Cuisine de la mer

Cuisine des poissons, coquillages et crustacés

vendredi 13 juillet 2007

Calamar retour d'Aurillac

Après tout, Roellinger fait bien du "Saint-pierre retour des Indes", je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas me permettre du "Calamar retour d'Aurillac", mais d'abord, il faut que je vous raconte deux ou trois trucs...

Mais que vas tu f...aire à Aurillac?

C'est la question que j'entends et me pose depuis le mois de mai, lorsque je me suis décidé pour de bon à me rendre aux Européennes du Goût, après en avoir un peu discuté avec Ségolène qui m'a bien expliqué le pourquoi du comment.

europeennesdugout2007_000

Alors oui, c'est loin de la mer et ce n'est pas la date la plus commode pour moi, mais vaille que vaille, je déborde des quais de Seine le vendredi à six heures, parce que pour avoir regardé les possibilités d'y aller de Paris par le train (je n'ose pas cauchemarder un départ de Brest), le plus rapide semblait un trajet avec changement de Micheline à Vladivostok. Je n'ai même pas eu envie de vérifier si c'était desservi par les airs, me doutant que si çà l'était, ce devait l'être par des coucous à hélices comme dans Tintin, et ceux-là  je les ai suffisamment pris au risque de devenir sourd et cagneux.

Bref, me voici en route, conscience écologique en paix car j'ai prévu un covoiturage à partir de Bourges, où Mamina m'attend de pied ferme, avec du café et une époisses comme j'aime, sentant un peu les pattes de cormoran (la plupart des gens ignorent cette caractéristique de l'époisses, faute de familiarité suffisante avec les pattes de cormoran, surtout dans le Berry),  j'apprécie cette délicatesse de se souvenir que je n'aime pas trop le sucré, en particulier au petit déjeuner.

Je n'aurais pas dû écrire qu'elle m'attendait de pied ferme, car en sortant elle rate un double salto sur le perron et parvient dans le même mouvement à coincer son porte-clés dans le chambranle, sans doute l'émotion de découvrir mon chalutier à roulettes. Quinze grosses minutes (hors taxes) à jouer à Mc Gyver pour réparer, et vogue la croisière, je découvre (sans grande surprise) que ma passagère transforme le plus sophistiqué des autoradios en gadget aphone, mais ce qu'elle raconte est intéressant et souvent drôle.

Bercé par cette cascade et à un moment par la voix de ma fille au téléphone (enfin sa voix sur son répondeur, pardon d'interrompre le fil de ce billet pour un nouveau  message à son intention: "Chère Mathilde, si tu me lis du haut de tes onze ans, soit gentille de nous rappeler  à l'occasion, souviens-toi que tu es en vacances très loin de tes parents attentifs"), je roule peinard jusqu'au moment où un grand panneau coloré annonce inopinément : "Bienvenue en Languedoc-Roussillon". Coup de frein brutal et virement de bord en panique. Depuis un moment, je m'inquiétais de ne plus voir la direction "Aurillac", mais comme Mamina m'assurait que c'était dû à l'incurie des cantonniers, j'ai continué. Tout çà ne nous a pas mis en avance… çà m'apprendra à téléphoner en conduisant, car c'est juste à ce moment que j'ai raté la sortie…

Tant bien que mal on arrive, et tout de suite on fonce vers le cœur de notre évènement, à savoir la tente où se tiennent les ateliers de  cuisine, avec chefs, bloggeurs et autres sympathiques participants, musiciens y compris. Et là, la chanson de gestes commence, quelques retrouvailles, des rencontres espérées ou inattendues, et d'autres qu'hélas on n'a pas le temps de poursuivre autant qu'on l'aimerait, avec par-dessus tout cette satisfaction de croiser des êtres vivants plus que des bloggeurs, si je me fais bien comprendre.

Ils ont tous été très prévenant à mon égard, se demandant si j'allais rester pimpant loin de la mer, prêts à m'allonger sur un lit de glace au moindre signe de cercle rouge autour d'un œil troublé, le symptôme du poisson gras en bout de course ou du breton imbibé…. Merci à tous, j'ai passé d'excellents moments à parler de cuisine et à bien rigoler grâce à vous! Je ne vais pas citer tout le monde, parce que j'en suis bien incapable, juste ceux avec lesquels outre Mamina, j'ai passé plus ou moins de temps.

