jeudi 15 février 2007
Ecrasé de sardines à l'oeuf
Je vous préviens tout de suite que cette recette ne vaut pas un pet de cormoran (on ne parle jamais de lapin sur un bateau), mais c’est juste une petite madeleine inavouée pour le concours lancé par Anaïk. Je préconise donc à ceux que seules les recettes intéressent, de passer tout de suite à un autre blog.
Par ailleurs, je suis ces jours-ci d'humeur aussi variable que le baromètre, c'est donc un billet de râleur, je recommande donc aux déprimés d'en arrêter immédiatement la lecture.
Il tombe bien néanmoins ce petit jeu, car je n’ai pas trouvé le week-end dernier ni depuis, de poissons, de crustacés ou de coquillages à prix sensé, dignes de figurer sur ce blog, ce qui m’a donné l’occasion de m’énerver contre les poissonniers, qui ne sont pas les seuls responsables, mais c'est chez eux que je fais généralement mes courses. Avant de laisser libre cours à cette mauvaise humeur, quelques petites nouvelles de la pollution…
Le procès de l’Erika
Pas de panique, je ne vais pas vous faire des comptes-rendus d’audience quotidiens, mais il y a quand même deux ou trois bricoles à dire sur les suites de ce naufrage de décembre 1999.

- Les bateaux poubelles sous pavillons de complaisance, et n’ayant pas pour certains la sécurité d’une double coque, continuent à passer au large de nos côtes. Ils sont plus surveillés, mais ils passent quand même, alors que çà fait belle lurette (bien avant l’Erika,) que les USA ne tolèrent plus dans leurs eaux les simple coques pour le transport de matières dangereuses et d’hydrocarbures
- On a fait quelques progrès quand même à Bruxelles, maintenant, on a le droit de remorquer les citernes en perdition dans un port désigné pour que la marée noire s’étale un peu moins, on se souvient de la mauvaise gestion du Prestige au large de la Galice. On peut rechercher la responsabilité de tout le monde. Du coup tout le monde s'arrange pour éviter la législation européenne.
- Total est dans le collimateur, et c’est de bonne guerre, c’est le seul solvable de la bande, et très largement : c’est quand même un drôle de télescopage que cette annonce des résultats du groupe le jour de l’ouverture de ce procès, je trouve que çà détourne bien l'attention. Je n’en veux pas aux gens de Total de gagner de l’argent, ils font leur boulot. Ce que je ne leur pardonne pas, c’est d’affréter de tels bateaux. Et aussi, je leur reproche de ne pas avoir immédiatement prévenu les bénévoles venus ramasser les dégâts et tenter de sauver quelques oiseaux, des risques pour leur santé en cas de contact direct avec le pétrole.
- L'aspect le plus intéressant de ce procès à mon sens, est que les trois régions concernées (Bretagne, Loire-Atlantique, Poitou-Charentes), ont engagé leur action au nom du "préjudice écologique", qui n’existe pas dans le droit français, à la différence du "préjudice matériel" et du "préjudice moral", qui servent habituellement de base à ces actions en responsabilité. Si le tribunal reconnaît ce nouveau préjudice, çà sera une grande victoire, et l’espoir de voir passer cette notion dans la législation française, puis européenne, dans quelques siècles si les choses vont vite…
C’est un vieux serpent de mer, le préjudice écologique, comme vous pouvez le lire sur cette courte dépêche AFP à propos du procès de l’Amoco-Cadiz.
- L’Europe peut parfois accélérer : après avoir passé des années à se plumer entre Commission et Conseil pour savoir qui était compétent ou non, la première devrait ériger rapidement (on y croit fort!) des sanctions pénales très sévères à l’encontre de ceux qui procèdent à des déversements de polluants.
Une trouille salutaire après la terrible histoire qui a eu récemment lieu en Côte d’Ivoire, cette dizaine de morts et ces nombreux intoxiqués par la cargaison du Probo-Koala. Et si ce bateau était venu s'échouer à La Baule ou déverser accidentellement en Baie de Seine? Elle devrait aussi, un peu plus tard, prendre des dispositions concernant les pollutions par hydrocarbures. Après le procès de l'Erika donc, celui-ci étant prévu pour durer quatre mois.
Un petit test pour vérifier que certains ont suivi, et s'il reste encore quelqu'un à ce stade du billet. Quel est ce bateau? (Pas le petit blanc, le gros pourri)

OK, mais c'était facile.
Je déprime dans les poissonneries
Je trouve qu'on en arrive à un degré de médiocrité rarement atteint sur les étals des poissonneries, ou alors si on veut un beau produit, il faut au préalable avoir passé son brevet élémentaire de braqueur de banques.
Je ne parle pas des étalages des grandes surfaces, qui sont souvent des scandales écologiques on ice, mais des poissonneries traditionnelles, où le poisson d'élevage continue sa percée, où la qualité et la taille des poissons présentés baissent de jours en jours cet hiver. D'ailleurs, si vous voulez un beau poisson entier, c'est presque impossible. D'abord, les plus beaux spécimen sont pris par les restaurateurs. Ensuite, un gros cabillaud par exemple, est plus rentable vendu coupé en morceaux (le dos pour les recettes chic, la queue pour le court-bouillon.
