vendredi 25 janvier 2008
Coquillages farcis
On me demande parfois où je trouve le temps d'écrire de si longs billets sur CdM, en fait je ne les crois pas si longs, j'aime écrire, parler de produits et de recettes, tout autant conter des histoires de vagues vagabondes...
Il se trouve que le temps me manque hélas aujourd'hui pour vous parler de nombreux sujets d'actualité qui sont dans la continuité d'évènements dont je me suis fait l'écho dans de précédents billets.
D'abord, le procès de l'Erika, avec le jugement tant attendu du Tribunal Correctionnel de Paris, prononcé le 16 janvier. Je vous disais que deux choses étaient importantes, d'une part que la responsabilité des différents responsables (armateur, affréteur, organismes de contrôle etc...) soit mise en cause. C'est le cas, je n'ai hélas pas le temps de développer, mais pour faire court, on va désormais espérer que chacun à son niveau, sous la pression des juges (et des assureurs!) se sentira désormais moins dé-responsabilisé, et y regardera de plus près avant de laisser un pétrolier en sale état mettre en danger le milieu marin et les populations côtières D'autre part, le préjudice écologique a été affirmé en principe et indemnisé, et ce n'est pas top tôt...
Pour autant, ne nous berçons pas d'illusion, ce n'est qu'un jugement de première instance, espérons aussi qu'il soit confirmé en appel et en cassation, car visiblement, Total ne veut pas lâcher le morceau... Une fois ces prochaines étapes acquises, ce serait bien que le législateur européen le généralise dans ses textes. Enfin, ce que j'en dis...
Ensuite, l'affaire du Sokalique, mon premier billet qui en parlait est ici, le combat de la veuve du patron du chalutier Sokalique qui se bat pour obtenir un procès en France, ce qui serait contraire au principe du droit du pavillon, mais quelle complaisance mérite le droit des état qui font ainsi commerce de leur drapeau?
Dans ce genre d'affaire, il est normal que parallèlement au processus judiciaire, des tentatives de transaction "amiable" se déroulent, mais là, les armateurs turcs du cargo qui a éperonné et coulé le Sokalique, ont fait très fort... Figurez vous qu'ils se sont pointés à Plouescat, chez Yvette Jobard (la veuve du marin donc, pour ceux qui n'ont pas suivi du début), un paquet de gâteaux à la main. L'intention était peut-être bonne, mais quelle maladresse, et comme c'est mal connaître les bretons, ceux qui ont lu "Le Cheval d'orgueil" comprennent ce que je veux dire.
Leur idée était de proposer un paquet de 500.000 dollars, non seulement pour les victimes, mais également pour les différentes parties demandeuses, les assureurs du bateau y compris. Avec comme arguments que c'était une cause perdue, qu'il n'y aurait pas de procès en France, et que même si cela était, ils n'auraient de toutes façon pas les moyens de payer plus. Chantage au dépôt de bilan, pour parler clairement.
Peu importe la somme, peu importe ce qu'il en sera du judiciaire (et les chances d'un procès français sont loin d'être minces, notre Nicolas national a bien besoin de se concilier les gens de mer ces temps-ci!), je veux seulement dire que pour avoir entendu Madame Jobard commenter à la radio cette visite des armateurs, que j'ai été ému et fier, d'entendre comme le paquet de gâteau et ce qui allait avec, lui sont restés en travers de la gorge.
Pour finir, un naufrage au large de l'île Vierge, vous la connaissez cette île, c'est celle surmontée de ce phare en bannière de CdM. Fortune de mer, on ne connaît pas encore les causes du naufrage, mais on a le décompte, sept marins, un survivant. Pas d'affaire, juste dans la presse quelques jours d'émotion légitime, la "Petite Julie" a entraîné le 7 janvier son équipage par le fond. Pour moi, c'est juste l'occasion de vous dire une fois de plus mon profond respect pour ceux qui vont travailler en mer, nécessité, choix, de plus en plus rarement vocation.
Plus léger mais important quand même, j'ai prévu en prologue de vous parler des plages de sable.
Qu'il est bon de s'y promener quasi en solitaire, par ces mois d'hiver, de retrouver une nature sincère, ramasser des coquilles échouées, regarder au loin la brume qui monte sous un soleil presque horizontal et aveuglant, rêver de bois flottés et d'algues sèches, faire semblant de ne pas voir les ordures que le jusant dépose, mazout, flacons et sacs de plastique,bidons de métal qu'on espère vides, canettes de verre, toute cette décharge inhumaine mais venant de l'homme, à mer ouverte qu'elle fini bien par nous rendre... tout en crevant de trop c'est trop.
