vendredi 24 août 2007
Lieu jaune, sauce vierge à la criste marine
Vous reconnaissez aisément ce joli drapeau je pense, car il est en pleine actualité depuis une bonne semaine, c'est celui de la République de Kiribati. Une puissance maritime, puisqu'elle affiche une flotte enrôlant près de 2.000 marins étrangers, ce qui est impressionnant pour une population de 106.000 âmes et une superficie de 3,5 millions de km² (mais dont seulement 811 km² émergés, ceci explique peut-être cela). C'est un archipel au beau milieu du Pacifique.

Il s'agit bien entendu un pavillon de complaisance, celui qu'arbore l'Ocean Jasper, ce cargo vraquier à cargaison d'acier qui a coulé le caseyeur Sokalique au large d'Ouessant, provoquant la noyade du patron, puis s'enfuyant avant d'être arraisonné et provisoirement bloqué à Brest. Un comportement pas forcément étonnant, de la part d'un capitaine d'équipage de miséreux peu formés et sans protection sociale, de vrais galériens passant souvent plus d'une année en mer. Ce type d'accident, maintes fois évité chaque jour, finit quand même hélas par arriver, fatigue des deux bords, éperonnage par un bateau mal éclairé et/ou mal piloté, c'est la rançon de la brutalité marchande, la dureté insensée du métier, pêcheur ou mercenaire.
Je salue la mémoire de ce patron de pêche, son équipage de six marins s'en est tiré sur le premier radeau de sauvetage, lui l'a probablement joué "dernier à quitter le navire". Même sans connaître les circonstances exactes de ce naufrage, je ne peux qu'honorer ce marin, par ma colère envers un monde qui s'organise pour être irresponsable.
Gros business, ces pavillons de complaisance, car ils sont fiscalement et socialement productifs pour les armateurs, et très accommodants quant à la sécurité et à la maintenance. Ils furent à l'origine un moyen habile de contourner les embargos, désormais ils sont devenu un phénomène majeur du transport maritime international, on sait que le Panama, le Liberia, les Bahamas, Malte et Chypre ont sous leur souveraineté plus de la moitié du tonnage de la flotte mondiale (Chypre a néanmoins dû ratifier quelques conventions internationales pour que son entrée dans l'Europe soit acceptable, encore faudrait-il les appliquer).
Difficile d'en vouloir aux pays qui font ainsi commerce de leur souveraineté, ce sont souvent des états avec peu de ressources (les Kiribati font partie des cinq pays pauvres du Pacifique, avec les îles Salomon, Vanuatu, Samoa et Tuvalu). Ce business n'est d'ailleurs pas seulement l'apanage des îles ou pays côtiers, on voit par exemple de plus en plus en plus de navires arborant le drapeau de la Mongolie, pays sans accès à la mer. En conséquence, si un navire frappé du pavillon mongol commet une infraction dans les eaux internationales, c'est le droit maritime (?) de la Mongolie qui est applicable, étonnant non?

Les conventions internationales stipulent que "Tout navire sans pavillon est un navire pirate". Il faut donc un drapeau, et c'est ce drapeau qui détermine la nationalité du navire. Voilà pourquoi en toute légalité, puisque les faits se sont déroulés dans les eaux internationales, les responsables de cet accident devraient être jugés aux Kiribati (je ne suis pas certain que le capitaine de l'Ocean Jasper, un petit cargo turc n'ayant très probablement jamais traîné sa quille dans le Pacifique, soit capable de situer son port d'attache officiel!).
C'est un cas de conscience délicat pour Anote Tong, le président de cet archipel, car s'il permet que "ses marins" soient jugés en France, il rend son pavillon tout de suite moins complaisant, les armateurs vont s'en détourner, et c'est quand même une affaire qui rapporte officiellement 5,6 millions d'euros à son petit pays… il ne va quand même pas se faire hara-kiribati. Il paraît que notre amiral en chef, Nicolas Sarkolique, est très décidé à en découdre, mais ce combat des chefs est quand même légalement perdu, sauf à signer un gros accord/chèque compensatoire! Monsieur Tong est à gauche sur la photo (et on est rassuré, il y a quand même au moins un magistrat au look très Commonwealth sur cet archipel).
Il n'y a pas que le transport de marchandise qui soit concerné, les paquebots de croisière sont presque tous sous pavillon de complaisance (Nassau aux Bahamas le plus souvent), et le phénomène prend de l'ampleur avec les bateaux de pêche, ce qui, outre les facilités fiscales, sociales et de maintenance évoquées ci-dessus, leur permet de contourner les quotas et règlements de prises.
