vendredi 26 septembre 2008
Calamars à la braise, beurre au pimenton
Une chose est sûre lorsqu'on exerce l'improbable métier de blogueur, plus on publie et plus on a de lecteurs, à condition toutefois de n'être pas que confidentiel. A force d'avoir glandé tout l'été, vous n'êtes plus qu'une poignée d'interactifs à passer croquer mes fruits de mer plus ou moins défendus. Si je ne réagis pas, CdM va se transformer en un site tout venant, fréquenté quasi exclusivement par les robots de recherche et quelques milliers d'anonymes plus ou moins sains d'esprit. Rien qu'aujourd'hui, trois dangereux maniaques sont arrivés sur ces pages en tapotant dans Google : "huile de vieux merlans", "tuer un poulpe" et "comment cuisiner la raie".
Je ne veux certes pas concurrencer notre chère Marion, dont le bilan mensuel des mots-clés d'accès à son blog est un incontournable bréviaire des perversions culinaires, toutefois le "comment cuisiner la raie" m'a donné à réfléchir; en fait, pour avoir de l'audience, un blog de cuisine doit aussi sacrifier à ce qu'internet a de plus populaire, le cul sans l'inaire, ce que je déplore, mais je vis dans mon époque et ce n'est pas facile tous les jours.
Non que j'aie un quelconque intérêt pécuniaire (je n'ai pas écrit "péculinaire", en dépit d'une louche tentation de m'en tamponner le coquillard) à multiplier le nombre de clics et de claques amicales, tout est gratuit ici, y compris l'auteur toujours pas décidé à se vendre en dépit des aléas des bourses. N'empêche que si j'écris pour le plaisir, je travaille également pour être lu, c'est une évidence que beaucoup gagneraient à envisager avant de tenter l'exercice d'un blog.
Alors éloignez les enfants entre sept et treize ans de cette page, elle est saturée de contenu explicite, le titre du billet aurait déjà dû vous mettre la puce de mer à l'orteil. Loin de moi néanmoins l'idée de codifier un Kalamar Sutra, encore moins de gloser sur la sexualité des créatures des mers que vous rencontrez dans vos assiettes, un jour le ferai-je probablement, mais c'est compliqué, il y a des bi, des trans, des collectifs, des violeurs, des sados et même des couples fidèles, un vrai bordel...
Cela dit, avant de vous retranscrire le dialogue équivoque entre Calamarcel et Calamartine, je tiens à exprimer une mise en garde écologique. Le réchauffement de la planète profite certes aux méduses, mais plus encore aux céphalopodes. A savoir, les calamars, les seiches et les poulpes, pour ne mentionner que les espèces les plus comestibles. Dans un petit siècle si on ne réagit pas, la mer ne sera plus qu'un amas de bestioles à tentacules.
Scène de ménage sous les mers
Je dérivais débonnaire sur mon canot presque épave, laissant plomber sans conviction une turlutte, cet engin de pêche qui fait merveille pour remonter calamars et seiches, quand soudain, le bruit du clapot fut brouillé par des invectives.
- Va te faire farcir, espèce de surimi mal bronzé!
- Ferme ta bulle eh, endive à fish-burger!
J'ai l'habitude d'entendre des voix lorsque je navigue, je n'y prends plus garde, car j'ai passé l'âge d'écouter les sirènes et de décapeler mon ciré pour la moindre Marie-Morgane qui me chante romance. Je tiens mon cap bien mieux qu'un Cyrano de barge. Là cependant, ce n'étaient pas des propos ordinaires, aussi tendis-je l'ormeau pour entendre cette discussion animée entre un calamar et sa blonde.
- Non mais dis, tu t'es vu avec ta dégaine de garçon coiffeur, aller friser les tentacules de la voisine avec des yeux de merlan frit?
- Tu plaisantes ou quoi, cette femme est sèche comme un coup de trique!
- Seiche peut être, mais poulpeuse quand même, tu t'en es bien rendu compte mon céphalaud!
- Pfft il ne s'est rien passé tu le sais bien...
- C'est bien parce qu'elle était en panne d'encre, si tu veux mon avis, et pas assez encore, tu ne peux pas le nier, tu en as encore sur le bec!
- Dis pas n'importe quoi, c'est juste que j'ai bouffé une langoustine mazoutée!
- Ah cette mauvaise foi, tu es bien trop difficile pour te régaler avec ce genre de créature!
- Je n'ai pas aimé en effet, pas plus que je n'aime les seiches, même poulpeuses, comme tu l'affirmes sans raison. D'ailleurs à propos de poulpeux, tu me prends pour un idiot ou pour un mari complaisant? Tu crois que je n'ai pas remarqué ton manège avec Gaston?
- Quel Gaston?
- On en connaît beaucoup des Gaston peut-être? Gaston, le poulpe, tu lui tournes autour parce qu'il a des tentacules plus longs que les miens? Dis le tout de suite que je suis encornet!!!
- Tentacules ta mère, oui! Tu es vraiment trop dégueulasse d'imaginer des trucs pareils. Ce garçon a facilement cinquante ans!
- Et alors, cinquante ans, huit grosses tentacules et une seule testicule qui lui sert de cerveau, si c'est ce qui t'attire, on n'a plus rien à se dire.
- Tu es méchant... tu sais que je tiens à toi!