- Adèle qui m'a si efficacement coaché dans cet univers insolite pour un loup de mer solitaire, merci beaucoup!
- Véro et son mari, j'étais impatient de faire la connaissance de Véro, ce qu'il font plaisir à voir tous les deux!
- Marion, Ninie et Lilo, à peine égouttées de la voie d'eau du camping à la ferme, vraies fleurs sauvages, le sourire indéfectible et l'énergie intacte, grand plaisir de vous voir ou revoir, vous êtes trop vite parties!
- Béatrice et son mari, pas mal de temps passé avec eux aux ateliers et à boire quelques verres dans Aurillac.
- Dorian et son épouse, beaucoup d'humour et de repartie tous les deux, ravi de vous connaître enfin!
- Tit lui aussi avec son indispensable et pétulante conjointe, j'ai l'impression d'avoir retrouvé un copain d'école de Bretagne!
- Ségolène qui était partout, s'ocupant des initiations pour les enfants, animant les ateliers de chefs, présente dès l'ouverture du marché d'Aurillac pour faire la promotion des Européennes, tout en prenant du temps pour chacun,  j'ai été ravi de te revoir!
- Patrick, que je croisais enfin après de réguliers échanges par mail et croyez-le ou non, nous avons fait du trafic de vin et du troc de cigares, quel connaisseur et poête en caudalies!
- Deux journalistes, Egmont et Didier, avec lesquels nous avons eu de très intéressants échanges, de vrais pros très sympas!
- Last but not least, Mathilde, qui (outre son beau  prénom) nous a tous fait craquer par sa gentillesse et son talent à animer les ateliers au milieu de fortes personnalités!

J'ajoute deux absentes qui m'ont manqué (et pas qu'à moi), car elles ont dû renoncer à se joindre à la fête pour des contraintes pratiques ou de boulot, Requia et Alhya.

J'aurais aimé passer plus de temps avec d'autres avec lesquels je n'ai échangé que quelques mots (Cécile, Nathalie, Dominique, Irisa et ceux pour lesquels ma mémoire défaille, désolé!), voire pas du tout, le temps est passé si vite! Il faut en effet reconnaître que les Européennes du Goût ne sont pas un parc de loisir, il y aurait toujours quelque chose d'intéressant à faire, sans un terrible effort de volonté pour glander et rigoler de temps en temps, que ce soit pour se détendre au soleil en bord de rivière, visiter la ville ou boire un verre et ses frangins jusqu'assez tard, les nuits y sont courtes, c'est de saison…

Beaucoup d'exposants présentaient de très beaux produits, mais c'est mal connaître les gourmands impénitents que penser qu'ils s'en contenteraient, nous sommes allés faire un tour au marché d'Aurillac, ce qui m'a permis d'expertiser les poissonneries. Je crois que je pourrai y survivre une semaine ou deux, j'ai vu quelques jolis poissons, mais peu de diversité et quand même quelques uns qui sentaient le fond de culotte de terre-neuvas (la plupart des gens ignorent cette caractéristique des poissons pas frais, faute de familiarité suffisante avec les fonds de culotte de terre-neuvas, surtout en Auvergne). 

J'ai découvert qu'il y avait de bons vins en Auvergne, jusqu'à présent, je n'avais eu (sans doute par méconnaissance) que des confrontations mitigées avec le Saint Pourçain, j'ignorais que quelques lascars passionnés s'étaient mis en tête de restaurer les anciennes terrasses à vignes du Cantal, et commençaient depuis deux ou trois ans à vinifier des breuvages qui tiennent bien le cap. Je ne cite que ce gamay (merci au passage Patrick, de m'avoir cédé trois cols de ta provende  personnelle), "Palhàs", 2006, Vin de Pays du Cantal, planté, récolté et vinifié par Gilles Monnier à Molompize, un vigneron passionné et modeste comme j'aime en rencontrer. Palhàs, c'est le mot occitan pour "terrasse".

palhas

Je ne vais pas m'attarder à tout raconter, d'autres l'ont fait sur leurs blogs avec talent, juste pour vous dire que j'y retournerai, l'évènement est à la hauteur de ses ambitions tout en restant à dimension familiale (mais qu'est-ce qu'on y mange mal, un paradoxe, il vaut mieux s'organiser un pique-nique avec les produits vendus que d'aller se fourvoyer aux infâmes roulantes d'arrière esplanade).  L'Auvergne et vous autres auvergnats vous m'avez bien plu, ma connaissance du coin se limitait à "Astérix et le Bouclier Arverne", et j'ai eu la confirmation que sur votre massif granitique ancien (comme la Bretagne), vous produisez de magnifiques produits. Un peu de patience : un bon coup de réchauffement climatique et çà sera parfait, vous serez aussi au bord de la mer!