Ces pêcheurs quasi-clandestins se conduisent la plupart du temps en braconniers, ne respectant ni espèces ni saisons, ni tailles de captures, et ils utilisent les techniques de pêche les plus destructrices. Ils ont des comportements de voyous, pillant les poissons dans des eaux territoriales où les états n'ont pas les moyens de les en empêcher (Afrique de l'Ouest...), ou peu fréquentées (mers arctiques et antarctiques). Les armateurs espagnols seraient de fervents adeptes de ces pavillons, selon les statistiques des Lloyds, les seuls à pouvoir connaître éventuellement la nationalité des propriétaires des bateaux assurés chez eux.
Comment s'en défendre sans modifier le droit maritime international? La seule méthode est d'établir des listes noires de ces navires, et d'en interdire l'accès dans les ports, mais il faudrait que tout le monde s'y mette. Le problème des listes noires est qu'il faut les tenir à jour : aujourd'hui, l'immatriculation d'un navire et l'acquisition d'un pavillon se fait avec une facilité déconcertante dans les pays de complaisance qui se livrent entre eux à une vraie guerre de concurrence. L'armateur peut rester anonyme, et l'opération ne prend que quelques minutes, pas besoin de se déplacer, on peut s'immatriculer ou changer de nationalité par internet, plus facilement qu'échanger un billet de train! D'ailleurs, mon prochain rafiot, je vais l'immatriculer sous ce drapeau, que je trouve plus chic que celui des Kiribati et moins classique que celui de la Mongolie :

(J'envoie une boîte de sardines au premier qui trouve quel est ce pays, grande puissance navale, bien plus petit que les Kiribati et moins peuplé, mais disposant d'un siège de même largeur à l'ONU)
Je voulais vous parler d'Ouessant où je suis allé cet été, mais ce naufrage pas très loin a tout chamboulé, je vous livre quand même deux images de la tour radar et de vigie de la Pointe du Stiff, c'est de là que le Cross Corsen surveille le passage d'innombrables navires marchands, jouant au bowling avec les bateaux de petite pêche. La troisième image montre que les parages de cette tour sont un havre de paix pour les animaux… Quant à la dernière, je la propose à Anne comme photo de vacances pour son album, un très joli lougre qui doublait le Stiff lorsque nous y étions.
Alors, le lieu jaune malgré tout...
L'un de mes poissons préférés, je le trouve supérieur au bar, tant par sa texture que par sa saveur. Il est d'ailleurs étonnant que je ne le fasse figurer sur ce blog qu'au bout d'une année (oui, cela fait juste un an aujourd'hui que j'ai commencé CdM, pas de quoi me la peindre en bleu et l'exposer au Musée de la Marine, mais quand même une bonne occasion de vous remercier de l'intérêt et de la gentillesse avec lesquels vous accueillez ma petite criée du vendredi). Puisque c'est sa première apparition, je me dois de faire des présentations en règle.

Les petits poissons jaunes
(Et non pas "les petits pois sont rouges", comme on l'entend parfois, alors qu'ils sont verts). Le lieu jaune est à la mer ce que le canari est à l'air. Ce poisson a une véritable cervelle d'oiseau et il est ignorant, à un tel point que c'est devenu un adage que de dire "C'est jaune et çà ne sait pas".
Le lieu jaune se pêche à la ligne jaune, de même que le rouget se pêche au fil rouge, le merlan bleu au filet bleu, la baleine blanche à la ligne de coke et le lieu noir comme la raie, au beurre noir. La pêche du lieu jaune est très ingrate : Le plus souvent l'animal saisit le leurre, constitué d'un morceau de beurre cru pour la couleur, et le suce sans mordre à l'hameçon. Le pauvre pêcheur n'y voit que du bleu, ce qui indiquerait qu'il a beau temps.
On a longtemps pensé que le lieu jaune était un lieu commun atteint d'une maladie hépatique. En fait non. Quand on vide un lieu jaune, on s'aperçoit que son foie est normal : Le lieu jaune ne se fait pas de bile, c'est un jaune inconscient.
