vendredi 15 février 2008
Coquilles de poisson
Comme quelques uns l'ont remarqué, j'ai lâchement déserté le bord durant deux semaines de suite, même pas l'excuse de prétendre que tel le bar je suis en période de frai, rien n'a changé dans ma vie, juste encore plus de choses à faire que d'habitude, boulot, famille, copains...
Un répit de courte durée puisque me revoilà, en super forme! Merci à ceux qui ont pris de mes nouvelles (et à ceux auxquels j'en ai donné spontanément, il n'y a pas de raison). Je me faisais la réflexion que moins je vais lire les blogs des copains faute de temps, et moins je me sens motivé pour écrire; probablement une manifestation du comportement un peu clanique des blogueurs...
Je dis çà, mais le pire de l'histoire est que j'ai posté un billet mardi dernier, à l'occasion du Burger Day organisé comme d'habitude dans la bonne humeur sur le blog "Le confit c'est pas gras", l'un de ceux dont je ne me lasse jamais et l'un des premiers que j'ai découverts, j'en reviens toujours d'excellente humeur. Merci pour cela Anaïk, pour avoir aussi joyeusement accepté à ton bord un passager clandestin... et pour m'avoir à cette occasion redonné le plaisir d'écrire!
A propos des blogs, Framboisine de "Fatras en bleu " a eu la gentillesse de désigner CdM comme l'un des dix qu'elle aime visiter, et bien entendu a tenté de me charger du même exercice. Je ne vais pas le faire, dix blogs c'est bien trop peu tant la blogosphère est riche de talents que j'apprécie. C'est aussi un peu trop, car lorsque que je m'absente ainsi un long moment, je ne vais pas en lire autant.
L'art d'accommoder les restes
Mon précédent billet m'a valu quelques réactions (tout à fait justifiées par les raccourcis de mon propos), selon lesquelles tout le monde à le droit à la mer et qu'il n'y pas de raison de réserver la Bretagne aux bretons (je synthétise, hein!).
Je reconnais bien volontiers que nous sommes facilement pénibles nous autres (il n'y a pas que nous, mais je ne parle que de ceux je connais le mieux), à nous déclarer "fiers d'être bretons", il y a même des autocollants qui le prétendent à l'arrière des voitures. C'est totalement débile d'éprouver de la fierté pour quelque chose qui dépend juste du hasard de la naissance!

Droit du sol ou droit du sang, comme ils disent, je m'en moque bien, l'humain et le ressenti seuls m'importent. Je connais des indigènes pur beurre qui se contrefichent de la Bretagne (sauf en foot), et d'autres qui deviennent d'irréductibles bretons par le cœur, à commencer par ma provençale de femme qui avait à peine entendu parler de cet endroit (nordique et humide) avant de me connaître. Aujourd'hui, pas question de lui parler de vendre notre maison là-bas. En même temps, ce n'est pas de moi que viendrait une idée aussi bête!
Je suis simplement très heureux lorsque je suis en Bretagne (pas assez souvent à mon goût), content d'avoir grandi dans cette région que je trouve juste magnifique, content de la partager avec ceux qui y vivent ou y passent, content de l'inspiration et des songes qu'elle me provoque. Mon "identitarisme" s'arrête là, je m'identifie corps et âme à ces lieux, mais certainement pas à un peuple breton et encore moins à un prétendu peuple celte.
J'ai trouvé passablement ridicule ce défilé de bretons costumés, bagads en tête, sur les Champs-Elysées en septembre 2007. Cette manifestation a été affublée par la presse de plusieurs noms, dont justement celui de "Breizh-Pride". La facile référence à la Gay-Pride est claire, comme si le fait d'être breton nous donnait une quelconque posture sociale. L'appellation officielle de la manifestation est d'ailleurs "Breizh-Touch", le site est toujours en ligne. Au départ, l'idée de promouvoir la Bretagne n'avait rien de choquant et c'était plutôt bien organisé. Mais on n'a hélas surtout retenu dans les médias que cette "Breizh-Parade" qui n'était que le point d'orgue de plusieurs évènements, effet raté selon moi et retour aux clichés.