Le retour plein de fatigue mais avec de belles images en tête, restauré à Bourges d'un excellent verre de sauvignon et de fromage de chèvre (je soupçonne Mamina d'être crémière clandestine), lesté de superbes cadeaux, puis confronté aux éléments déchainés, foudre, rafales,  trombes d'eau et grêle, les voitures normales arrêtées, mais le chalutier à roulettes toujours vaillant en dépit de quelques épisodes de surf, et son timonier nostalgique mais encore hilare, bien content de ne pas être venu en char à voile, l'an prochain peut-être si l'anticyclone ne reste pas glander dans les mers tropicales!

Calamars poêlés au chorizo, risotto à la courgette

Oui, j'ai intitulé ce billet "calamar retour d'Aurillac", histoire d'en préciser le contenu, mais cette recette n'a rien d'auvergnate. L'imposture n'est pas totale, car elle s'inscrit parfaitement dans les Européennes du Goût, calamars et courgette sont français, le chorizo est espagnol, le risotto est italien et le cuisinier breton. Je ne l'ai pourtant pas inventée pour la circonstance, je me suis une fois de plus laissé séduire par un plat dégusté au restaurant "Chez Catherine", à Paris, il a fallu que je le retranscrive d'urgence à la maison!

Ingrédients

- 500 à 750g de petits calamars
- un tronçon de chorizo, piquant ou non
- une petite gousse d'ail (facultatif)
- riz pour risotto
- bouillon de légume
- une petite courgette
- deux ou trois petits oignons blancs  frais
- huile d'olive
- beurre
- parmesan

Recette

Choisissez de petits calamars, préparez-les en vidant le manteau qui reste intact car vous en faites  ensuite des anneaux et non des lamelles. Conservez aussi les tentacules que vous couperez en deux ou trois morceaux. Lavez soigneusement, mettez dans une poêle avec une cuiller d'huile d'olive et un peu de sel fin, et commencez la cuisson à froid. Dès que de l'eau s'est formée dans la poêle égouttez immédiatement et réservez.

risotto2

Préparez le risotto : dans un peu de beurre et d'huile d'olive, faites revenir doucement les oignons hachés jusqu'à ce qu'ils fondent un peu sans coloration. Ajoutez la courgette épluchée, égrainée et coupée en petits cubes. Rissolez là une minute, et ajoutez le riz, remuez le un peu, puis faites cuire comme un risotto, en ajoutant progressivement du bouillon de légume. A défaut de bouillon maison, j'utilise les tablettes désydratées que vous apercevez sur la photo ci-dessus, elles sont parfaites. Une fois cuit, nourrissez le à votre convenance de beurre et de parmesan, ces deux ingrédients vont suffire à le  saler.

risotto1

Cinq minutes avant la fin de cuisson du risotto, mettez les calamars à colorer sans violence dans un peu de beurre, et quelques instants avant de servir, vous ajoutez une pointe d'ail éventuellement, et le chorizo (iberico si possible, là j'en avais un tronçon plus ordinaire à terminer) coupé en tranches assez fines, qui doivent chauffer sans cuire ou adieu le moelleux! Franchement, c'est très bon, sur ces photos on peut croire que les calamars sont très colorés, non, c'est surtout le chorizo qui a un peu déteint!

risotto

Posté par Patrick Cadour à 08:17 - Poissons - Commentaires [42] - Permalien [#]

Commentaires

jen ris encore !!!!! quel conteur, quel talent :))))
t'ais-je proposé un lit de glace moi ??? naaaaaaaan
C'était vraiment chouette de te revoir en tous cas, encore plus de te voir ... comme un poisson dans l'eau (?) en milieu hostile !
Des bisous !

Posté par marion, vendredi 13 juillet 2007 à 08:32

Cà c'est une recette que je vais faire sans problème, merci
Anne

Posté par Chambiers, vendredi 13 juillet 2007 à 09:02

Un beau récit pour un plat qui donne envie!