La réalité est que la couleur de ce poisson est surtout un habile camouflage. Cette vêture de souci lui est bien utile lorsque par mégarde, il se laisse capturer comme un vulgaire lieu noir. Il se retrouve alors sur un bateau de pêche où tous ses prédateurs sont vêtus de cirés jaunes (également nommés "maillots de bain bretons"). Le lieu peut alors habilement se dissimuler parmi eux, et sauter à l'eau dès qu'ils tournent le regard vers l'horizon bleu, gris ou rouge.
Cette couleur lui est tout aussi utile pour parcourir les caniveaux lorsqu'il parvient à s'enfuir de chez le poissonnier. Il se confond alors avec la bordure des trottoirs, très souvent peinte en jaune. Ceci explique également que le lieu jaune évite soigneusement les zones bleues, les axes rouges et les espaces verts. La nature est décidément bien faite.
Lieu jaune, sauce vierge à la criste marine
Ingrédients
- un gros lieu jaune
- fleurs de criste marine
- tomates
- huile d'olive
- poivre blanc
- sel
- La fraîcheur du lieu jaune se vérifie à son oeil clair, légèrement convexe. Il est couvert d'un mucus assez abondant. Ses branchies sont d'un beau rouge brillant, de même que les filaments qui sont apparents dans sa cavité ventrale, ils virent au marron lorsqu'il est moins frais. C'est un poisson relativement abondant, sa croissance est en effet assez rapide. On le trouve toute l'année, mais il est particulièrement fréquent en hiver chez les poissonniers.
On pourrait le confondre avec le lieu noir, sans deux traits distinctifs très visibles, d'une part une mâchoire inférieure proéminente, et d'autre part, la ligne qui parcourt son flanc est nettement incurvée au dessus des nageoires pectorales, elle est bien plus longiligne chez le lieu noir. Les petits sujets pourraient être confondus avec de gros merlans, mais ces derniers ont une tâche noire bien caractéristique à la base des nageoires pectorales.
- La criste marine, la plus maritime de toutes les fleurs, me permet de faire passer cette recette à Birgit, dont j'aime bien le blog "Un an pour faire son cooking out" qui, cela tombe bien, décline chaque mois une couleur différente en cuisine. Elle a demandé une recette mettant une fleur en scène, j'aurais cuisiné ainsi ce lieu sans cela, mais je la lui offre avec plaisir, encore plus depuis que j'ai vu qu'elle était capable de mettre un fond marin dans les assiettes!
La criste marine, je m'y suis déjà intéressé il y a longtemps, la mêlant en particulier à de l'algue carraghen pour réaliser un beurre très en pommade en raison du gélifiant de l'algue, présenté avec du homard grillé. Cet été j'en ai aussi fait de l'huile aromatisée (recette à venir) . Cette plante pousse vraiment en lisière de grève, voire carrément dans des interstices de rochers, et non pas dans les marais salants comme la salicorne, avec laquelle on la confond parfois.
Elle est beaucoup utilisée en cosmétique, on la trouve plus rarement en cuisine, à l'exception des feuilles conservées au vinaigre comme des cornichons, qui sont assez courantes. Lilo, qui est la meilleure herboriste des blogs de cuisine, l'utilise et en parle très bien ici. Senga l'a aussi intégrée à cette recette, après en avoir goûté les fleurs à la maison, simplement coupées et venant relever des toast beurrés au saumon fumé.
Pour cette recette, je n'utilise que les sommités de jeunes fleurs, juste avant que les boutons n'éclosent. La saveur de la fleur est différente de celle des feuilles succulentes, avec des notes herbacées très marquées en face du goût iodé, un contraste assez saisissant. La feuille a des saveurs musquées et citronnées bien plus marquées. Les deux parties de la plante évoquent également la saveur anisée du fenouil mais en bien plus discret.
Recette
Levez les filets du lieu jaune. Laissez la peau pour conserver de la tenue après cuisson, car sa chair, toute savoureuse qu'elle soit, se défait assez facilement, s'effeuillant encore plus que celle du cabillaud. A ce titre, la cuisson à la vapeur lui convient parfaitement. Coupez ces filets en pavés, avec un poisson pesant 1,8 kilo, j'obtiens huit portions.
Préparez la sauce vierge. Épluchez les tomates, ôtez les graines et coupez la chair en dés. Ajoutez les sommités de jeunes fleurs de criste marine, à raison d'environ une cuiller à soupe rase pour quatre tomates. Épicez de poivre blanc, mais ne salez qu'en dernière minute, sinon les tomates vont rendre de l'eau. Mélangez le tout à deux cuillers à soupe d'huile d'olive.