Je vous passe les petites entourloupes traditionnelles, pour prolonger l'aspect du stock, comme les écailles enlevées quand elles commencent à partir toutes seules, la mise en filets (lesquels sont parfois trempés dans des solutions chlorées pour les désinfecter, ce qui est une fraude), le passage à la farine du ventre des poissons plats pour en restaurer l'aspect (de plus en plus rare heureusement), des têtes coupées, des crabes morts-vivant passés en cuisson : comme on dit, ce sont les agissements regrettables d'une minorité. Peut-être, mais quelle belle minorité!
Le fait est que les poissonniers, contrairement aux bouchers ou aux volaillers, n'ont pas eu affaire à des crises sanitaires les obligeants à respecter un peu plus les consommateurs, traçabilité par exemple, on sait désormais presque tout du bœuf dont on achète un morceau.
Ce qui nous en amène à l'étiquetage des produits de la mer, lequel est normé par l'Europe depuis 2001, une étiquette doit comporter:
- La dénomination commerciale de l'espèce : Oui, mais elle est du domaine du folklore. Qui fait bien la différence entre le merlu, le colin et le lieu noir? Entre les différents rougets? Entre la sole et la sole tropicale (deux poissons d'espèces pourtant différentes)? Entre le calmar, le calamar, l'encornet et le supion (là par contre, il s'agit de la même bête)? Il y a plein d'autres exemples du genre, quand ce ne sont pas les noms qui changent… qui sait que l'empereur, c'est le béryx, poisson de grande profondeur (hoplostète rouge), qui ne se vendait pas bien sous ce nom là?
- Le mode de production : "Péché" ou "Elevé". Je connais encore beaucoup de poissonneries où ce n'est pas clair. Cette mention est le plus souvent inscrite sur un disque au dos de l'étiquette; comme par hasard, ce disque est très souvent dans une position intermédiaire… Pour être plus taquin, qui connait le réel avantage d'un poisson de ligne sur un poisson de chalut, y compris pour la digestion?
- La zone de production : Alors là, c'est devenu le grand bleu, on pouvait auparavant connaître jusqu'au port de débarquement du poisson qu'on achetait, maintenant, on a plus le droit de le dire, c'est "Atlantique du Nord-Est" (ou autre zone) un joli petit coin de pêche, que je vous invite à aller découvrir sur la page de l'Ofimer, des surdoués qui mettent le Golfe de Gascogne en Atlantique du Nord-Ouest, si c'est pas malheureux....
- Il n'y a que les produits d'élevage qui doivent indiquer le pays de production, ce qui n'est pas un mal, les règlements sanitaires de ces exploitations étant plus ou moins souples d'un pays à l'autre; je suppose que tout le monde connait çà sur le bout des doigts, pas vous? Je suis déçu, je croyais avoir des lecteurs informés sur les normes sanitaires des piscicultures turques ou chiliennes.
- L'élevage doit être mentionné, mais pas forcément le fait qu'il est pratiqué en eau douce, c'est en tous cas une mention que je n'ai jamais vue pour les filets de pangas (ou pangasius, élevés en rivière au Vietnam avec des granulés péruviens, puis congelés pour être vendus en occident, vive le kérosène...); de même que je n'y ai pas vu systématiquement la mention "décongelé", alors que c'est à ma connaissance toujours le cas. Cela dit, mes quelques observations n'ont pas valeur de généralité, mais quand même…
Alors sur les étiquettes, je voudrais en plus :
- Le nom scientifique de l'espèce, et pas seulement un nom commercial plus ou moins vague, au moins je saurai précisément à quoi j'ai affaire, même si j'ai l'œil assez exercé, il m'arrive souvent de douter… par exemple lorsque j'achète de la raie.
- La zone de pêche précise : afin de savoir si elle est polluée ou non, surexploitée ou non, en période de frai ou non (les poissons d'une même espèce ne se reproduisent pas tous partout au même moment, ce qui rend presque impossible à réaliser le document que vous avez été quelques-uns à me demander, soit un calendrier des espèces à éviter pour cette raison).
- La date de pêche : Je fais une grande différence entre le petit bateau qui décharge quotidiennement ses prises, et les navires hauturiers qui peuvent conserver assez longtemps (5 jours et plus), les poissons en glace.
Bon, comme d'habitude j'ai été un peu long, mais je n’oblige personne à tout lire. Pour la recette, çà va aller nettement plus vite, car comme je boudais, j'ai ouvert une boîte de sardines. J’aurais sans doute mieux fait de partir à la pêche, voire d'y rester.
Ecrasé de sardines à l'oeuf
Ingrédients
- une boîte de sardine à l'huile
- trois oeufs
- un morceau de beurre salé
- un trait de vinaigre
Recette
Cuisez des oeufs durs, écalez-les, et coupez les en deux dans le sens de la longueur. Enlever les jaunes, écrasez les avec les sardines (sans l'huile, que vous dégustez en trempant des bouts de pain dedans), et un morceau de beurre. Ajoutez un trait de vinaigre, selon votre goût.
Refarcissez les demi-blancs d'oeufs avec cette mixture, et servez à température ambiante (c'est important çà). Alors, comme ce n'est pas mon jour ni ma semaine, je me suis trouvé avec des blancs d'oeufs très friables, pas assez cuits donc, et dont une bonne partie vole encore vers l'Amérique... Bref, la mixture a fini sur des tranches de pain un peu grillées.