Posté par Lisanka, vendredi 13 juillet 2007 à 09:20

le vendredi matin, je me lève et viens voir si le billet et la recette de CDM sont enfin arrivés.Il est toujours trop tôt, mais avec un peu de patience....comme d'habitude, j'ai beaucoup ri.Mais l'histoire des moules de bouchot de la semaine dernière, avoue, tu l'as inventée; j'ai du mal à y croire

Posté par Ashe, vendredi 13 juillet 2007 à 09:41

Quand j'ai lu Calamar retour d'Aurillac, j'ai cru que tu nous avais fait un calamar farci à la truffade ou à l'aligot (c'est au choix)...Ouf, je respire, tu es resté raisonnable!

Posté par Adèle, vendredi 13 juillet 2007 à 09:52

Ben oui j'aurais bien aimé en être mais pour une fois il m'a fallu être raisonnable ...

Posté par Requia, vendredi 13 juillet 2007 à 10:33

Ou comment me faire regretter...

de ne pas être allée à Aurillac. A lire vos commentaires à tous, c'est incontournable! Mais ce n'est pas plus simple d'y aller de Caen que de Brest.J'ai donc opté pour le bateau à roulettes, celui qui va à Tatihou. J'adore ton plat et le chorizo qui lui donne de belles couleurs.

Posté par Pen Prad, vendredi 13 juillet 2007 à 10:44

ah ah le chalutier à roulettes ! Superbe cette rétrospective, il n'y a pas à dire, la mer t'a quand même manqué ;) Mais je suis contente de voir que tu y retournes l'année prochaine car moi aussi ça me branche bien d'y retourner en fait. On a souvent glandé mais c'était cool :))

Posté par Lilo, vendredi 13 juillet 2007 à 10:47

fabuleux, je suis morte de rire! Oh que oui que je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour te connaître en vrai! Tu peux me compter au rang de tes fans!

Posté par lavande L&P, vendredi 13 juillet 2007 à 10:53

Un beau plat délicieux! Tes assiettes donnent toujours envie!

Posté par Rosa, vendredi 13 juillet 2007 à 11:01

Une très jolie recette pour régaler toute une tablée d'amis!

Posté par anne, vendredi 13 juillet 2007 à 11:19

Merci pour ce récit si agréable à lire et cette belle recette!

Posté par Sonia, vendredi 13 juillet 2007 à 11:20

Quel récit et quelle assiette !! J'ai vraiment regretté de ne pas être aller à Aurillac. C'est sur que le prochain évenement comme celui là ou je pourrai rencontrer ceux que j'apprécie à travers leurs blogs je ne le raterai pas.

Posté par Paprikas, vendredi 13 juillet 2007 à 11:23

Chic, une nouvelle recette de calamars !! Reste juste à la faire avaler à petit mari chéri ;-)

Posté par Débo, vendredi 13 juillet 2007 à 12:03

J'ai bien aimé être dans ton chalutier à roulettes et j'espère recommencer. Pour Aurillac ou pour aller rendre visite à ton caviste par exemple!
Je te promets, la prochaine fois, de m'abstenir d'un nouvel essai de double salto pour qu'en plus tu ne joues pas les mac Gyver car je pense que ça ne t'amuse pas vraiment...
Bises.

Posté par mamina, vendredi 13 juillet 2007 à 12:07

très vivant ton reportage on s'y croirait avec en plus une recette comme je les aime !!

Posté par mercotte, vendredi 13 juillet 2007 à 12:07

j'adore les calamars. tu sais qu'ils ont peché un de 250 kg du coté de l'australie je crois :)

Posté par salwa, vendredi 13 juillet 2007 à 12:50

Quel voyage! Tu n’as pas un GPS ? C’est encore plus drôle. Les dernières vacances, la « dame » qui parle tout le temps {non, ce n’est pas Mamina. L’autre je la déteste.} voulait faire un détour par Millau pour aller de Narbonne au Var. Et mon cher et tendre mari voulait lui obéir. Tu peux imaginer le dialogue entre nous. J’ai menacé de sauter de la voiture sur l’autoroute.
Les calamars je les mets toujours sur plusieurs feuilles de papier cuisine {c’est le solapin ?} pour qu’ils perdrent leur eau. Je ferai ta recette avec du chouriço. Elle perdra son ADN espagnol et gagnera le nôtre.