Vous n'en voyez pas beaucoup, vous qui venez l'été poser votre serviette en Bretagne, cherchant un coin de sable abrité du vent, râlant que l'eau est froide, qu'il y pleut sans saison ou que la brume vous angoisse.
Sachez que pour que votre coin d'estivage soit bien propre comme il faut, un beau béton blanc pour tout dire, et bien, c'est une grande destruction de la nature qui est opérée. Avant votre arrivée, tout est passé au bulldozer et à la herse, pour remettre la plage en forme, éliminer du sable tout élément "déplaisant". Si bien que le cycle de vie de l'estran, dépôts végétaux, habitations animales, bref tout ce qui structure l'écologie de la grève de sable, est détruit.
Vous ne m'y verrez jamais sur les plages de l'été, pas loin parfois, le cul sur un gros rocher qui regarde goguenard les hordes aseptisées et fait la nique aux machines. J'aime pourtant la poésie des plages, je l'invite parfois à ma table.
Coquillages farcis
Je suis très content de mes assiettes en ardoise, même si quelques potes en Bretagne m'ont dit que j'en faisais trop, à démonter ma toiture pour leur servir à manger. N'empêche que nous nous sommes bien amusés à retrouver un regard commun sur le bord de mer, en jouant ainsi à la plage, vaguement nostalgiques de nos châteaux de sable, de la vraie patauge de notre enfance qui s'efface à chaque marée.
Pour le décor, gros sel en guise de sable, quelques galets, quelques coquillages, une lanière d'algue séchée, comme un gosse je vous dis ! Vous ne voyez pas tout très bien, soirée chaude, photos imprévisibles, en agrandissant vous verrez mieux!
Alors pour le contenu comestible et fortement iodé :
Carpaccio de saint jacques à la truffe. Très simple, vous escalopez finement les noix, vous les mélangez d'un peu d'huile de noisette, vous les dressez sur la partie plate de la coquille. Une très fine râpée de truffe fraîche, du poivre blanc, et au dernier moment, quelques grains de fleur de sel.
Palourdes farcies à la dulse . La dulse est une algue rouge, la plus fine en saveur à mon avis. Utilisez l'algue fraîche si possible, ou saumurée et bien dessalée. Vous la hachez, la mêlez à du beurre et un peu d'échalote finement hachée. Vous farcissez les palourdes (crues, n'allez pas me les ouvrir au feu, ces pauvres bêtes), et vous les passez au four, jusqu'à ce que le beurre commence à frémir.
Huîtres à la braise. Je vous indique seulement que j'ai utilisé de petites huîtres un peu grasses, des boudeuses. La recette est ici. (Un de mes premiers billets, à l'époque c'était très bref, je n'osais pas encore!)
Praires gratinées au parmesan. Une recette quasi iconoclaste pour un amateur de coquillages, déjà la simple idée de cuire des praires est incongrue. J'aime assez en petite quantité , je vous l'ai déjà raconté dans ce billet.
Ormeaux au yuzu. Sincèrement, c'est jusqu'à présent la meilleure utilisation que j'ai imaginée de ces mini-ormeaux et du yuzu. Simple ausssi, vous décoquillez et parez les ormeaux, vous les tapez un peu avec un maillet pour les attendrir un peu. Vous les poêlez rapidement au beurre avec sel et poivre. Vous terminez avec une cuiller de sauce Ponzu. Vous les replacez dans les coquilles et vous ajoutez quelques gouttes de jus de yuzu, que du bonheur!
Commentaires
Oh non tes billets ne sont pas longs, ils sont même un peu courts je ne m'en lasse pas et cette photo surtout ne pas l'agrandir l'esprit vagabonde tranquilou. merci
Anne
Et puis c'est tellement bien dit! quant à ton ardoise, c'est le coté bernique accrochée à son rocher? j'adore les coquillages farcis...bon courage pour cette semaine, agitée, houleuse, prise de travers...
Ah, Capitaine! J'étais prête à faire retentir les sirènes dans tous les ports de France et de Navarre. Quoi, Patrick n'a pas posté à 07:07 ce matin. Alerte!