J'en entends d'ici des pères furax, que "Oui, c'est de la nouvelle cuisine, on ne met pas de vinaigre normalement, et pourquoi pas du thé matcha ou du gomasio, ou pourquoi pas en fourrer des macarons tant que j'y suis à jeter le blanc d'oeuf par les fenêtres!". A ceux là, je réponds qu'il peuvent bien remonter les caniveaux à la nage pour rejoindre la poissonnerie la plus proche...
C'est une assiette piquée à la Marine Nationale, j'aime bien.
Commentaires
Je comprends fort bien ta (tes) colères, toutes justifiées. Si des gens comme toi avaient un poste dans un ministère, nos assiettes seraient plus belles, pour sur.
Enfin, comme c'est l'heure du dîner chez moi, je veux bien une tartine de sardines avant que Gracianne ne passe par là.
Bon la voisine de Brigitte passe avant Gracianne ,et oups un 'tite tartine pour l'apéro...kenavo
Non mais!
Oh hé! Gardez-les vos blancs d'oeufs mal cuits! Quant à la surpêche (dans nos eaux non internationales) nous en savons quelquechose! Après que le reste de l'Univers ait vidé les bancs de Terre-Neuve de morue, vous allez vous plaindre de ne pas avoir de poisson frais? Le mieux c'est d'être un peu moins consommateur et un peu plus participatif dans le processus. Un peu de pêche l'été, un bon congélateur, de belles truites mouchetées, la récolte au caplan qui roule au printemps, un bon congélateur, une petite pause-repos pour l'océan, un peu plus de respect pour Dame Nature (c'est un bon point de départ qui pourrait se propager à nos compagnons de bord éventuellement - ça ne ferait pas de tort) et une conscience sociale, voilà de bons ingrédients à mettre dans les sardines écrasées qui proviennent d'une boîte de conserves.
Hormones
Je sais qu'il y a souvent des hormones dans le poisson de pisciculture mais je dois avouer qu'il y en avait pas mal dans ton message aujourd'hui! ;-) Mais bon, on a tous le droit à nos humeurs. Je suis d'accord sur la responsibilisation malade des poissonniers, comme dans bcp d'autres secteurs alimentaires. Au Québec, nous n'avons toujours pas le droit de savoir si cette superbe aubergine est modifée génétiquement ou non et si cette belle pomme a aussi des gènes de truite pour la rendre plus luisante! Mais pour me réconcilier avec le poisson, j'ai trouvé une poissonnerie d'or pas loin de chez moi qui vendent des poissons tellement frais qu'on entend la mer en les écoutant (même pas un coquillage!). Lors de ma dernière visite, j'ai acheté 4 somptueuses dorades grises que je ne suis pas à veille d'oublier! Ce sera le sujet du prochain bavardage de mon blog.
Je me rappelle avoir déjà mangé des oeufs à la sardine dans un resto espagnol. C'était le meilleur petit bout de bouffe sur la table ce soir-là. Vive les tapas!
Moi je trouve ça très bon, les sardines en boîte :-) Merci pour ta participation.
bon tu vas me degoûter de manger du poisson aussi .je vais devenir végétarienne !!!
Le mouvement ou plutôt les mouvements de grande mauvaise humeur étaient de mise dans ce billet toujours très instructif. Mais comment ne pas râler de conserve (de sardines), bien sûr, avec toi, que ce soit pour la pollution de nos côtes et de la mer,ou pour la qualité ou le prix des poissons chez les poissonniers. C'est vrai qu'il ne reste bien souvent qu'à se rabattre sur les sardines en boîte et je vais même être obligée d'interrompre mon génocide de SJ vu les prix vertigineux qu'elles atteignaient cette semaine!
allez, viens là... oui, chacun a droit à ses coups de gueule et ils sont bons à lire les tiens. La cause est noble et la plume se lit d'une traite, de celle qui donne envie de s'engager une p'tite turtle qui plonge grace à toi dans un univers, certes moins reluisant que celui qu'elle se plaît à rêver, mais c'est aussi cela apprendre. J'en prendrais volontiers de ta tartinade de sardine, mais promets que celle que tu me serviras, tu l'auras péchée, hein?
La tempête souffle sur Cuisine de la mer!! Tu as raison pour le prix des poissons , cela devient vraiment un luxe. Et pour l'étiquetage je suis d'accord avec toi, il y a à revoir et vite.
plus râleur tu meurs ....
enfin plus râleur que moi , ouf il était temps ..
trêve de" vannerie", il n'y a pas pire que les poissonnerie de grandes surfaces , voilà pourquoi à mon immmense regret j'ai arrêter le Poisson à mon arrivée en France ...le poisson en Suéde était tellement plus frais , pourtant il faut savoir que en mer Baltique (entre stockholm et la Finlande , les poissons sont interdits aux femmes enceintes et certains pêcheurs (gros consommateurs de leur pêche) sont stériles ....
la mer est une poubelle et il n'y a pas que les poissons qui y "pissent" dedans comme nous disions dégoutés petits , les grands aussi ont de quoi être dégoutés.....
mon pêcher de gourmandise : une sardine AOC avec un peu de vrai beurre et une tranche de pain grillé et des miettes de Lard grillé et le petit blanc qui va avec .....faut pas se laisser abattre non plus ....quand au PROCES je crie au scandale ....!!!!
GARANCE
Bon, je te pique une tartine vite fait, je ne vois pas ce que ta recette a d'inavouable d'ailleurs. Et j'imprime l'article, je le lirai tout a l'heure dans le train et je reviendrai plus tard, il y a des textes qui demandent reflexion.
