vendredi 4 mai 2007
Bricks d'araignée au pomelo
J'espérais que la nouvelle bannière de CdM ne passerait pas inaperçue, car le but était de la rendre plus présente que les bandeaux de publicité de l'hébergeur. Je ne me doutais toutefois pas qu'elle susciterait tant de réactions, alors je commence ce billet par quelques mots sur cet endroit.
Le plus beau des phares bretons
Ce phare, c'est celui de l'Ile Vierge, à la sortie de l'aber Wrac'h. Pour les navigateurs, il marque symboliquement le passage de l'Atlantique à la Manche. Il se dresse tout près de chez moi, mes ancêtres séchaient et brûlaient du goémon sur les rives d'où j'ai pris cette photo début janvier, un soir de coup de vent.
Mon arrière grand-père a participé à sa construction, louant bras, chevaux et charrettes pour transporter les matériaux; il fallait des animaux ne craignant pas de passer le gué de marée basse, ayant en quelque sorte le sabot marin, de ces placides cavales capables de longues traversées en canot pour aller trimer aux îles.

Cette tour épurée de granit est le phare le plus haut d'Europe, et le plus haut du monde construit en pierres de taille. Sa décoration intérieure est splendide, il est entièrement tapissé de carreaux d'opaline. Vous pouvez en savoir plus en allant sur la page que je lui ai consacré pour le centenaire de sa construction en 2002, et regarder sur ce site, de belles photos de l'intérieur. Ci-dessous, une vue prise d'une plage de sable à gros grains, terra incognita de la basse mer, dont nous devons nous emparer avant que le flux ne l'enlève.
C'est un lieu magique, qu'on le contemple de la terre ou qu'on se rende sur l'île, même si un jour je m’y suis mal pris. Parti y passer une journée avec une copine , lorsque le passeur nous a déposé le matin, il faisait beau; puis le brouillard est tombé, et la corne de brume s'est déclenchée, très romantique au début, mais totalement insupportable après quelques heures. Et pas question de s'enfuir, le coefficient de marée ne rendant pas le gué accessible, je ne sais d'ailleurs pas si j'aurais osé en pleine purée de pois. Bref, quand le bateau est revenu le soir, il a embarqué une poignée de sourds migraineux.
L'araignée de mer (maja squinado)
Ce n'est bien entendu pas un hasard si je cuisine cette bête cette semaine, qui est celle de la sortie de Spiderman III sur les écrans. J'ai en effet décidé de donner une nouvelle impulsion à ce blog ; dès lors, tous les outils, même les plus sournois, vont être utilisés pour accroître son audience, y compris ce très contestable ambush marketing. Je n'irai pas pour autant voir ce film, ou à la rigueur, pour observer comment mon homologue terrestre se débrouille avec les congres à pattes.

Cela dit, j'ai déjà été disert à propos du phare, alors je vais juste évoquer rapidement ce à quoi vous avez échappé, ne vous réjouissez pas trop vite, ce n'est qu’un sursis.
- D'abord sur la passionnante comparaison avec l'araignée de terre, on peut distinguer entre celle qui vit au fond et celle qui vit au plafond. Même si le grain de folie de la seconde me tente bien, je préfère m'arrêter à la supériorité intellectuelle de la première, car au fond, ce n'est pas si bête.
- Dans le même registre, la toile comparée au filet, et là, on ne peut que s'incliner devant la supériorité de la terrienne, car la toile lui permet de capturer ses proies, tandis que l'araignée de mer est souvent prise au filet. Oui mais, l'araignée de mer peut surfer, toile ou pas…
- J'aurais aussi pu vous révéler que l'araignée de mer est essentiellement nécrophage, tandis que l'une de ses petites cousines se nourrit exclusivement du cœur mou des anémones de mer. Déférence gardée au regretté Georges Brassens, et tout autant au non moins révéré Paul Valéry, mon cimetière est encore plus marin que les leurs.
- Enfin, je n'aurais pas pu passer sous silence "la mue de la puberté" de l'araignée de mer, rien de vocal selon les connaissances les plus récentes, mais simplement le fait que cet animal subit une quinzaine de mues de carapace avant de devenir apte à la reproduction, à l'âge de deux ans.