Posté par maloud, vendredi 13 juillet 2007 à 13:08

Bravo ! plus vrai que vrai ce reportage, chalutier, mamina pattes en l'air, fond de culotte, troc de pinard....l'an prochain j'achère un Cayenne Aurillac en passant par les pôles :-)))

Posté par brigitteguyane, vendredi 13 juillet 2007 à 13:10

Hi hi, ils se sont bien occupés de toi là-bas !

Posté par mayacook, vendredi 13 juillet 2007 à 13:16

WHARF-WHARF-WHARF ! Vous excellez, timonier. Ca, c'est de la poésoche et on en r'demande !

Posté par Tit', vendredi 13 juillet 2007 à 13:38

J'ai pensé en te voyant à Aurillac que tu as tout à fait le look d'un loup de mer ! et là je me laisse prendre aux charmes de tes talents de conteur ...

Posté par irisa, vendredi 13 juillet 2007 à 13:44

Un gros éclat de rire en te lisant, j'aurais aimé être du voyage pour te connaitre mieux
Bises

Posté par Edith, vendredi 13 juillet 2007 à 14:01

MDR!!"expertiser les poissonneries" on se refait pas hein!!

en tout cas j'ai adoré ces moments ensemble (notamment le samedi soir, dans le chapiteau!!)

Posté par Omelette, vendredi 13 juillet 2007 à 17:34

Un chouette moment passé à te lire et une non moins très chouette recette !

Posté par bergeou, vendredi 13 juillet 2007 à 18:43

C'est bon de vous lire tous, avec vos styles particuliers, sur l'expérience Aurillac. A croire que le virtuel donne lieu à de beaux réels. Belle recette. Nous appelons ici les Terre-Neuviens des Newfies... mais peut-être parles-tu de tous ces outre-meriens qui viennent glâner dans les bancs, trop occupés par la pêche miraculeuse sans doute pour se préoccuper de choses terre-à-terre comme le savon et l'eau?

Posté par gato azul, vendredi 13 juillet 2007 à 23:17

Encore une fois, quelle finesse de plume monsieur le Capitaine... C'est toujours un régal de te lire.
Je crois qu'on a du se suivre sur la route, nous aussi on était sous les trombes d'eau sur l'autoroute de Clermont!
Dommage qu'on ait dû partir si vite...
Alors la prochaine fois,prévoir des bons couteaux (pour se concocter des sandwichs ET pour débloquer les serrures), et penser à annuler tout mariage éventuel dans la région! :-)
Ta recette est superbe, joli mélange d'horizons culinaires... Tu as raison, un chorizo et des calamars trop cuits, ça gâche tout! Cuite "sans violence", j'imagine le moelleux de cette assiette...
Bisous!

Posté par Véro, samedi 14 juillet 2007 à 12:32

magnifique!

bonjour,
maintenant il ne me reste plus que trouver des bon calamars..

Posté par lory, samedi 14 juillet 2007 à 13:49

Très très joli récit qui complète joliment ce que j'ai lu et celui que j'ai eu en live.
Quant à la recette du jour... et ben, je suis fan de risotto, fan de calamar mais le restau universitaire m'a un peu (beaucoup) écoeurée des courgettes... pas grave, j'te fais confiance pour y redonner du gout...

Et puis j'avais une question à te poser qui n'a absolument rien à voir mais tant qu'on y est... c'est du à quoi cette pseudo écume que l'on voit apparaitre sur certains poissons quand on les cuit au four? un truc blanchatre pas très ragoutant... ?

Posté par loukoum°°°, samedi 14 juillet 2007 à 15:11

super chouette cette recette, encore un risotto original à tester rapidement.

Posté par nuage de lait, samedi 14 juillet 2007 à 21:17

Merci pour ce doux récit sur ces belles rencontres !
Ta recette a tout pour m eplaire, le chorizo se marie mérveilleusement avec les produits de mer. T'en as fait un plat magnifique comme toujours, j'adore

Posté par Minouchka, samedi 14 juillet 2007 à 23:17

Et bien s'il y a bien une ville où je ne peux pas me perdre c'est bien... enfin tu sais laquelle... et donc si un jour on se croise par là c'est avec plaisir que je ne résisterai pas à l'envie me jeter un godet avec le loup solitaire (arrrf!)... à condition que tu me serves de guide mes adresses du côté de là-bas ont plus de vingt ans...

Posté par Dorian, lundi 16 juillet 2007 à 00:19

Alors ça, ça a l'air divin. Et non content de me faire saliver avec cette belle recette, ton récit m'a fait envie. l'an prochain, peut-être. Cette fin d'année, je ne voyais plus le jour. Il faut dire que le soleil s'y est entendu pour se cacher, ces temps derniers.