Entendons nous bien, je n'ai rien contre les bagads, les coiffes, les chapeaux plus ou moins ronds. Je déteste le folklore, mais j'aime les traditions, qui sont une façon de conserver une mémoire vivante, de transmettre la culture du vivant d'une génération à une autre. Durant longtemps, le seul vecteur ou presque de cette culture était la langue bretonne. Je l'aime bien cette langue, que je baragouine lamentablement (du breton "bara" et "gwin", soit "pain" et "vin", mais cette origine serait douteuse). J'ai bien du mal hélas à la considérer comme une langue d'avenir, son usage me semble plutôt du domaine du conservatoire (je connais quelques copains qui vont faire des bonds s'ils me lisent!), comme d'ailleurs l'usage du français le deviendra probablement à terme.
J'aime la musique celtique, ou ce qu'il est convenu de nommer ainsi : comme "le peuple celte", c'est un assemblage de bien des influences, je frissonne littéralement au passage d'un bagad. J'aime tout autant les musiciens traditionnels ou non, qui se regroupent sous la bannière un peu racoleuse de "L'héritage des celtes", et je trouve très chouette ce grand concert qui à lieu chaque année à Paris lors de la "Nuit de la Saint Patrick", organisé, ainsi que le Festival Interceltique de Lorient, par la même équipe qui a organisé ce défilé sur les Champs-Elysées. Un beau business de passionnés, ce n'est aucunement péjoratif dans mon esprit.
Je ne considère pas ces manifestations comme des flambeaux identitaires, mais comme un fourre-tout bien utile pour regrouper ces musiciens très divers aux sources d'inspiration voisines, et qui fédère bien des amoureux de la musique et de la danse, moi le premier.

Pour me résumer, le folklore passéiste et figé, l'identitarisme revanchard et obtus, je les déteste, (on sait par ailleurs les excès nationalistes qu'ils peuvent produire). La tradition vivante, j'en redemande et pour en venir au titre de cette partie, je pense que c'est un peu comme l'art d'accommoder les restes en cuisine. Ne rien jeter de ce qui est laissé et se l'approprier pour en faire des choses nouvelles, tout aussi savoureuses.
Je pourrais vous donner comme exemple le renouveau des brasseries bretonnes. Mais puisqu'il semble que les blogs de cuisine ont bien plus de lectrices que de lecteurs, je préfère vous envoyer sur ce blog, où vous verrez comment Jean-Paul Gaultier ou Christian Lacroix se sont emparés du costume breton traditionnel : J'aimerais bien toutes mes copines soient habillés ainsi! (J'ai par ailleurs appris sur cette page que Paco Rabanne parle le breton. Étonnant non?)
Coquilles de poisson
J'achète généralement de gros poissons (je n'ai pas la malhonnêteté de prétendre que je ne pêche que des gros!), pour trois raisons. C'est un comportement responsable de privilégier des sujets ayant eu plusieurs occasions de faire leur métier de reproducteur. Cela a aussi un intérêt pécuniaire, plus le poisson est gros et moins la proportion de déchet est importante. Enfin, leur chair est meilleure, en texture comme en saveur.
Alors forcément, il en reste toujours plus ou moins. J'aime assez le poisson froid, en salade c'est excellent, mais je préfère souvent en faire des coquilles un peu épicées. Recette de placard très simple et rapide, réalisable aussi avec du crabe (même en boîte).
Ingrédients
- restes de poisson blanc
- mie de pain
- lait
- herbes (ici persil et ciboulette)
- gingembre en poudre
- macis (ou muscade)
- piment en poudre
- poivre blanc
- chapelure
- beurre
Recette
Préparez le poisson en prenant bien garde aux arêtes, puis effeuillez le sans le broyer. Mettez la mie de pain (en proportion, le quart de la quantité de poisson) à tremper dans du lait. Coupez les herbes pas trop finement. Le secret de la recette est qu'elle conserve de la mâche, et qu'on ne se retrouve pas avec une bouillie dans la coquille!
Essorez la mie de pain, mélangez la au poisson, ajoutez les herbes et les épices, salez. Je privilégie la saveur du gingembre dans cette recette, car je trouve que c'est l'épice parfaite pour ces coquilles gratinées, mais bien d'autres sont possibles, comme le curcuma qui donne de plus une jolie couleur à l'appareil.
Remplissez généreusement les coquilles de la préparation, saupoudrez de chapelure sur laquelle vous disposez un petit morceau de beurre, puis passez au four à 180°, le temps que cela dore un peu.