Ton assiette est Superbe, mais j'oublie les huîtres. Peux toujours pas m'y faire. C'est pas tout ça, mais que boit-on avecles coquillages le parmesan, la truffe, l'algue et j'en passe?
Bonne fin de semaine. Valérie
D'accord avec toi, on oublie trop souvent les marins quand on rapporte un poisson du marché. Les tracteurs qui ratissent les plages avant l'invasion des baigneurs sont une malédiction pour l'estran. Le chiffre d'affaire estival d'une station balnéaire, n'a cure de cet argument là. J'aimerai bien goûter à un de ces mini-ormeaux, malheureusement je n'en ai jamais vu.
Primo ,j'adore te lire ,secondo tu me fais saliver dès le matin ....kenavo
Je partage entièrement ta fierté quant à la réaction de la veuve du marin disparu. Elle a du courage cette femme de résister au chantage à l'argent, on voit de nos jours tellement de procès intentés uniquement dans le but de se faire du "fric" pour parler vulgairement !
Quant aux recettes j'adore, et la présentation à l'ardoise, et le contenant. Il n'y a que l'algue que je ne connais pas, il faut vraiment que j'y goûte, et la truffe c'est la même chose.
Bonne journée ensoleillée,
Elle me plait bien ta toiture si joliment garnie!
ça fait plaisir de lire un blogueur qui ne raconte pas de bêtises à propos des coquillages.
Signé Joe le Bigornô
merci encore pour ce billet du vendredi que beaucoup attendent avec impatience ... Je comprends fort bien ton désamour pour "tes" plages l'été ... :-DD,mais bien souvent elles sont envahies par les Brestois les fins de semaine .. merci aussi pour cette recette fort sympathique.
Il y a longtemps que je n'étais pas venue te lire. J'apprends pour l'histoire du Sokalique.
Ensuite, j'ai voulu grimper sur le toit pour démonter une partie de la toiture avant de me souvenir que les toits sont en tuile et pas en ardoise par chez moi. IL ne me reste plus qu'à monter en Bretagne, l'échelle sur la galerie de l'auto.
"J'aime (...) conter des histoires de vagues vagabondes..." J'aime beaucoup ce genre de phrase.
Je trouve de plus en plus que le Breton ressemble étrangement au Caledoche, moi... voire au Kanak!
Je ressens la même chose pour nos plages de coraux, que les touristes boudent parce que "ça fait mal au pied". S'ils savaient tous les trésors que j'y ramassais quand j'étais môme!
On n'en trouve pas tant sur les plages de sable blanc d'Ouvéa (même si on est bien d'accord, j'aime AUSSI les plages de sable blanc d'Ouvéa!!)
Tes amis sont rigolos, je me demande ce qu'ils penseraient de mes boîtes à bento!! mdr
Merci
C'est ainsi que la cuisine devrait être racontée aux enfants, des récits de cuisine où se mèlent des personnages et des intrigues et où l'on se retrouve autour d'une table savoureuse pour clore un chapitre :)
vin d'ardoise?
bon C pas tout ca
mais KesKon boit????? une fois qu'on est sur ton toit
en train de rever aux belles plages desertes
(que jadore aussi, je vis bord mer et C obligatoire, mais le jour ou tu me vois en maillot l'ete sur le sable tu previens au moins M6 et Gala! voire Cnn!!!!)
Voici mon 1er commentaire depuis 1 mois... Je n'avais pas traîné mes guêtres dans le coin depuis quelques temps et ça me manquait de te lire.
Alors aujourd'hui, j'ai lu et qu'apprends-je? Que tu ne traînes pas sur les plages en été mais que tu restes "le cul sur un gros rocher"... NUDISTE?!?
Je te savais rebelle mais jusqu'à ce point, non! ;-D
Ah, désolée, mon esprit tordu fait encore des siennes.
Plus sérieusement, tu sais que je partage les mm coups de sang que toi lorsqu'il s'agit de ces affaires maritimes scandaleuses. Malheureusement, il y en aura encore bcp d'autres.
Bref, comme on dit, si tous les cons volaient, on ne verrait plus le soleil.
Bizzzz,
Alexandra.
PS: ta petite assiette de coquillages farcis m'a donné des tonnes d'idées!!! à suivre...
Le naufrage du Petit Julie nous a touché aussi. La mort n'a pas de frontières.