Durant cette période de mues, elle reste assez près des côtes, où elle est victime de pêches parfois abusives à la fin de l'hiver et au début du printemps. Jusqu'à ses deux ans, elle est nommé crabe-mousse ou moussette; après ce moment, elle part hiberner plus au large. Pour vérifier que c'est bien un crabe mousse qui vous est vendu et non pas une petite araignée quelconque, assurez vous que la carapace des deux pattes arrières est encore bien souple, du moins celle du dernier segment juste avant la griffe. Je trouve pour ma part que leur chair est trop filante et sucrée, seuls quelques mâles trouvent grâce à mes yeux.
N'en abusez pas, laissez à ces animaux le temps de se reproduire, déjà que le fort développement du chalutage de fond détruit pas mal d'adultes en hiver, époque à laquelle elles ne sont que très peu pêchées au casier ou au filet. Sans compter les prélèvements des pêcheurs sous-marins, car c'est un crabe facile à attraper, lesquels j'invite à vérifier la réglementation sur la taille et le nombre des prises autorisées.
Pour la recette qui nous occupe aujourd'hui, pas question de mousse (qui, qui, qui sera mangé), mais de belles femelles adultes. Les meilleures saisons sont le printemps et l'automne. Pour les choisir, la seule bonne façon est de les soupeser, les plus lourdes sont les plus pleines à taille égale. C'est un animal tranquille, qui se laisse faire sans même tenter de pincer... car bien entendu, il est impératif de l'acheter vivant, les pattes encore bien mobiles, et vous devez entendre le crissement de ses mandibules.
Bricks d'araignée au pomelo
Voici la seconde fois que je cuisine de l'araignée sur ce blog (mais avec les autres espèces, j'en suis déjà rendu à Crabman V), aussi je tiens à préciser que c'est nature que je la préfère, juste un peu refroidie après cuisson à la vapeur. Cette dernière est ce qui convient le mieux à la plupart des crustacés, je trouve que la cuisson à l'eau dilue les saveurs, ou pire encore, donne le goût des court-bouillon qu'on s'ingénie à aromatiser, alors que seul le gros sel pourrait s'imposer... le mieux étant d'utiliser de l'eau de mer (ne prélevez que ce que vous pouvez consommer).
La première fois qu'elle a figuré ici, elle était enveloppée dans des feuilles de wontons, cette fois-ci, je la roule dans des feuilles de brick, toujours mon penchant littéraire qui affleure.
Ingrédients
- la chair de deux araignées de mer
- des feuilles de brick
- deux pomelos
- deux petites échalotes
- un bouquet de ciboulette
- poivre blanc
- poivre du Setchuan
- sauce soja
- un citron
Recette
Cuisez les araignées de mer une vingtaine de minutes, de préférence à la vapeur, ou à l'eau salée à frémissement, puis décortiquez-les, en conservant soigneusement les oeufs si elles en ont, ainsi que la matière brune, si elle n'est pas amère.
Cette partie de la recette est la plus fastidieuse, vous avez tout intérêt à être équipés de la curette idoine. Je suis toujours amusé voire confondu, lorsque je vois ce qu'on vend dans le domaine, et depuis le temps j'ai presque tout essayé; croyez-moi, rien ne vaut cet engin de base, qui doit à tout prix avoir une extrémité non fourchue et recourbée, comme une raclette qui va permettre d'aller bien grattouiller les parois des alvéoles du coffre et l'intérieur des pattes.
Eplucher deux pomelos à vif, y compris les quartiers. Réservez les. Le jus qui s'est écoulé pendant cette opération vous a permis d'en recueilllir un petit verre, que vous ajoutez à la chair d'araignée, avec deux petites échalotes hachées, de la ciboulette coupée en petits tronçons, du poivre blanc et du poivre du Setchuan. Laissez mariner ainsi une heure environ.
Préparez la sauce, en mêlant 1/3 de jus de citron à 2/3 de sauce de soja. Au dernier moment, vous pouvez ajouter quelques tronçons de ciboulette pour le visuel. Egouttez dans une passoire la farce de crabe, afin d'enlever l'excédent de jus de pomelos, puis roulez la dans des feuilles de brick, comme des nems. Vous me connaissez, avec mes deux mains gourdes (dont l'une à peine remise de l'épisode précédent), j'ai demandé à Sylvie de se charger de ces manipulations qui me sidèrent littéralement.
Vous pouvez leur donner la forme que vous voulez, pas plus tard que mardi, j'ai tenté avec le reste de feuilles de brick un pliage genre samossa, avec une farce à base de Chavignol frais, pommes, origan et cubebe, je n'en revenais pas que ce soit presque aussi facile que de lever les filets d'un bar. J'ai du coup la vision subliminale d'un Crabman VI qui serait triangulaire.
