines.
Quant aux pates "al dente", je conseille de laisser tomber les allusions aux "travailleurs pauvres"(ok, Serge?) e se renseigner mieux sur leur origine (il le faut, sinon l'ignorance incombe...): meme Escoffier rendait hommage aux pates, un plat très anciens, et conseillait de les cuisiner "al dente". Compris, Serge?
mais si tu n'est pas d'accord, tu peux toujours continuer à manger des délicieuses pommes de terre extra-cuites etc etc

Posté par A., dimanche 18 février 2007 à 16:20

Gésier

Je suis fabricant de poutargue. Vous pouvez visiter mon site www.boutargueonline.com et y commander de la poutargue.
Je mange parfois les gésiers de mulet. Ils faut bien les nettoyer. Ils ont la consistance des gésiers de poulet... mais avec un petit goût de poisson. Il faut avoir de bonnes dents.

Cordialement

Posté par claudio, vendredi 8 juin 2007 à 07:15

miam!!

mmmm, ça doit être quelque chose de délicieux ce plat de spaghettoni!

Posté par lory, dimanche 10 juin 2007 à 17:00

le mulet je connais

je suis ravis de voir des personnes qui comme moi aime le mulet et la boutariga en sarde tout est bon dans le mulet moi j'adore en darne cuit au feu de bois avec une sauce tomate fraiche bien relevées avec une pointe de peperoncino c'est un délice avec un ver de nuragus c'est un vin blanc qui va a ravir
le mulet est tres bon aussi en bouillon
en deux mots un fond d'huile d'olive extra vierge
ajouter un oignon émincer faire suer ajouter une tomate séchée (à défaut une tomate bien mure)faire fondre puis ajouter du persil asser bien laisser 2 min ajouter de l'eau tout dépend de la quatité du mulet laisser bouillir ajouter du sel et du poivre a votre gout gouter si l'assaisonement et bon pour vous ajouter le mulet bien nettoye et couper en trois ou quatres morceaux moi je laisse les nageoire car le mulet est cuit lorsqu'on tire sur la nageoire dorsale si elle se détache retirer le poisson passer le bouillon vous pouvez ajouter des spaghetti couper grossièrement 3 a 4 cm de long ajouter dans le bouillon passer laisser cuire un vrai délice
puis manger le poisson vous pouvez mettre du citron moi je l'aime nature

bon apettit

Posté par capotribruno, mardi 7 août 2007 à 23:08

souvenir de boutargue

tunisienne,je connais la boutargue depuis ma petite enfance quand papa qui en prenait à l'apéro nous obligeait à en manger pour nous fortifier mais mon frére et moi ,nous n'en raffolions pas et on offrait nos portions de bpoutargue à nos amis qui en voulaient ce qui faisait enrager papa vu le prix que ca coute (180 euros le kilo en tunisie)!Aujourd'hui ,je suis moi-meme maman et j'ai appris depuis quelques années à aimer et meme à adorer la boutargue ce qui fait que pas une semaine ne passe sans que figurent dans mon menu les pates à la boutargue et je n'ai pas à obliger mon fils de 5ans à en manger car il en raffolle déja!
ma recette de pates est semblable à la tienne sauf que j'y ajoute un peu de celeri émincé et quelques cubes de tomate fraiche!

Posté par mayouta, jeudi 9 août 2007 à 17:32

souvenir de boutargue

tunisienne,je connais la boutargue depuis ma petite enfance quand papa qui en prenait à l'apéro nous obligeait à en manger pour nous fortifier mais mon frére et moi ,nous n'en raffolions pas et on offrait nos portions de bpoutargue à nos amis qui en voulaient ce qui faisait enrager papa vu le prix que ca coute (180 euros le kilo en tunisie)!Aujourd'hui ,je suis moi-meme maman et j'ai appris depuis quelques années à aimer et meme à adorer la boutargue ce qui fait que pas une semaine ne passe sans que figurent dans mon menu les pates à la boutargue et je n'ai pas à obliger mon fils de 5ans à en manger car il en raffolle déja!
ma recette de pates est semblable à la tienne sauf que j'y ajoute un peu de celeri émincé et quelques cubes de tomate fraiche!

Posté par mayouta, jeudi 9 août 2007 à 17:38

retour de sardaigne

bonjour,
bravo pour le blog que je viens de découvrir, tout ça parait succulent
2 utilisations de la bottarga (boutargue):

à l'apéro : très fines tranches (papier à cigarette) imbibées de jus de citron + huile d'olive, sur pain grillé, accompagnées de Malvasia di Bosa (Sardaigne) (ou un Fino, ou un Porto blanc sec)

primo piatto : spaghetti a la bottarga : faire cuire les spaguetti al dente bien sûr; pendant ce temps, chauffer 1/2 verre d'huile d'olive dans laquelle on fait dorer doucement 2 gousses d'ail jusqu'à ce qu'elles soient translucides, pour parfumer l'huile, ôter les gousses, ajouter 2 c.à.soupe de pain rassis râpé (ou de chapelure de pain), bien mélanger; faire sauter les spaghettis (égouttés) dans l'huile chaude, bien mélanger, ajouter au moment de servir 20 à 30 gr de bottarga râpée + quelques très fines tranches. On peut donner un coup de frais avec des cubes de tomate fraîche épluchée/épépinée
Servir avec un Nuraghus di Cagliari ou un Vermentino di Gallura, ou à défaut un bon blanc corse issu de vermentino (Antoine Arena par exemple), ou encore un bon blanc provençal de cépage rolle

bon appétit, et meilleur souvenir de Sardaigne

Posté par jb, mercredi 10 octobre 2007 à 12:31

Sarde aussi

Merci pour la recette, et amusant ce blog, découvert justement parce que je cherchais cette recette... Pour les amateurs, en entrée ou à l'apéritif, une autre recette sarde à base de boutargue.
Couper un bulbe de fenouil en lamelles très fines. Arroser d'un jus de citron et laisser reposer au refrigérateur une petite heure. Puis un peu de poivre, des tranches bien fines de boutargue par dessus, et pour finir, l'obligatoire filet d'huile d'olive.... C'est sardement bon !

Posté par olivier, dimanche 2 décembre 2007 à 09:39

Poster un commentaire