Cette assiette ........ une oeuvre d'art (je n'en ai pas les moyens : ormeaux - truffes) - Alors en rêve.
Le saccage de nos plages ......... que dirais-je de plus !!!! Tu peux imaginer ce que j'en pense - Je l'ai sous les yeux chaque été. Et le tourisme, ne m'en parle même pas, le seul mot de touriste me donne une allure de pitbull.
Ce matin, sortant de mon petit appart (hé oui acheter une maison en bord de mer, ce n'est pas dans mes moyens), j'ai longé des rues et la côte où 80% des maisons étaient fermées.
Et on va s'étonner que le trader fou est un bigouden.
Attention à toi Patrick !!!!
Bon week end.
pauvres praires !
je sais que chacun a le droit et même le devoir de manger ce qu'il lui fait plaisir de manger, mais tout de même là, je plains les praires de ton secteur, les affubler de fromage et de parmesan qui plus est !?!
Puis-je me permettre de te demander ce que tu as servi comme vin sur ce coup là ?
La petite maison dans la praire, il faut reconnaître que c'est gratiné! Surtout avec du parmesan!
Un coquillage d'exception, surtout dans les montagnes du Jura, mais j'en ai trouvé d'excellentes sur un étal il y a peu (en provenance de Prat Arcoum, je pense), mangées chaudes avec des penne rigate... et du parmesan râpé.
J'ai déjà l'assiette, c'est un bon début Capitaine ? Bises.
Ben tu vois, Patrick, je suis presque toute dac avec toi. Presque. Les assiettes, Erika, Sokalique, ptite Julie, tout me va... Mais.. Je te dis en quoi tient ce "presque" ? :
Là où je suis moins d'accord c'est quand tu nous parles des plages. C'est bien de nous culpabiliser parce qu'on se promène sur des plages bretonnes en été mais faut tout de même te dire qu'on n'a pas toujours le choix... Par ailleurs, tu décris à la fois les déchets et les nettoyages qui abîment l'éco-système de l'estran. Tu fais semblant de ne pas les voir, ces déchets, et tu déplores les bulldozers et les herses... En plus, tu te fous du touriste qui serait forcément en hordes, lesquelles seraient nécessairement asseptisées. Soupir... Je suis un peu triste, parce que j'en ai marre d'être responsable du réchauffement climatique, de la déforestation mondiale et maintenant du déséquilibre des plages bretonnes. Je me sens accusée partout et quoi que je fasse.
En plus, je connais tellement de "touristes" amoureux de la Bretagne et respectueux de ses plages ! C'est une région où on revient. Il faudrait quoi ? Laisser la plage aux Bretons ? La mer est à tout le monde, même à moi qui habite la région la plus éloignée d'elle, non ? Je ne peux pas m'y promener l'hiver et crois bien que je le regrette mais en été, je ne peste ni contre le froid de l'eau, ni contre la pluie. De même que je ne laisse pas le plus petit bout de papier sur le jusant ni ne pète dans l'eau. J'aime l'océan et les côtes de cette région, je ne me sens d'aucune horde si ce n'est de celle des amoureux de ces horizons-là.
M'enfin.
En complément à ce que vient de dire "Dedicacessen" :
Cà c'est du commentaire ;-))
Le défaut d'être pressé, c'est qu'on est forcément incomplet! Bien entendu que je ne veux pas empêcher les gens d'aller à la plage, ce n'était pas du tout l'idée. Et si je n'y vais pas l'été, c'est seulement parce ce je n'aime pas beaucoup la promiscuité... En fait, il m'arrive d'y être tôt le matin pour des cueillettes et en fin d'AM à marée haute si ma fille veut se baigner!
Le ramassage des déchets de façon mécanique est destructeur à terme. Il y a deux sortes de "déchets" qui sont ainsi ramassés, les "poubelles humaines" qui peuvent très bien être ramassées à la main (je parle là des plages bretonnes, rarement très étendues. C'est d'ailleurs ce qui se pratique quasi-exclusivement par chez moi, notamment sur les zones du "Conservatoire du litoral").
Les tracteurs enlèvent aussi les déchets végétaux, à savoir essentiellement les algues déposées par les marées d'hiver. Ces algues constituent le socle des futures dunes (les crustacés et insectes viennent s'en nourrir, eux et le socle végétal permettent à des plantes de s'installer etc...), qui évitent l'érosion et à terme la disparition des plages si on continue.