Pour le bateau, ce serait bien l’Amoco-Cadiz,. Moi aussi j’aime les Jeannettes à la Marine Nationale cette petite madeleine me va bien. Ta grogne est bien rafraîchissante, force 8 ça remet les idées en place il peut encore forcir ton vent. Il devrait y avoir 60 millions et des brouettes de furieux force max pour ce qu’ils font à la mer et si ce n’était qu’à la mer ! En cette période d’arrosage en promesses à tout va le procès tombe bien, j’aimerai bien qu’à Bruxelles ils se magnent la rondelle, j’aimerai bien voir çà un jour optimiste que je suis mais qq siècle je ne sais pas si je vais tenir.
Et le poissonnier parlons en du poissonnier, je regarde son étal avec encore plus de suspicion depuis que je lis ton blog.
Anne
bah moi, je te suis à 100% ! j'ai pas ta connaissance de cette marvelous industrie of the poissonnerie, mais je vois bien que ça va pas, mais pas du tout ! tant et si bien que le dernier morceau de poisson que j'ai mangé c'était... il y a 2 mois. je suis en manque, là, je te dit pas, mais j'y arrive pas, j'y arrive pas ! vivement la bretagne cet été !
"il faut manger du poisson, le poisson c'est bon pour la santé" qu'ils disent :( ton billet, tout énervé qu'il est, a le mérite de montrer les tonnes d'insuffiance de traçabilité, de contrôle et d'information du consommateur en termes de produits de la mer.
Il est plus facile d'acheter son steack qu'une belle pièce aujourd'hui, et même si je ne suis pas fan de poisson, je trouve cela inadmissible. A quand la parité viande/poisson ? :op
En fin tout ça pour dire que c'est vraiment de plus en plus difficile de se nourrir correctement.
Aux armes citoyens consommateurs ! si on rale tous, ça fera peut être avancer les choses dans le bon sens
Solidarnosc!
Sais-tu ce que je viens de trouver sur les lits de glace pilée de l'Ecomarché de chez moi, à 15 Km de la côte?
Des dorades royales d'élevage de Grèce !!! De Grèce, au Portugal, oui, vous avez bien lu.
J'ai piqué la rage.
Je partage à 100% tes indignations et tes revendications, y compris les mises en garde sur l'état de tes humeurs, lesquelles sont largement justifiées.
Du coup, ce sera sardines, oeufs durs ce midi, rien que pour m'associer à la protestation. Mais j'aime ça.
Je fais aussi dans la sardine en boîte, à la condition qu'elle soit extra, à l'huile d'olive et garantie de Setùbal. Je vide l'huile intégralement, car même mentionnée "vierge", j'ai des doutes. On sait ce que sont les demi-vierges...
J'ôte l'arête. Je sale. Je citronne avec mon huile d'olive vierge où a macéré (3 jours) un citron Ponderosa de Californie. Rondelles d'oignon. Olives. Une neigeotte de Piment d'Espelette. Bon pain et une tomate (en saison).
C'est ainsi que je déjeune quand mon poissonnier a l'audace de me proposer du congre débité, flasque, jaunissant et que je n'ai pas eu le courage d'aller à la marée de Setùbal, là où grouillent des poissons encore vivants. Car 50 Km pour avoir du très bon, c'est beaucoup, chaque jour...
J'ai quand même trouvé des tacauds très très frais cette semaine. 2,20 euros le kilo, ça calme les nerfs et c'est délicieux.
A l'abordage! A l'abordable !
Je suis désolée si cette question a déjà été discutée sur ce blog, je suis nouvelle ici... Je voudrais savoir quelle est la différence écologique et gastronomique et économique (et tout le reste) entre le poisson d'élevage et celui "pêché." Je mange beaucoup de poisson depuis quelques temps (avant, je vivais au milieue d'un champ de maïs transgénique et le seul "poisson" que je trouvais c'était les croquettes surgelées, une misère!) et j'aimerais bien en savoir plus sur ce que je mange. Merci d'avance :)
Ou la la pas très rassurant tout ça...j'aime trop le poisson pour m'en passer mais j'ouvrirai bien l'oeil!
Mdr avec le pet de Cormoran ;o)
Je comprends ton coup de gueule au sujet du prix du poisson frais, cela devient du luxe !
D'accord ta tartine n'est pas très cuisinée, mais pas inavouable non plus. J'en connais un qui en pince pour l'oeuf mimosa à la sardine, avec mayo, au lieu de vinaigre. Moi, beg moan, la sardine, c'est pas trop mon truc. Sans patriotisme culinaire communal déplacé, tu connais les sardines "Mouettes d'Arvor"? Il paraît, toujours selon celui qui en pince pour ta recette du jour, qu'elles sont extra.
J'ai décidé de fuir la dureté et la stupidité de ce monde alors je ne m'attarde pas sur tes longs pamphlets (nécessaires!!!) qui m'attristent et m'énervent tant l'être humain peut-être con. J'ai vu un petit bout de "supplément d'enquête" sur le Probo-Koala... Outrée... Je suis outrée qu'une société d'un chiffre d'affaire de 27 milliards de dollars refuse de payer 500 000 euros aux hollandais pour faire traiter ses déchets parce-que c'est trop cher et accepte qu'une société africaine le fasse pour 16 000 euros en jetant les déchets dans la nature... Mais où va-t-on? Jusqu'où la bêtise ira-t-elle? Tu vois, je m'emporte...