Une fois vos bricks ainsi roulés, vous les passez en friture, dès que les feuilles ont bien coloré, l'intérieur devrait être chaud sans plus, il s'agit de ne pas donner de cuisson supplémentaire à la farce de crabe.
Commentaires
Je suis scotchée à mon écran tant ta recette me semble délicieuse et comme toujours ici on en repart avec quelques histoires...j'ai adoré le rendez-vous amoureux dont tu es ressorti sourd et migraineux.
Comme ça a l'air bon !
Quel travail mais le goût doit être .....
Bizzzzzzzzz
Barbichounette
Les phares bretons, on ne se lasse pas de les regarder.Nous pouvons être fièrs de notre patrimoine.
L'araignée, comme la plupart des crabes (tourteau mis à part), je préfère la consommer nature surtout en début de saison afin de l'apprécier à sa juste valeur. Plus tard, la saison avançant et l'estomac repu de sa chair délicate, j'accepte de la préparer d'une manière plus sophistiquée.
Surtout pas de surcharge dans les ingrédients qui vont l'accompagner, le but étant de retrouver le goût du crabe. Ta recette est idéale, pas de saveur superflue, juste une pointe d'acidité par le pomelos et de force donnée par le poivre.
Superbe cette assiette!!! Mon chéri doit plonger demain...j'espère bien que la cousine de spiderman sera au menu!!
En effet, bravo pour ta bannière qui donne des envies de navigation, d'embruns et de fruits de mer frais ! Quant à ta recette, je suis scotchée également devant l'écran ! Quel délice ce doit être ! Mais le crabe ou l'araignée, je n'ose pas m'y coller, cela me semble si difficile à décortiquer, surtout fastidieux mais j'imagine que c'est une question de tour de main et d'expérience !
Si, je l'avais remarqué, ta bannière. Et je connais bien l'endroit, même. :-)
Ta recette est terrible, aussi!
L'araignée, l'araignée, est tombée dans l'escalier...euh, dans nos assiettes je voulais dire ! J'aime bien Spiderman, je le confesse, mais encore plus ta recette. Miam.
Bannière magnifique, recette magnifique et très tentante. Pliage des bricks impec et je ne te dis pas ton récit !!! Captivant.
Hummm! Je suis jalouse car ici pas d'araignée de mer alors pour ces nems ce sera plutôt au crabe! ;-)
je suis morte de rire!
en lisant le titre, je me suis dit: qu'est-ce que c'est que ça? des araignées? Mais où va-t-on? Beurk! J'étais loin de penser aux araignées de mer...ça change tout! beaux paysages, belle assiette, miam. Bravo!
Tiens, tu manges du suc' toi, mantenant ? Héhéhé ! :) Cela doit être bien sympathique comme repas sur le pouce ça...
Cela a l'air absolument délicieux...
A lire avec bonheur la longueur de ton billet j'en déduis que tu vas mieux, ce que tu confirmes d'ailleurs (juste pour faire mon intéressante et montrer que j'ai tout lu. Je reste toujours autant à rêvasser devant ta bannière, heureusement que tu ne publies pas tous les jours, je ne ferais pas grand'chose de mes journées! Superbe ce phare, merci à ton arrière grand père et à ceux qui l'on construit, c'est mieux que le béton quand même et ces carreaux d'opaline whoua!
Bon Crabman, regarde les petits yeux implorants dans le creux de ta main avant de finir dans la passoire, t'as pas honte? Même pas en plus
Merci pour ces beaux billets
Anne
Ça doit être très bon, mais je n'arriverais jamais de ma vie, je crois, à faire cuire des fruits de mer! J'adore ça, mais ça m'est impossible...
Bon, j'en mange quand même, mais si je pense trop ça coince!
Enfin je répète que ça a l'air délicieux!
C'est vrai qu'elle est très chouette ta bannière. Ca fait un moment que je ne suis pas passée chez toi. Encore une fois, j'aime beaucoup ce genre de plat (d'ailleurs j'ai une recette avec pratiquement les mêmes ingrédients) mais je serais incapable de le préparer : trop sensible.
C'est du boulot mais tes bricks en valent la peine. Par contre, pas d'araignées de mer sur les étals de mon poissonnier. J'aime beaucoup le mélange avec les agrumes.
Je reste sur le phare sans le brouillard. L'araignée est au-dessus de mes forces et de mon talent.