Faites cuire le poisson au cuit vapeur, cela va très vite, comptez environ sept minutes, mais cela dépend de la qualité de votre cuit-vapeur, du panier qu'on pose au dessus d'une casserole d'eau bouillante, à l'autoclave en passant par le four à vapeur ou le cuit-vapeur électrique performant (celui que j'emploie), il y a de grandes différences!
J'ai accompagné cette recette de pâtes délicieuses, juste assaisonnées d'huile d'olive, et dont j'ai oublié le nom ayant trop vite jeté le paquet vide, emballage sans intérêt pratique car il n'indique aucun temps de cuisson, il m'a fallu donc tâtonner un peu pour coordonner leur cuisson avec celle du poisson. Ces nouilles ont bien mis douze minutes pour parvenir à un al dente acceptable, du coup mon poisson avait un brin de cuisson en trop.
Question saveur, nous étions six à table et tout le monde a beaucoup aimé, enfants comme adultes. Cette sauce vierge simplifiée ne comporte ni les échalotes (ou oignons) habituelles, voire les olives, ni les herbes qu'on y trouve le plus souvent (persil et basilic), elles sont remplacées par cette fleur de criste marine à la saveur à la fois puissante et subtile.
Commentaires
merci de poursuivre ton billet par ces considérations chromatiques, j'ai bien cru que j'allais me petit-suissider en te lisant ce matin !
Quelle truffe ce lieu jaune ! ah non mais j'te jure !!!!
Super instructif dès le matin ce billet! Donc chercher un poisson prognate et aller faire une cueillette en bord de mer, j'adore tes challenges! Et j'adhère à tes causes militantes.
Merci pour la photo :)
Pour ces listes noires, j'espère qu'un jour elles pourront être faites car sinon on ne voit pas de solution ;(
Concernant le lieu jaune, c'est un poisson que j'aime beaucoup moi aussi. Pas autant que le bar quand même. Dernièrement j'en ai mis des filets avec des pommes de terre au four (genre gratin dauphinois amélioré), très bon.
La boite de sardines m'aurait fait envie, mais je n'ai pas trouvé ;)
Un moment de lecture bien agréable ! J'en ressors juste frustrée de ne pouvoir goûter de Criste marine !
C'est le drapeau des Marshall je pense
J'ai trouvé c'est les îles marshall... qu'est-ce-que tu ne me fais pas faire toi, je me suis tapée tous les drapeaux sur Wikipédia ! En tout cas ta recette a l'air délicieuse malheureusement pas de criste marine pour moi.
Je partage ta colère contre les voyous des mers.
Chaque maré noire, chaque collison soulève l'indi-
gnation générale mais ils continuent de prospérer.
C'est un des aspects les plus détestables et
injustifiables de la mondialisation. Les pavillons
de complaisance : une technique bien connue
pour diluer les responsabilités en cas d'accident.
A quand un sursaut de la communauté internationale
pour changer la donne ?
C'est pas aujourd'hui que je vais gagner une boîte
de sardine !!!
Merci pour cette recette parce que cette fleur je ne la connaissais pas du tout. Crois tu qu'il y en ai autour de Royan ? C'est le seul coté de l'Atlantique ou je vais régulièrement. J'imprimerais la photo et je scrupterais les bords des rocher.
J'ajoute de toute façon cette recette à mon récap à venir. A très bientôt
L'anniversaire, quoique bien planqué au milieu d'une pose nullement complaisante, ne nous a pas échappé. Gros bisou, mon pote
Sans les cristes marines, c'est plus jouable à paris (sauf à faire de la librairie un lieu de troc entre ail fumé, criste marine et autres denrées rares).
J'aime beaucoup ton tableau si réaliste des pavillons de complaisance, c'est désespérant et les conventions internationales dans le domaine maritime ne sont pas prêtes de changer.
merci pour tes jeux de mots (les élucubrations, ça, je peux faire, mais les jeux de mots... pas assez de vivacité d'esprit. La bière, la bière...), et pour cette recette, je connais les salicornes, mais pas les fleurs de criste marine, si certaines me tombent sous la main... vont passer un sale quart d'heure!
Quelques minutes de libres pour lire ton billet, je lirai les autres tranquilou quand l'été arrivera puisqu'il me semble bien que nous sommes en automne.
Même rage pour la première partie mais si on est nombreux à enfoncer les portes ouvertes on pourra peut être s'attaquer au chambranle et à la structure!