Je suis triste et désespérée... On laisse aux générations suivantes une triste planète. Le pire c'est que je ne suis même pas sûre que les générations suivantes s'en préoccupent.
Bref, file-moi une tartine de ton écrasé de sardine et sors le chouchen, faut que j'oublie!!!
;-D
Bizzzzz,
Alexandra
J'étais en Bretagne lors de la marée noire de l'amocco cadix , je comprends tes coups de gueule : il en faut ! . De même je fuis les étalages des grandes surfaces . je prends mon poisson au marché , il n'y a pas de poissonnerie dans ma petite ville !C'est horriblement cher .Ta tartine à la sardine me plait ! je prends des sardines belle iloise que je trouve bonnes ! je viendrais plus souvent sur ton site ! même si les recettes me paraissent des fois un rien compliquées !
J'arrive du boulot, énervée et pour me calmer je viens lire les copains bloggeurs. Comment je me calme moi avec la lecture de ton post ?
D'autant plus, je vois le titre : Des sardines!! mais ce n'est pas la saison ! Qu'est-ce qu'il me fait là Patrick ? Après, j'ai compris.(et oui, même pas blonde )
Je suis 1000 fois d'accord avec toi. Le poisson que l'on se trouve sur les étals c'est de la m...e . Ou alors, comme on dit chez nous "le feu est dedans". Et pourtant, dès 8 h les mamies se bousculent. La qualité, c'est comme la sécurité sur les routes, c'est réservé aux riches !!!
Ce matin, c'était pourtant le jour du marché et je suis revenue bredouille..
Déjà, la semaine dernière, j'ai dû me rabattre sur la morue salée.
Dis donc, tu n'aurais pas un petit coup de gueule à pousser concernant les anchois ? Car cela fait 2 années que je n'en ai pas vu la queue d'un et pourtant j'ai mes fournisseurs turballais.Et bien non, je suis privée d'anchois au sel, moi qui m'en délecte !
Dis-donc, tes sardines, même pas des quiberonnaises et tu es sûr que ce sont de vraies sardines ? (non, non, ne tape pas sur ma tête, maman veut pas).
C'est bon des sardines en boîtes, j'en ai toujours une d'avance.
Heureusement j'habite face à l'Atlantique et j'ai une poissonière que je connais il y a presque 30 ans, mais de temps en temps j'ouvre une boîte de sardines à l'huile d'olive. Je vais garder la recette de JCP, mais avec des beaux citrons de chez-nous.
Euh... au risque de me faire taper: moi j'aime bien les sardines en boite! et le maquereau aussi... aille! ouille!
Plus sérieusement (même si j'étais sérieuse sur le coup des sardines en boite ;-)) je trouve ton coup de gueule très intéressant et tu as comme toujours raison...
Anchois
Pour répondre à Domie, la ressource anchois me semble avoir été pillée. Interdiction de pêcher. Patrick confirmera sans doute.
Il faudra attendre, si Neptune le veult.
Moi aussi, je pleure l'anchois, celui de Collioure, de chez Roque. Je m'en faisais livrer régulièrement un plein seau à Saint-Jean de Luz où j'en dégustais presque tous les jours, dessalés sous le robinet.
Beaucoup, beaucoup d'infos à digérer pour une non-spécialiste, mais passionnant...
Quand le poisson est hors de prix, on peut se dire que c'est justifié si toute l'éthique que tu développes est respectée, et l'acheter quand même plutôt que du panga à bas prix ;-)
On peut aussi se demander si on n'est pas un peu le jouet d'un marketing bio-écolo perverti et qu'on achète à prix d'or une contributio à la destruction de la bio diversité...
Au moment du naufrage de l'Amoco Cadiz (c'est lui sur la photo?!), j'étais au Val-André, enseignante pour ma première année de carrière (très très jeune, donc)avec une classe de petits parisiens en "classe de mer", et c'était la consternation. Je pense, j'espère que ces 24 petits enfants de l'époque n'ont pas oublié ça, en tout cas à l'époque ils ont été très touchés (je m'y suis employée).
Bon, il y a eu aussi la mort de Claude François, comme pleurs à éponger... Est-ce qu'ils ont aussi appris à relativiser?
Un petit mot pour jean-Claude si tu repasses : à la suite de tes deux commentaires, je t'ai mis deux réponses, mais ton adresse mail ne passe pas, comme tu le sais, ce n'est pas la première fois, faudrait trouver une solution!
alors là tout a fait d'accord.Mes souvenirs remontent à assez loin, on avait dans le passé un cabanon au bord de la mer pour les viken, et le matin tres tot ,nous attendions avec excitation, l'arrivée des pecheurs sur la plage .si tu savais le plaisir que cela faisait de prendre son poisson tout frais des que la pirogue debarquait .Memorable ! souvenir inoubliable.
Je sens que c'est une petite recette que mon mari va adorer, humm sur un p'tit toast
Ton article est très instructif. C'est toujours un plaisir de te lire!!!