Coucou, je me distrais un peu en venant te lire. c'est sûrement très bon presque autant que la nature des Glenan que j'ai mangée avant hier. Contrairement à toi, je ne suis pas fan des curettes, je préfère le bon vieux couteau à légumes, pointu, pour avancer cloison après cloison, et crois-moi, je ne jette rien. Merci pour la balade au phare. Je vais rêver de ces cloisons en opaline.
Wahouuuu qu'est ce que ca me plait!
et après ça va tenter de me motiver à me rapprocher des produits de la mer en parlant de bêtes velues, nécrophages, qu'il faut tuer soi même, et farfouiller dedans avec une curette ... ah non j'te jure ... pour un peu il nous ferait croire que c'est le roulage de nems le plus difficile dans l'affaire !
Plongée dans mes coquilles ce matin, je t'ai lue et ne t'ai même pas laisé un petit mot.
Tu remercieras Sylvie pour son roulage savant des nems... tu sais qu'ici, il n'y a jamis d'araignée... c'est trop fragile, qu'ils disent, ça ne voyage pas!
Les nases, je crois qu'ils se les gardent surtout! Ce n'était pas le propos mais je te pique aussi l'dée de tes samossas... ils sont moins de la mer, mais bien du Berry par contre... avec un petit Chavignol de chez Dubois Boulay, ça va le faire!
J'A-DO-RE cette recette!! (c'était sûr)
Trempouiller des trucs frits dans de la sauce, c'est un de mes pêchés favoris...
ET je réclame à corps et à cri le Crabman 6!! Je connais peu de cinéastes qui soient allés si loin dans leurs épisodes sans faire de la pure Daube...
Quant au phare... Wouaahhh: tu as en bannière la photo d'un phare que ton grand-père a aidé à construire... C'est la grande classe!
Tu ne dis pas si ta copine l'est restée, après le coup de la Corne de Brume? (remarque, c'est original, ça change du coup de la panne! Breton jusqu'au bout des doigts, ce Patrick):-)
Tes photos sont superbes mais ta recette ne l'est pas moins. les nems sont particulièrement appétissants !
Du grand art dans tout ton article, tes connaisances sur la mer , faune et flore, me ravissent un peu plus au fil de tes parutions, merci.
jupi
Je ne peux absolument pas prendre à pleines mains une araignée... même de mer!!!!!!!!!!!!! mais la manger, je suis partante, par Bélénos! ou plutôt par Toutatis, oups ;-)
je suis conquise par ces rouleaux de bricks !
Grande classe, cette recette me ravit. J'adore.
Une visite chez toi est toujours un événement. Quelle recette. Et quelle bannière.
Je viens juste de finir une araignée tiède pêchée cette après midi.
Je n'avais pas lu ta recette, je la réserve pour la prochaine.
Cordialement
On en apprend encore des choses ;) Le hasard fait que j'ai justement publié une recette d'araignée... des prés hi hi. Je crois que je préfère l'araignée au tourteau, sa chair est plus filandreuse. En tout cas je retiens ton idée avec les feuilles de bricks, ça doit être terriblement bon.
le phare de l'île vierge, l'endroit préféré de ma soeur, je lui ai envoyé un lien vers ton blog ! en ce qui concerne la recette, puis-je me permettre de dire que c'est bien une recette d'homme ??? du matériel spécialisé, de la minutie et de la patience, un peu de sauvagerie (pauvre araignée ! Mérite-t-elle de finir dans le panier de l'auto-cuiseur ?) bon je refile le bébé à chéri, au cas où il s'ennuie demain !
j'ai adoré l'histoire de ton escapade romantique ;-) ça m'a fait penser à un week-end en amoureux au Tréport il y a 10 ans : 35° à Paris, un soleil de plomb, on prend la route et on arrive au Tréport dans le brouillard, en débardeur et short, on entendait les bateaux mais on ne les voyait pas, il faisait 12° ! on a déjeuné un sandwich dans la voiture tellement on a eu froid ! Retour à Paris à 22 heures passées, il faisait encore 32° ;-)
Quel bonheur encore une fois ce billet. J'ai toujours le sourire quand je viens lire ici. J'aime bien les "placides cavales"...
Sans parler de cette delicieuse recette.
c'est bien lorsque tu es un peu plus disert sur la Bretagne, tu en parles toujours comme je l'aime... je ne relèverai ni sur la publicité faite à l'homme araignée ni sur les bricks, pour les 2 j'étais prévenue, ce qui rend les choses somme toute moins marantes. en revanche, je connais bien cette araignée là, parce qu'elle se coince systématiquement dans mes pêches de nuit, venant s'agriper à moi alors que je ne lui demande absolument rien, tu penses! la première fois, du haut de mon mètre 20, paumée au milieu des algues et de la nuit, j'ai bien cru qu'elle allait avoir ma peau, ou mon coeur, qui a manqué s'arrêter de battre quand je l'ai vue dans les mailles de mon avenot..