Vous n'êtes pas obligés d'utiliser des coquilles de saint jacques pour héberger cette recette. Un plat à œufs (plus connu désormais sous le nom de plat à crème brûlée…) convient parfaitement, évitez seulement un contenant trop profond. Notez également qu'on n'utilise que la partie creuse de la coquille saint jacques (désolé, mais on me dit souvent que mes recettes manquent de précision, alors je fais des efforts).
Que voulez vous, lorsque je suis en Bretagne, je ne résiste pas au côté kitsch de la coquille réutilisée ou recyclée en cendrier, pas plus qu'aux porte-couteaux en galets ou aux dessous de plat avec des bigorneaux dedans : ma part de folklore assumée!
Commentaires
Bon je viens a la pêche aux news chez toi puisque mes Mails restent Post restante !!!!
bonne année a nouveau §!!
garance
Le bigorneau est sorti de sa coquille merci pour ce billet de retour.
Anne
Heureuse de ton retour ! Super sympa cette recette, et pour une fois elle m'est accessible !
Ta complainte reste digne du Bagad de Lambiway (parole de normande!)...ravie de te lire (tu vois, tu m'avais prévenue de ton post et ben... pour une fois je suis dans les premières à te faire honneur!!!) J'aime ces recettes de restes qui, lorsque l'on a un peu d'imagination et d'épices font le bonheur de toute une famille affamée! Quant au côté kitch, rassusres-toi, j'ai les mêmes à la maison! Alors, à défaut d'en faire des cendriers, je testerai ta recette! Bises +++
Vive le folklore ;-) bon retour! baci
J'aime bien ta part de folklore assumée !
Ouf, j'ai cru que tu nous avait désertés!!! Nous, la Bretagne on l'a adoptée et on n'est pas prêts de la quitter...mais avec un nom aux consonances italiennes, on fera toujours figure de pièces rapportées!
Je savais bien que c'était toi le bloggeur masqué chez Anaïk ! Je retrouve ta touche perso dans cette recette avec le macis Capitaine. Bon WE.
Ah les coquilles de poissons, quand j'étais gamine maman en faisait certes pas avec toutes les bonnes épices que tu as rajoutées mais je me régalais à chaque fois.
Ton blog n'est plus en berne à ce que je vois... Tu as repris du service et du poil de la bete ;-)!
Ce fut un honneur, très cher.
Très beau texte sur les traditions et sur le folklore. C'est tout à fait l'esprit avec lequel ma famille bigourdane essaie de maintenir la culture traditionnelle des Hautes Pyrénées, mais sans jamais tomber dans "le folklore passéiste et figé, l'identitarisme revanchard et obtus".
La recette aussi me plaît beaucoup. Pour les gros poissons, je fais une exception : les petits rougets de Méditerranée, c'est meilleur que les gros (mais je crois que maintenant c'est interdit, tu as raison d'insister sur les nécessités reproductrices).
Aaaah te voilà de retour... Tu ne serais pas parenté avec un Bernard-l'ermite??? Je suis contente que tu proposes une si belle recette, car cela fait bien longtemps que je n'en ai pas mangé!
Quant à cette parade, à vrai dire j'avais bien apprécié de voir les beaux vêtements, les coiffes et même les danses "oubliées par certains".
Je n'approuve pas à 100% cette manifestation pour qq raisons que tu as déjà abordées, mais en fin de compte c'était bien... Tu m'en veux pas, dis?
Le macis, comme dit Sophie, c'est ta petite touche personnelle. Delicieuses coquilles. Des coquilles vides, j'en ai des sacs a la maison, je m'en sers comme cendrier, pour ecailler les poissons, etc. Comme tu dis, la petite touche identitaire.
Pour la musique, je suis pareille, et pourtant mes racines celtes sont lointaines. Quand j'entends de la cornemuse, j'ai envie de pleurer, a chaque fois.
Contente de te retrouver a bord.
"Je suis simplement très heureux lorsque je suis en Bretagne [ZAP] content de l'inspiration et des songes qu'elle me provoque. [re-ZAP] je m'identifie corps et âme à ces lieux [re-re-ZAP]."
Ouais, j'aurais pas mieux dit, l'ami Pat', foi de demi-breton !
J'ai eu un petit soupçon lisant Le Confit.
Beau texte sur les nationalismes et autres bêtises. Mais il y a encore des cendriers en France?
C'est drôle: le logo de l'assiette, outre les initiales de Titi peut aussi représenter "Cuisine de la Mer". On ne se refuse rien..