Coucou ... pas le temps de lire (dommage !) mais je reviendrai demain (l'Homme attend son dîner). Ai bien pensé à toi aujourd'hui car suis allée au Port de Saint Cyr et ai photographié une pêche toute fraîche (araignée et d'autres poissons dont je ne connais pas le nom mais je sais que TOI TU SAIS)... Je ferai un post demain. Bon dimanche
Différence entre sauvage et élevé
Primo, sur un plan écologique, il faut une quantité énorme de poissons sauvages pour nourrir les poissons d'élevage. Or, souvent leur nourriture est récoltée en vrac, sur les fonds, ramassant tout sur le passage, y compris les espèces menacées. Les amendes sont fortes et les supernavires larguent tout ce qu'ils ont pêché au moindre signe de trouble (cas illustre d'un navire portugais qui a fait ça au large des bancs de Terre-Neuve). Bon, tu vois le portrait?
Secundo, si on prend du saumon d'élevage par exemple, il ne contiendra pas les mêmes propriétés alimentaires. Ce ne seront pas de 'bons' gras (omégas 3). Une petite comparaison, une volaille 'bio' élevée en liberté versus une volaille élevée dans une usine à produire des volailles. Bonne comparaison? Ou une perle nature versus une perle cultivée.
Tertio, il faudra demander à Patrick qu'il nous fasse une analyse financière sur les différences.
Voilà mon petit grain de sel... je suis nouvelle aussi sur le blog et je n'ai pas tout lu. Peut-être que cela a déjà été couvert?
A JCP
Mais qu'est-ce que c'est cette idée de saler vos sardines? Et d'enlever les arêtes qui sont bonnes pour vos os? Salez vos radis plutôt et n'essayez pas de déguiser vos sardines en anchois! ;-)
Nous avons ici, je crois bien, une discussion bien animée. Désolée Patrick de faire une tempête dans votre verre d'eau. ;-)
Bon dimanche à tous. Les sardines en conserves, c'est délicieux, à défaut de fraîches, bien entendu. Plein d'oméga 3. A moins que ce ne soient des sardines d'élevage... ça existe?
Je suis un peu ennuyée par une information contenue dans ce billet, car le panga est le seul bon poisson à un prix abordable que je trouve dans les supermarchés néerlandais. Il serait donc décongelé lorsque je l'achète ???????? Dur, dur, pour une Bretonne exilée aux Pays-Bas...
difficile d'ajouter quelque chose, juste quelques mots su l'amocco cadiz qui est bien loin dans les mémoires, pourquoi aucune référence n'est faites à propos de ce navire ? c'est trop vieux , il est passé de mode ? j'étais jeune , mais je m'en rappelle fort bien.
autant que ton fiel actuel le permette, j'aimerai bien un article de ta part sur les poissons tels que: perche du nil, pangas dégelassius, et dorades grecques, et puis le thons qui tournent en rond dans leur immenses cages.
mais si ta colère retombe garde ton encre pour la seiche
jupi
A Patrick, en morse
... _ _ _ ...
J'ai modifié l'email. Me reçois-tu?
Eh ben, nom d'une pipe en bois!!!
Ca souffle par ici, c'est ravigotant!!
Du vinaigre dans tes sardines, non mais et puis quoi encore??? Du curry tant que t'y es! (hmmm, ouais!!!)
Je râle de conserve moi aussi, purée c'est vrai que c'est devenu cher... Et pis c'est de ta faute tout ça, je n'ai jamais eu autant envie demanger du poisson que depuis que je fréquente ton blog...
La seule solution envisageable: tout vendre, acheter un voilier, et devenir des Crusoés dans mes îles du pacifique sud... On s'appelle (Ohéééé!!! du bateau!!!!) et on se fait un coup de pêche ensemble?? :-)
Je me faisais justement la remarque l'autre jour ! en effet les poissons d'élevage font une sacrée percée sur les étalages ! Vive les fermes à thon et à saumon ...du label rouge ou du bio ça reste du poissons bien élevés...
Inavouable, peut-être, mais super bien ta recette. Un version oeufs mimosa marine ;-) pour ma part je remplace le vinaigre par du jus de citron et j'ajoute quelques petits morceaux de citron confit, ce qui au final donne des oeufs mimosa marino-libanais ;-) (et avec des sardines de Douarnenez svp)
Une petite question qui ne va pas faire retomber ta colère : qui lit réellement les étiquettes ? personnellement je lis surtout celles des fruits et légumes et je constate qu'elles sont de plus en plus sybilines. Je n'hésite pas à remuer les cageots pour y trouver les étiquettes des producteurs, au grand dam des vendeurs. Mais combien s'en inquiètent vraiment ? En plus de tous les problèmes que tu évoques et qui sont bien réels, celui de l'éducation du consommateur me paraît E-NOR-ME !
Je découvre votre blog, et outre le fait que je suis un quart bretonne, que j'adore les produits de la mer, je suis juriste en herbe. Toute jeune certes mais très sensible à l'environnement et également indignée qu'on nous vende n'importe quoi à n'importe quel moment de l'année! Plus de tracabilité pour les produits aussi, qu'on arrête de nous vendre des perches du Nil à tout bout de champ. J'enrage!
Ici un message d'un habitant de Tristan Da Cunha...porte parole (+ porte voix vu la distance) des deshérités argentins qui se partagent les guitarres-je parle de l'instrument pas des poissons guitarre-
le message du jour est les suivant=
votre recette du jour de sardines en boîte écrassées à l'oeuf ne nous semble pas à la hauteur de votre Prestige (Prestige?? tiens ça me dit qq chose :-)))nous attendons donc prochaine publication.STOP
Cordiales salutations et sourires NON STOP
Les méthodes de pêche, la surpêche... Ça fait mal, tout ça... :-(
Sinon, je n'ai rien contre les sardines à l'huile. Bien au contraire. Si elles sont d'excellente qualité, je les préfère même aux fraîches.