Seulement, et je me doute bien que ce n'est pas ton cas, la grande majorité des gens (les bretons comme les autres) ne supportent pas de poser leurs fesses à un endroit où il y autre chose que du sable, et ne veulent surtout pas "d'algues pourries et de vermine" comme ils le disent (crois en mon expérience).
Aimer ce genre de plages aseptisées (i.e. les fréquenter beaucoup plus que celles qui sont "naturelles"), c'est un peu dire qu'on joue au golf parce qu'on aime la nature...
Une autre comparaison, ce serait aussi comme si on plaçait des chemins en béton dans toutes les forêts (franc-comtoises au hasard), pour que les gens n'aient pas à marcher dans la boue ou à se tordre les pieds sur les racines).
Bon, je vais coller ce mail sous mon billet, j'espère que çà dissipera d'éventuels malentendus que tu as bien fait de souligner, hors de moi de vouloir réserver la Bretagne aux bretons ou que je considère que les vacanciers venant en Bretagne ne sont qu'une horde d'abrutis, bien au contraire, welcome!
Tu sais, Patrick, j'm'emballe, j'm'emballe, mais bon voilà quoi... Et puis rassure-toi, je ne suis pas "contrariée" nan j'étais juste un chouia grognon parce que bon hein eh oh la bretagne, quoi ! On aurait dit que tu voulais pas me la prêter. Alors ! Et puis non en fait... :)
J'ai vu des plages ou il y avait moins de sable que de polystyrène, et des rochers ou on voyait plus d'ormeaux que de rocher... Entre deux, il y a les hommes. Plus il y en a, moins on trouve d'ormeaux. C'est un fait, il faut bien les nourrir d'autre chose que de polystyrène.
Aussi, on a fait des fausses ardoises en amiante... dont on ne pourra jamais faire des assiettes. Ou alors on y mettra des coquillages en plastique ramasses sur nos plages.
Heureusement que ta toiture dégarnie du dessus, nous remonte un peu le moral quand elle arrive sur la table. La nature (pas toujours celle de l'homme) a encore de belle chose a nous offrir. Merci.
Il est bien melancolique ce billet Patrick, il va avec le temps d'hiver. Je pensais tout comme Annie, d'accord sur tout, fiere avec toi de la reaction de bretonne de la veuve du marin, admirative de ta collection de coquillages - mais desolee d'etre qualifiee de touriste.
Tu as rectifie le tir.
Sur les plages ou je vais, il y a plein d'algues et de bois flottes, des dechets en plastiques aussi, parfois. Pour les gens du coin, on est des touristes bien sur, pres de 30 ans qu'on est des touristes. Mais nous, on aime voir la mer.
on a les meme ;-)
Chapeau bas madame (la veuve du marin) les gens qui renoncent à l'or pour l'honneur et la justice on plus que mon admiration, ça force le respect !
Pour les plages, nous avons les mêmes soucis en Méditerranée, les touristes veulent du propre sans se soucier des conséquences, ils pleurent sur les bouteilles flottent mais ils sont les 1er a laisser leurs mégots dans le sable. Les plaisanciers qui jettent l'ancre dans les criques (encore) sauvages pour avoir la paix et laissent en partant leur ordure sur les vaguelettes ! Bon j'arrête la liste est longue : on peut couper les oreilles à un âne nous n'en ferons pas un cheval de compétition !
biz
Miam !!!
Bravo pour votre joli blog savoureux que je découvre avec plaisir chez moi au milieu du continent nord-américain.
Je me suis permis d'en parler sur le mien.
http://iowagirl.hautetfort.com/archive/2007/01/28/flip-blog.html
Oups
Excusez-moi, je me suis trompée de lien !
http://iowagirl.hautetfort.com/archive/2008/01/29/blog-appetit.html
j'avoue qu'il y a toujours un truc, avec les naufrages, ça me file toujours un coup au ventre. J'ai toujours ressenti ça, je me projette dans le coeur tané par les embruns de ces hommes donnant tout à la mer... il m'a suffit de lire "petite julie" pour ressentir à nouveau ce truc, là, au fond. Tes ardoises et leur contenu me plaisent bien, tu deviens de plus en plus soigneux, avec le temps, j'aime cette sensibilité à laquelle tu te laisses aller aussi en cuisine
Pour compléter ce service …
sur ardoise, il ne manque que les flûtes celtiques !