La seconde partie comme souvent, je retrouve l'univers de Bobbie Lapointe que j'aime tant Réjouissant. Et là caché, modeste, l'allusion timide à ton anniversaire. Ben faut pas, trés bon et joyeux anniversaire et merci de tout et pour tout.
Anne
On pleure, on rit, on voit rouge, on voit jaune, on prie la criste (oué-oué, je sais, jeu de mot pourrave...), tout ça me paraît pas très orthodoxe, mais bon, on se croirait presque chez l'Oncle Vania ou dans la Cerisaie tout à coup. Merci Patchevov ! :)
Bon anniversaire! Et merci pour toutes ces précisions qui nous informent d'une autre manière que le JT!
Tiens, j'ai photographié de la criste marine sans savoir que ça se boulottait. Dommage, ses saveurs auraient été parfaites dans des rillettes de thon maison. Faudrait peut-être que je me documente un peu plus sur les plantes comestibles, y'en a tout plein tout partout et je sais jamais ce que c'est. Heureusement que des gens comme Lilo (et toi, et Senga et d'autres) sont là !
Encore un billet très, très instructif et comme tu dis, il faudrait que tout le monde s'accorde à avaoir la même attitude.
Tu as vu que le w-e s'annonce bon pour le bateau?
Ta recette va faire le bonheur de Senga qui paraît définitivement acquise à la criste marine.
Très intéressant d'en savoir plus sur cette actualité dramatique....
Ouessant figure toujours sur la liste de nos visites à faire, tes photos ne font que confirmer cette envie!
Merci pour ce billet édifiant et très juste sur les pratiques de cette navigation et la justesse de tes remarques. J'ai bien aimé les indications concernant la criste marine que tu m'a fait connaître et dont j'ai du mal à me passer, du coup j'ai complété mon billet de ce matin pour renvoyer à cet article !! j'en ai ramassé plein et congelé. Il est vrai que je dois aussi préciser fleurs ou feuilles, c'est tellement parfumé mais différent. Belle recette aussi de lieu jaune et description pleine d'humour comme je les aime !!
Tout d'abord, joyeux blogversaire Capitaine, ca s'arrose! Tu as essaye de noyer le poisson en planquant l'information a la toute fin de considerations plus serieuses et d'une colere justifiee, mais on suit tu vois.
Et puis bravo pour ta recette si simple et si fraiche. Lilo et toi allez finir par me faire manger de la criste marine.
Je devine ta colère, juste au demeurant.
Mais ce sont toujours les mêmes qui trinquent, les petits manipulés par de gros donneurs d'ordres.
Un procès aura lieu, peut être, mais sera-se vraiment le fautif qui paiera ? ce pauvre homme n'est que le jouet de l'armateur qui restera une voix dans la radio du bord ordonnant la fuite...
La boite de sardines, sniff, est déjà gagnée, Bravo!
Le trafic maritime, particulièrement celui qui concerne les bateaux de croisière va aller en s'intensifiant, chaque ville portuaire quand ses infrastructures le permettent,tient à accueillir des bateaux de croisière, cela est, paraît-il très rentable.
Trouve-t-on la criste marine en méditerranée ?
Merci, Patrick, d'appuyer où cela fait mal. Malheureusement, je crains que les instances internationales soient un peu longues à bouger. Bon, c'est pas l'tout, dimanche m'en vais préparer tes moules marinées au fenouil pour l'apéro avec aussi les sablés au romarin de Gracianne. Il parait que le soleil sera là... profitons-en! Ah, du lieu comme ça, j'en veux!
Ah, notre Patrick, amoureux et fervent défenseur des mers et océans... Nous avons trouvé notre Robin des Mers!!! Il est passionné, signe de générosité... et fin cuisinier en plus. Elles en ont de la chance les femmes de sa vie!!!
Et cherry on the cake, il est breton!!!
Bizzzzz,
Alexandra
Très difficile à mettre en oeuvre ces listes noires en effet... Ni plus ni moins de la piraterie en fait.
Un début de billet bien sérieux pour l'anniversaire de ton blog ! Chouette, tantôt léger, tantôt sérieux (comme ici), instructif, gourmand, je prends plaisir à te lire, souvent...
Quant à la criste marine (tu as raison, ce nom est bien plus poétique), je ne connais pas les fleurs mais elle regorge de possibilités culinaires à explorer.
Encore bon anniversaire !