J'ai lu ton post de bout en bout et bien entendu, je partage ton indignation justifiée.
Je suis très déçue par ta recette et voilà pourquoi : lors d'un séjour en Mauritanie, on nous avait fait miroiter que l'on pourrait avoir de superbes langoustes sur le marché. Nous voilà donc à arpenter le marché de Nouakchott espérant trouver la précieuse bestiole mais rien du tout et en plus les poissonniers qui se mettaient à tout remballer. En désespoir de cause, on s'est rabattu sur d'énormes sardines qui ne tiendraient certainement pas dans ta boîte (d'ailleurs j'ai un doute car il me semble que la sardine avoisine les 20 cm, pas plus mais tout le monde nous a dit et répété que c'en était, et comme on y connait rien, on croit ce qu'on nous dit)
La galère n'a pas été terminé. Il a fallu trouver du charbon de bois pour allumer un barbecue, trouver de l'huile et du vinaigre pour faire une sauce. Ca dégageait une odeur atroce dans tout le voisinage mais je n'ai jamais mangé d'aussi bonnes "sardines".
Ma recette que je publie demain est beaucoup plus grunge que la tienne ! Bon en fait, je te l'avoue, j'aime pas les sardines en boîte.
Avis de tempète.....
Yoh-yoh-yoh....
Fachez pas la mer, l'marin est en colère !
ou au choix :
Fachez pas l'marin, la mer est en colère !
Ceci dis, t'as grave raison.
Quant à ta recette.....j'me demande....des macarons à la sardine....faut voir !!!!!
héhé....
;-))))
La Zaza kitakine
Allez, fais ton grognon...cela te vas bien!!! et quant à ton écrasé de sardine, sache que c'est un classique à la maison...(sans vinaigre, c'est vrai!!!) Mais écrasé de sardines oeufs durs...écrasé de sardine beurre... on adore à la maison!!!!
Bon, je l'AVOUE !!! Je vais la tester ce soir ta recette inavouable ! Y'a une petite boîte qui s'ennuie depuis un moment dans mon frigo... ;)
Moi je dis que si on râle pas, c'est pire ! Alors oui aux coups de gueules et aux bouderies lorsque c'est justifié. J'ai lu ton billet jusqu'au bout en chipant une tartine de sardines (un de mes poissons préférés), ta prose est toujours aussi plaisante à lire même quand tu dis être comme un merlan en colère.
Sur des toast grillés ce doit être parfait! je prends note
Ouh là je ne me doutais pas en venant sur ton blog que je me prendrais une vague en pleine tronche ;) Moi j'aime pas les gens qui gueulent pour rien, mais j'aime les gens qui gueulent pour des choses qui ont du sens. Bon j'ai tout lu car entre nous, je sais que si tu écris "passez votre chemin", il y aura forcément du croustillant derrière. Les flemmards de la lecture resteront dans leur ignorance hé hé (oh c'est pô méchant hein). Donc sur ton billet, j'ai encore appris plein de choses. Ce que je peux te dire, c'est que je deviens de plus en plus méfiante à l'égard des poissonniers... et bien avant de lire tes articles. Une sorte de ressenti pourri qui fait que je me sens dupée. Mais restons positifs, achetons intelligemment, poussons nos coups de gueule de façon utile, c'est vers cela que nous devons tendre. Encore merci Patrick ;)
Tu as levé "un lièvre mazouté" ... Un vrai débat ...! Je dirai simplement : "quand tu vois l'état de son "frère" tu as tout compris !"...
Pour ce qui est de tes toasts à la sardine écrasée à l'oeuf, quand c'étaient les "vaches maigres" à la maison, nous mangions ça et j'en raffolais. Je vais en faire (même si les vaches sont un peu moins "maigres") ... hihihi !
Tout lu, tout lu, promis ! Juste pour mettre mon grain de sel : si le poisson est si cher, c'est parce qu'il n'y en a plus, à cause de la sur-pêche, qui continue allègrement d'ailleurs ! Et de la pollution, qui déglingue les fonds marins ; dans quelques décennies, ton blog devra changer de thématique ! ;-)
Erika - un peu d'information de grand fond
Désolée, Patrick, de ne pas avoir publié ce commentaire au bon endroit... mais ça prend un peu de temps pour faire la traduction... alors, le voici au bon endroit.
Pour situer les lecteurs intéressés dans le sujet, voici une traduction d'un court extrait d'un article percutant sur le sujet des navires très gros porteurs dont on peut trouver l'intégrale en anglais à
http://www.wired.com/wired/archive/10.06/superrust.html?pg=1&topic=&topic_set=
«Il faut blâmer une forme de corrosion virulente qui a détruit des centaines de navires et qui pourrait faire couler l'industrie pétrolière.