Bien appétissant tout ça …
Tes écrits me touchent. Souvent, lorsque je parle de ce qui me fait faire des bons, on ricane, je serais trop naïve ! Mais moi je veux rester naïve et avoir encore des coups de sang face à des injustices.
Ton assiette est magnifique.
Bizzzzzzz
C'est une richesse ce blog, il vous fait saliver à chaque recette.
Je vais y revenir, c'est sûr.
Ben alors, t'es ou capitaine, on n'est pas vendredi?
Bèè oui capitaine, on est au moins deux à trépigner
Tu vois quand on a goutté à tes billets du vendredi
on ne peut plus s'en passer ; la vie est dure capitaine !!
Bonjour Patrick,
Un petit mot pour prendre de tes nouvelles.
J'espère que ce silence n'est pas le signe d'un problème personnel.
Bon week end à toi et aux tiens.
Depuis Vendredi que je viens te rendre visite.
Tu me fais tourner la tete avec tous ces coquillages !
Tu me fais tourner la tete avec tous ces coquillages !
Bon, je reviens demain. J'espère que tu vas bien.
Bises
Encore un vendredi sans embruns ...
Ca me manque et çà m'inquiète un peu aussi.
J'espère que c'est juste le signe d'une vie trépidante, sans nuage ou tempête.
A très vite,
Chris
La petite Julie, j'y pense encore et toujours !
Peut-être plus que d'habitude car comme tu dis, c'est une fortune de mer et non un accident comme souvent. C'est dire que la mer ne fait pas de cadeau, même aux plus aguerris! Et nous ne pouvons même pas dire "il ne faut plus que cela arrive" car cela arrivera encore et rien ni personne ne pourra l'empêcher. C'est le dur prix à payer pour régaler son petit monde et surtout gagner son pain !
Autant j'aime me promener sur les plages l'hiver, autant je déteste poser mes fesses sur les plages immaculées l'été. Je déteste la foule par dessous tout et peut-être encore plus l'inactivité.
Ton tableau tout coquillages est des plus appétissant, moi qui suis plutôt fan des spécimens cuits! et tes ormeaux me font une fois de plus de l'oeil..
Bises
on-a-faim!
keskon mange dis donc?
arrete de debloguer, nous on a besoin de notre dose de poisson hebdo
sinon on a pas assez domega 3 ds le cerveau!!!!!
sinon, ca roule par chez toi?
j'en bave! veux-tu jouer le jeu des découvertes?
Après avoir été repérée et piégée par Gazelle, à mon tour de te piéger,
Va voir chez moi, et joue le jeu,
C’est simple et cela permet d’élargir notre connaissance les uns des autres.
Bien amicalement, entre amateurs de mer!
Françoise
Dimanche 10 février, 12h00:
Je guette le Papatte au dos argenté. Voici plus de 2 semaines qu'il n'a pas nourri nos estomacs et nos esprits... Je crois que certain(e)s commencent à délirer et à voir des éléphants de la taille de souris et des mouches de la taille d'éléphant. Hypoglycémie quand tu nous tiens...
Certes, nous nous sommes constitués prisonniers volontaires mais c'était en échange du couvert et d'un peu de lecture. J'ai vu des bloggeurs désespérés retourner au McDo. J'essaie de ne pas me laisser tenter mais je ne suis pas sûre de tenir assez longtemps. Vite SuperPapatte, viens à notre secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
------communication interrompue-------
En plus, tout le monde va me tomber dessus, si tu reviens pas immédiatement. Genre "ouais, t'as vu, avec tes commentaires coups de sang... tu nous l'a découragé..."... Patrick ! pour ça et parce que ça manque de te lire : reviens ! Vite.
En plus, tout le monde va me tomber dessus, si tu reviens pas immédiatement. Genre "ouais, t'as vu, avec tes commentaires coups de sang... tu nous l'a découragé..."... Patrick ! pour ça et parce que ça manque de te lire : reviens ! Vite.
Continues à démonter ta toiture et démonter ces monstres de fer en attendant que la nature s'en charge définitvement... Reviens vite... Bises +++ d'une normande en mal de Bretagne!!! (bon enfin, qui reste normande quand même!)
Ton billet est super!!! comme les autres d'ailleurs