Bisous
Tu remplaces "breton" par "caledoche", "Bretagne" par "Calédonie", "coquilles cendriers" par "noix de coco cendriers", et voilà... tout pareil!
Bien sûr que tout le monde a le droit à la mer, et au sable fin, et tout et tout... Mais à condition que la mer s'y retrouve!
Exemple: ils ont transformé un des îlots vierges de mon enfance en y implantant un complex hôtelier pour gros (très gros!!) budgets(donc sûrement pas pour les locaux!!). Du coup, plus possible d'aller traîner sur la plage, ou d'y accoster en voilier. Ca me rend furax rien que d'y penser...
C'est un problème universel, et pas propre aux Bretons! En goguette au pays Basque, ça m'est arrivé de lire "Bordelais rentrez chez vous!!" ! :-)
Enfin bref, merci pour la recette des coquilles, je n'en ai jamais fait figure-toi! Garder les morceaux, je suis tout à fait d'accord avec toi, je déteste quand ça fait une espèce de purée de poisson, sans consistance sous la dent...
Pour finir: c'est bien que tu sois de retour! :-)
Bisous
Ainsi donc, tu n'as pas pu résister, te revoilà.
Tes coquilles, on dirait celles que ma mère faisait -sans gingembre - avec des pieds de couteaux (les fins de mois difficiles : coquilles de couteaux, ragoût de birinik et soupe de congre ....... Mmmmmm, mes repas préférés).
Bises d'une Bretonne fière de l'être et de protester contre l'invasion de ceux qui nous envahissent sans respect sous prétexte que l'argent leur permet de tout acheter.
Je ne dirais pas que ça fait longtemps que l'on ne s'est vus car se serait mentir. Néanmoins, il est bon de retrouver tes billets online surtout quand ceux-ci parlent de ma Bretagne. Oui, je me l'approprie mais c'est elle qui a commencé en s'emparant de mon coeur et de mes tripes.
Moi, j'ai aimé le défilé des bagadoù sur les Champs car qu'il est bon de voir autre chose que des chars Leclerc ou des supporters surexcités (et parfois avinés) fouler les pavés de cette avenue. Moi, ça m'a rendue toute chose ces binious, ces bombardes et ces tambours jouer à l'unisson. Certes, les médias sont tombés dans le cliché en faisant la promo raté, je te l'accorde, de cet évènement mais en même temps, n'est-ce pas là un bout de l'identité bretonne. J'aime dire que je me sens bretonne car justement je suis sensible à tout ça, moi la fille des îles. Je ne sais plus où j'ai lu cette phrase qui dit que "la musique et le chant ne produisent pas dans le coeur ce qui n'y est pas déjà". La musique fait partie de l'identité, des racines, des entrailles. Ah, je viens de retrouver où j'avais lu cette phrase que j'aime bien. C'est dans un album de Loreena McKennitt "the book of secret". C'est un album sublime qui comme pour le défilé breizh sur les Champs rappelle que les Celtes ce ne sont pas que la Grande-Bretagne ou la Bretagne... c'est aussi les Asturies, l'Acadie, etc... Loreena parle de vestiges celtes retrouvés à Istanbul. Oui, les Celtes sont allés jusqu'en Mer Noire.
Il y a un passage émouvant dans cet album où Loreena traverse la Sibérie en train et croit reconnaître sur le quai d'une gare le visage de son père. Elle se rappelle alors d'une exposition celte où elle a apprit que les Celtes seraient originaires des steppes russes. Je trouve émouvant cette idée que finalement la boucle est bouclée et que nous aurions tous un lien lointain. Voilà comment j'ai vu cette breizh touch, comme une manière de rappeler ce lien... et on en revient à cette phrase sur la musique et le souvenir qu'elle réveille dans nos veines.
Après, je condamne le nationalisme stupide de certains qui voudraient fermer la Bretagne sur elle-même alors que les Bretons comme les Celtes ont toujours été des nomades, curieux et avides de découvertes.
Voilà, c'est malin, je viens de mettre le cd de McKennitt en fond sonore et le vent de Bretagne vient souffler dans mon coeur. Je ne te félicite pas môssieu... non, je te remercie!!!
Bizzzzz,
Alexandra
Alexandra, la prochaine fois que je déserte le blog, je te laisse les clés! Enorme à tous points de vue ce commentaire...