Le 7 décembre 1999, le navire Erika quittait Dunkirk, en France, en direction de la Sicile, transportant 10 millions de gallons de mazout lourd. Quelques jours plus tard, le navire longea la côte de Bretagne en se dirigeant directement dans une forte tempête. L'Erika se heurta à des vagues de plus de 20 pieds alors qu'elle naviguait la Baie de Gascogne. Bientôt, le navire se mit à tanguer et des fissures de 11 pieds apparurent sur le pont et sur la coque. L'Erika se déchirait. Un hélicoptère évacua l'équipage juste avant que le navire ne se brise en deux et qu'il ne coule dans 400 pieds d'eau, laissant s'échapper du pétrole sur une distance de plus de 250 miles le long de la côte Loire-Atlantique - le pire déversement de pétrole qu'avait connu l'Europe en deux décennies.
Contruit au Japon en 1975, l'Erika était représentatif des pétroliers moins récents. Naviguant sous pavillon de Malte, il était administré par un opérateur italien et loué par une société bahamienne dont le siège social se trouvait en Suisse. Son propriétaire maltais appartenait lui-même à deux entreprises libanaises. Évalué comme pouvant bien tenir la mer par Registro Italiano Navale - l'une de plusieurs organisations parmi les sociétés de classification responsables de l'inspection et de la certification des navires commerciaux - l'Erika avait passé avec succès toutes les inspections durant l'année précédant son naufrage. Le rapport final sur le désastre, en janvier 2000, préparé par le Bureau d'enquêtes sur les accidents en mer, a conclu que l'état de corrosion avancé avait affaibli la coque de l'Erika, produisant une flexion durant la tempête et enfin, une fracture. Le volume de pétrole transporté par navire augmente vertigineusement. Et, chez les pétroliers traditionnels, l'accélération de la corrosion est bâtie directement dans le navire lui-même. L'Erika n'était pas le premier, ni le dernier, pétrolier à succomber soudainement à la corrosion. Chaque année, entre 1995 et 2001, une moyenne de 408 navires se sont brisés en mer ou ont évité de près ce sort, selon Intertanko. La première cause a été la collision, mais presqu'autant de navires ont accusé des bris structuraux/techniques, un euphémisme utilisé dans l'industrie pour signifier une corrosion excessive... La super-corrosion a tout d'abord été expliquée comme étant un phénomène sans précédent, une forme hautement évoluée de la corrosion que l'on ne pouvait pas prédire ni prévenir. La vérité est moins mystérieuse : la corrosion hyper-accélérée est le résultat inévitable quand la chimie implacable rencontre la dure réalité des impératifs économiques et de la politicaillerie enchevêtrée entourant le transport des combustibles fossiles...»
Pour ceux qui s'intéressent sur le sujet de l'industrie pétrolière, voici un lien pour un mega-reportage sur l'histoire du pétrole depuis son début jusqu'à nos jours. Huit heures d'informations palpitantes et percutantes. http://video.google.fr/videosearch?q=histoire+secr%C3%A8te+p%C3%A9trole
J'ai du retard, j'allais râté ce billet râleur à juste titre. Pas facile effectivement de trouver de bons produits de la mer. je ne suis pas prête à me priver de poisson. Je prends un toast au passage.
Alors là!
Je te pique un petit toast!
Tu vois, cette fois-ci j'ai bien tout lu, et je le regretterais presque. Deja que je me mefiais fortement des etals de poissonnier, a cause de ma faible connaissance des poissons et de leur fraicheur, et de quelques aventures desagreables, j'aurai encore plus peur de me faire duper maintenant. La tempete s'est calmee, a ce que j'ai vu plus haut, mais tu as bien fait de pester un peu. Ce qui m'enerve le plus c'est la surexploitation des reserves des grands-fonds, et ces nouveaux poissons vendus en filets dont on ne connait pas la provenance. Je me demande si, et quand, nous deviendrons raisonnables.
Sympa ton blog, je suis bien contente de l'avoir visité et je pense le mettre dans mes liens, si ça ne pose pas de soucis évidemment. Pour le Bateau, je pense que c'est L'amoco cadiz.
Juste une petite anecdote, une anecdote navrante je m'en excuse mais c'est pour donner une idée de l'interet de certain pour les désastres écologiques. Il y a 4 ans dans le service de réa pédiatrique où je travaillais à Strasbourg, des parents on prenommés leur petite fille Erika. Je precise juste que je suis originaire de Nantes. J'ai dit à une collègue :" Moi c'est un prenom que j'aurai jamais osé donner."
Ma collègue m'a repondu :" ben pourquoi, c'est beau."
J'ai répondu :" non il représente une catastrophe, une énorme souillure, un drame, enfin y'a pas de mots fasse à des horreurs pareilles."
Ma collègue : "Quelle drame ?
Moi : "Ben celui de l'Erika, le petrolier, la marée noire, les plages souillées, les oiseaux morts et j'en passe."
Ma collègue : "Oh tu parles, on s'en fout de la mer, elle est loin"...
Ca se passe de commentaire même si j'ai eu très envie de la giffler.
comment se fait-il que vous connaissiez larecette secrète des bonheurs de mon enfance?
Heureusement que tu es là Patrick pour nous rappeler toutes ces horribles choses et nous rappeler que nous ne devons pas nous laisser mener par le bout du nez!!! Je te pique une tartine!!!
hé oui heureusement qu'il nous reste quelques boites de bonnes sardines, plus de poissonnerie dans ma ville non plus, et les étals des grandes surfaces ,beurk,beurk beurk ... depuis que je suis revenue de vacances je cherche du lieu jaune convenable, c'est introuvable ou alors à un prix de dingue... alors vive la sardine en boite .... C'est bien triste tout ça quand même !!!!!!!!!pfffffffffff