J'adore ton commentaire et tes photos du phare.
En ce qui concerne l'araignée, je dois reconnaître que c'est très fin, mais le côté bien vivant me dérange ! Je souris en écrivant, car je repense tout à coup à un festin (le mot n'est pas trop fort) que nous avons fait cet été à Kunming dans le Yunnan ; un resto tout végétarien en face d'un temple, où nous avons notamment dégusté du crabe ... mais végétal ! Vraiment bluffant, et j'aimerais être magicienne pour pouvoir te faire goûter et recueillir tes impressions !
Toujours autant de difficulté à cuire quelquechose que j'achète vivant, surtout s'il ne se défend pas. En cette saison de crabe, j'attends une invitation qui laissera sous-entendre que je n'aie pas à le cuire! Mais ta recette a l'air délicieuse...
Il me tarde d'escalader les marches de ce très beau
phare, !!!
Merci Patrick
Pour ce magnifique récit, je vais de ce pas visiter l'article que tu lui a consacré pour le centenaire puis faire une visite virtuelle du far!!!!!!!!!!
Coucou Patrick,
Remoi, je viens d'aller lire ta page pour le centenaire du phare, mais je me suis apperçue que le lien pour les cartes postales anciennes de l'île Vierge, ne passe pas!
Je vais visiter l'intérieur maintenant!
Merci pour l'historique du phare et les petites anecdotes autour.
Pourrais-tu juste légèrement tourner la photo de l'araignée de mer qui est posée sur une main, je n'aime pas trop la façon dont elle me regarde. ;-)J'ai même l'impression qu'elle a trouvé à quelle sauce elle va me manger.
On a envie de tendre la main pour en attraper un tant cette assiette est belle.
Une recette délicieuse, comme d'habitude..
C'est amusant, je ne suis plus arachnophobe depuis que j'ai fini de lire ton billet!!!! Tu as le don de tisser la toile du net de nouveaux horizons (vus d'un phare... j'aime!) et d'arraignées qui deviennent sympathiques dans ta cuisine!
PS: et ce doigt... çà va mieux ?
Je viens de te laisser un message sous ta recette de sardines au basilic... Tu comprendras que tes bricks me tentent plus car c'est moins compliqué et moins "odorant" que les screugneugneu de sardines!!! Mais tu comprendras aussi qu'à l'heure où je laisse ce commentaire, il serait déplacé de te demander de me filer une de tes brick alors je vais attendre quelques heures et alors je réitèrerai ma demande sans pour autant passer pour une cinglée!!!
Bizzzzz,
Alexandra
PS: une recette pour ôter l'odeur des sardines des mains?
Araignée du soir
Le style CdM est bien rôdé et n'appartient qu'à lui. Trois parties. Un chapeau marin, un produit, un tour de main. J'en adore les envolées comme les recettes. Peu d'entre nous se hasarderont à les reproduire. Car il faut être "de la mer".
Je tenterai le coup quand même avec mes araignées,les "santolas" des étals de Setùbal.
Araignée du soir, espoir...
PS: Référence très appréciée au chef-d'oeuvre de l'ami Georges, "Supplique pour être enterré à la plage de Sète". A réécouter sans cesse.
"mon cimetière est encore plus marin que les leurs".
découverte
Je découvre ce site maintenant, et j'en suis toute surprise de tant de simplicité et de belles et bonnes choses, à voir et à manger bien sur.
J'adore le poisson mais j'ai pas trop le courage de le préparer.
Mais cette recette d'araignée !! ... sublime
Rien à dire, je dois essayer.
Le plus dur sera d'en trouver, ici à Nice, à part les crabes...
Merci pour ces superbes moments, je reviendrai vous lire encore
A bientot.
tu vas trouver mon vocabulaire très léger mais
J'adore, J'adore, J'adore
Magnifique Patrick ! ces araignées bien roses, belles femelles adultes, donc forcément bonnes aussi ! et tout ça ja vais connaître bientôt ! Je partirai avec tes billets comme guide de voyage et de cuisine !!
Testé et plébicité : "Hum t'en referas !!!".
enfin je pense que c'était ça, parceque la bouche pleine !!!! j'ai pas compris tout ce que mon mari a voulu me dire.
Problème de communication dans les couples !!!