Posté par Eliflo, lundi 16 juillet 2007 à 16:55

Quel récit vivant! c'est très très plaisant... et ta recette (en dehors du risotto, elle est très proche d'un plat dont je me régale au pays basque de mon coeur ;-)) je signe tout de suite, tu connais l'adresse pour la livraison, en express... ah non, zut là je suis à Rome, mais bon, si tu fais les envois en international, ça m'intéresse aussi...

Posté par peggy, mardi 17 juillet 2007 à 07:36

Ca m'a l'air vraiment délicieux, j'adore les calamars, mais n'ai pas beaucoup de recettes pour les préparer.

Posté par Dominique, mardi 17 juillet 2007 à 13:27

J'ai bien ri de ton voyage mouvementé. Je retiens cette jolie recette et suis ravie que tu aimes le risotto ! Je viens de publier une recette fraise pour le sucré s'invite chez le salé mais je ne sais rien faire de plus ! Je suis au pays des poissons et je me régale à chaque repas, j'ai fait une très belle photo de baudroie que je te réserve ! A bientôt, j'ai noté les n° de tel

Posté par senga50, mardi 17 juillet 2007 à 22:20

Je n'avais pas pris le temps jusqu'à maintenant, grand bien m'en a pris ! Car pour apprécier tout le sel (du chalut breton), mieux vaut prendre te temps et son pied pour te lire ! Je me suis bien amusée et détendue, et avec mes (bip) de filles (heureusement j'ai laché la plus grande... en Auvergne !) pas facile tous les jours !
le voilà donc ce calamar et chorizo ! J'en ai trouvé du meilleur... alors pour LUI les recettes au chorizo vont pleuvoir !

Posté par Tiuscha, mardi 17 juillet 2007 à 23:04

j'adore, j'adore, du vrai bonheur celui là . Tu t'affirmes dans ta plume au fil des recits et je sens les pattes de cormoran d'ici... mais elles sont sûrement moins fortes que le souvenir d'une récente soirée qui a (un peu) compensé la déception de ne pas y être avec vous. Et pour te montrer que je n'en perds pas de vue l'essentilel: je vois que tu jettes ma pauvre courgettes dès l'origine dans la cuisson: pauvre d'elle, c'est vraiment un traitement digne d'un homme! croquante la courgette, juste saisie et ajoutée au dernier instant!!

Posté par alhya, jeudi 19 juillet 2007 à 10:02

Tu écris et racontes avec toujours autant de talent ! :-)

Posté par Sophie, jeudi 19 juillet 2007 à 19:01

retour au pays natal

De retour de Londres je me précipite sur le pc pour voir si j'ai manqué de l'essentiel...Je vois que tu es en forme et je me demande ce qui se trame à Aurillac.Tout le monde peut-il y participer ou n'est-ce réservé qu'à de fins palais comme le tien?
Londres,disais-je où j'ai rencontré deux choses délicieuses:un sandwich au boeuf salé à la Bagel'sbake de Brick Lane et un repas pakistanais sur Green Road(métro Upton Park)Loin d'Aurillac,certes mais avec des gens formidables que je salue ici...

Posté par jabellik, jeudi 19 juillet 2007 à 22:55

Aurillac For Ever

Finalement aller aux Européennes du Goût c'est l'aventure.
Mais je suis heureuse de retrouver l' extraordinaire ambiance qui a régné durant ces 3 jours qui sont passées si vite.
J'ai été ravie de te revoir et désolée de n'avoir pas eu assez de temps pour parler davantage.
Ce regret est général, ce ne fut souvent que poignées de mains rapides et présentations, hélas.

Posté par SEGOLENE, samedi 21 juillet 2007 à 19:36

Je suis très en retard, je sais! Mais je viens presque tout juste de terminer le classement des photos d'Aurillac... et je ne voulais pas manquer l'occasion de venir te dire un petit coucou!

Génial ton texte, j'apprends à te connaître davantage et je m'en veux de ne pas être une fervente lectrice de ton blog depuis plus longtemps!

En tous cas, merci encore pour le manteau en cette soirée fraîche. Tu m'as sans doute évité un rhume, qui sait!

À bientôt,

Posté par Ninnie, jeudi 26 juillet 2007 à 01:41

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