J'utilise à peu près la même recette que toi pour finir les restes de poissons, dans un plat à gratin pour famille nombreuse ;-)))). Pour la bretagne, c'est une région que j'adore. J'y vais régulièrement et j'y retourne encore pour les vacances de printemps. J'aime les paysages, mais aussi les gens... D'ailleurs petite anecdote sur "l'esprit breton" : il ya quelques années, j'avais acheté une petite voiture à une copine bretonne. Cette voiture avait un bel autocollant breton. Un jour à bastille, je me suis fait interpellée... par des bretons (jeunes et beaux d'ailleurs ;-)))... Esprit de tribu !
Une pincée de celte, voilà qui assaisonne gentiment cette pauvre blogomiam.
retour
Oufti, comme disent les Liégeois ! Votre retour nous a chapés (sauvés) de la morosité pour la semaine. Déjà que la morne plaine de Waterloo n'est pas loin...
Excellente semaine à vous.
Ah oui, tiens Mc Kennig, on s'est mariés avec sa musique. Et puis oui, Bretons et très Fiers de l'être, a nous vient de l'habitude de voyager, les exilés aiment l'endroit qu'ils quittent, et puis oui, fiers, fallait pas nous empêcher de parler la langue. Maintenant nos chérubins peuvent aller ds des classes bilingues et on n'ose même pas parce qu'on ne peut pas leur parler breton. Triste hein?
Et puis, tiens, j'y vais demain...(hem. Pour de vrai j'espère!)
Il paraît qu'il fait beau là haut aujourd'hui.
Ouf ! de retour....
... merci d'être revenu!
Et je dois avouer que ces petites coquilles me font bien envie dès ce matin (il est pourtant 9 h 30!!)
J'aime te lire et aussi t'ecouter parler! mais ça c'eatit trop court! t'es bien un mec toi!!!
là au moins je prends mon temps, je retourne en arriere et puis je suis d'accord avec toi!
on peut aimer un pays plus que celui dont on vient!
a bientot, mon cabanon est ouvert tu le sais!
Moi tout ce que j'ai retenu c'est que tu aimerais bien que tes copines soient habillés à la nouvelle mode bretonne. Ok pour moi, pas de souci, je suis prête. Tu me les achètes ?
Nouvelle bloggeuse inconditionnelle des produits de la mer, je crois que l'on pourrait bien se croiser dans notre beau pays ! Viens faire un ptit tour chez moi, tu t'y reconnaitras !!! a bientot alors et au plaisir de te lire !
Et aussi, ta coquille de poisson me plait bien ! j'en fais souvent et je testerai de cette façon !
Sympa de te retrouver en pleine forme
cette coquille de poisson me semble bien délicieuse en plus avec les reste de poisson et des ingrédients faciles à trouver
J’aime venir ici respirer le bon air marin. Ca valait le coup d'attendre, ce billet me parle.
Superbe la Bigoudène de JP Gaultier ! Je suis sûre que le renouveau des brasseries bretonnes intéresse plus d’une lectrice (dont moi).
La course du temps …
1 • Amusant de retrouver Framboisine dont je lis les commentaires sur un autre blog. Comme quoi … la blogosphère est petite.
2 • Je n'aime guère le "médiatisme" des manifestations bretonnantes. Pour moi le charme de la langue bretonne c'est de comprendre la topographie des lieux et souvent de rêver … Que j'aperçoive au bord d'une route un panneau "Coat amour" et mon esprit s'évade, que je longe la grève de Ty Louzou et je cherche les plantes dignes d'un jardin des simples …
3 • J'apprécie aussi l'utilisation du passé dans les créations contemporaines, et si les coiffes bigoudènes des défilés me laissent indifférente, je n'en dirai pas autant de la veste Melenik … Dommage que les salaires bretons ne suivent pas ! ou que je n'ai le temps de reprendre la couture …
4 • C'est vrai que la lecture de certains blogs nous inspire de nouveaux billets … Comme certaines œuvres inspirent d'autres artistes !
5 • Vacances, donc je vais peut-être avoir le temps de réaliser quelques recettes …
Une bretonne de cœur qui ne laisserait sa Bretagne que pour courir les océans et mieux y revenir !
Sympa cette recette !
Au fait, à ton tour : http://requia.canalblog.com/archives/2008/02/21/8037887.html
Sorry ...
oh qu'est ce que j'aime ça !! au resto j'en prend souvent