Ben j'arrive trop tard avec mes îles Marshall !!! En tout cas, j'ai fait ces recherches par curiosité hein et non pour gagner des sardines ! J'en ai fait le plein à la Belle-Îloise. Superbe billet, très instructif, d'un événement ayant marqué l'actuatité, tu arrives à nous sensibliser jusque dans nos assiettes. Les pirates existent encore alors, je suis bien crédule. C'est bien triste pour ce pêcheur et sa famille. Il est clair qu'il est difficile de réglementer et de faire respecter les lois maritimes, l'océan est vaste et l'homme peu scrupuleux. Je te remercie pour le clin d'oeil sur la criste-marine. Je pensais faire une recette encore mais je ne m'y suis pas attelée, je te l'évoue. En mayonnaise, c'est extra. En réfléchissant, j'en ai une pas mal que je devrais mettre en ligne remarque. Des oeufs mimosa au crabe et à la criste marine. C'est trop bon ! Je vais peut-être la suggérer alors ;)
Bon anniversaire l'ami !
là, je ne te suis pas !!
Peut-être une question de goût mais pour moi le lieu jaune n'a pas les qualités gustatives d'un bon bar, même s'il reste un excellent poisson.
Par contre, la criste marine m'intrigue car jamais entendu parler et d'après les commentaires, je suis bien la seule. Encore une lacune à combler. Merci de nous en parler, je gagne en connaissance
bonjour Patrick,
Fille d'un marin de commerce qui s'est reconverti à la pêche, je n'ai rien à ajouter à ton texte.
La colère est notre lot quotidien. Pêche, commerce ou plaisance, c'est la jungle et nos pères, maris, frères et amis en font les frais.
Et ce ne sont pas les rodomontades de notre président qui enlèveront la peur des tripes de nos marins (il y a d'ailleurs de moins en moins de jeunes qui veulent embarquer).
Mais ceci ne nous empêchera pas d'apprécier ton lieu.
Encore une recette a classer dans les "à faire".
Il ne me reste plus qu'à aller cueillir la criste.
Je ne sais si tu es encore en terre bretonne.
Je te souhaite un bon week end et une bonne semaine.
Bises ensoleillées et salées (je vais me baigner)
Toujours aussi précis, intéressant, intructif... Un plaisir de venir te lire. Je te souhaite un bon blog'anniversaire Capitaine !
Très très joyeux blog anniversaire. En une année, j'ai beaucoup appris sur mes amis les poissons grâce à toi et ta plume. J'arrive trop tard pour gagner le boîte de sardines millésimée sniff.
Je retiens ta sauce vierge simplifiée...sans criste marine.
Bon dimanche.
super instructif ton billet et merci d'avoir mis ton commentaire très pro sur mon blog au sujet de la criste marine : je prends note
Joyeux bloganniversaire. Continue encore un bon moment, que nous puissions continuer à nous enrichir de tes connaissances des questions maritimes et des meilleures façons de traiter les habitants de la mer. Jusqu'ici, je me contentais de renifler les petits morceaux de criste marine en me baladant, en me disant que ça devait bien pouvoir être cuisiné. Il va falloir que je teste ta recette, qui paraît simple et savoureuse comme j'aime.
bon j'ai hésité entre un verre de blanc ou 6 cafés pour dévorer ton article et puis comme une grande j'ai tout lu sans boire , je fais des progrés ...
Sinon dans l'ordre: "Sus aux maraudeurs des Mers !!!!!!!!!
et le lieu Jaune j'aime , le lieu noir je déteste (en pensant lieu)
sinon voila rentrée de vacances et j'espere de revoir tres vite ..
tu vas bien ?
Garance
Je découvre ce blog avec plaisir et angoisse : si je continue à le lire maintenant, quand travaillerais-je ?
J'apprends plein de choses : c'est une bonne journée.
Une question : tous ces textes sont-ils écrits exprès pour le blog ? Ca doit prendre un temps fou.
En tout cas merci pour ton effort.
Après quelques semaines d'une vie plus qu'au ralenti, c'est avec plaisir que je redécouvre la lecture bloguesque et je dois avouer que j'apprends toujours plein de choses. Le problème, c'est qu'on y passe un temps fou mais bien plus instructif que nos informations télévisuelles formatées du 20 h et des autres heures aussi d'ailleurs.
Esthète...
...et fine gueule !
Homme libre, en tous lieux,
toujours,
tu chériras le jaune.
Du coup, j'oublie le colin, c'est promis!