- Et toi t'es trop bête de penser que je puisse fondre pour une seiche, allez pleure pas, viens dans mes ventouses...
Le dialogue s'interrompit, je ne vis plus crever à la surface que de grosses bulles pleines de larmes et de soupirs, puis de bisous secs (sous la mer, le bisou sec est nettement plus érotique que le bisou humide) ... Il reprit ainsi :
- Allez ma petite, c'est pas tous les jours qu'on se retrouve après des années de mariage, fais moi une turlute et je te ferai des petits suçons et des beaux supions.
- Non mais, tu es vraiment con de dire des choses pareilles!
- Pourquoi, tu m'as toujours dit que tu voulais des enfants?
- Je ne te parle pas de çà, anguille sans civelle! Mais de l'autre obsédé sur son bateau là haut, tu n'as pas remarqué que cela fait une heure qu'il agite sa turlutte dans l'espoir de me choper?
- Lui? Bah, il n'est pas bien dangereux, d'abord son bateau est tout pourrave...
- Tu ne l'as pas reconnu, c'est le mec de CdM!
- CdM, comme "sado-maso"? Il fait des trucs louches avec ses hameçons et son fil à pêche, laisse moi rire!
- Non, un vrai affreux sous ses airs d'écolo bon teint, c'est le pire de nos prédateurs.
- D'accord, si ça peut te détendre, on va descendre s'ébattre hors de portée de sa petite tentacule...
Je perdis le contact à ce moment, je rentrai en fredonnant une turlute, une façon de chanter du Québec, bredouille mais heureux de les imaginer s'enfonçant tous les deux vers le septième abysse. Le calamar a une faible longévité, et sa reproduction dépend beaucoup des aléas climatiques. De plus, le mâle meurt très souvent d'épuisement à la fin de la période de reproduction, alors, un peu de compassion et de romantisme, s'il vous plaît!

Bon allez, ce n'est pas tout de s'attendrir, le temps de prendre une douche froide et je reviens en cuisine, toujours un peu sur des charbons ardents...
Calamars à la braise, beurre au pimenton
Ingrédients
- calamars
- beurre
- pimenton de la Vera doux
- poivre noir
- gros sel
- facultatif : ail ou vinaigre
Le pimenton de la Vera est un poivron rouge séché grâce à un feu de bois de chêne, puis pulvérisé. Sa saveur est nettement fumée, les anglo-saxons le nomment smoked paprika. Il est beaucoup utilisé dans les charcuteries espagnoles, à commencer par le chorizo auquel il donne cette saveur si particulière. Il y en a deux variétés, celui de la Vera est selon moi le meilleur, voici celui que j'utilise, l'un des plus connus je crois. Il en existe trois versions, une douce, une médium et une bien pimentée, comme le paprika donc; j'achète la douce et si j'ai envie de corser, j'ajoute un peu de piment d'espelette.
L'association avec les calamars, qu'il m'arrive également de poêler en y ajoutant un peu de chorizo est vraiment très bon. Pour la cuisson à la braise telle que je la pratique, il faut choisir des calamars dont le capuchon a la longueur d'une main environ.
Recette
Préparez les calamars. Coupez la tête au dessous des yeux, vers les tentacules, enlevez le bec et coupez la couronne de tentacules. N'enlevez pas la peau , elle donne une excellente saveur. Ouvrez les et nettoyez bien l'intérieur, selon la saison, c'est plus ou moins ragoûtant... Rincez et séchez le tout.
Mélangez les avec un peu d'huile d'olive, puis juste avant de les mettre à griller sur des braises bien vives (ou à la plancha éventuellement), ajoutez du gros sel. Il est utile d'enfiler les tentacules sur une brochette, cela facilite grandement leur tenue sur la grille de cuisson!
Mettez dans une casserole du beurre à fondre doucement avec du pimenton et un peu de poivre noir. Vous pouvez ajouter un peu d'ail pilé ou un trait de vinaigre, mais ce n'est pas nécessaire.
En cours de cuisson, les capuchons vont se recroqueviller, faites attention à que dans le creux ainsi formé, l'eau rendue à la cuisson ne stagne pas, on recherche une grillade, pas une pochade. Les calamars sont cuits lorsqu'ils ont l'aspect si dessous, ne les faites pas griller au delà, vous les feriez durcir.
Disposez les dans un plat, et versez par dessus le beurre au pimenton bien chaud, que vous aurez un peu fouetté pour lui donner une apparence un peu liée.
Pour obtenir des calamars tendres et bien cuits, il faut qu'il se débarrassent vite de leur eau de cuisson. A la poêle, je les démarre à froid avec un peu de sel et d'huile, à feu rès fort. Dès que les lamelles ou les anneaux commencent à se gondoler, je me débarasse de l'eau avec une passoire, j'obtiens alors des sujets prêt à être ensuite colorés au beurre ou à l'huile d'olive. A la braise, c'est bien commode, elle s'évacue d'elle même
Commentaires
oh j'en apprends des choses chez toi et le final est très beau ..kenavo
Quel dialogue! C'est ce qu'on appelle se donner des noms de...poisson ! C'est toi l'inventeur patenté de l'expression, s'eng... comme du poisson pourri ?
Le calamar jamais vu comme ça (je parle de la braise)mais me plaît bien (remarque, me plaît toujours bien...)
tentacule ta mère ... je ne m'en remets pas !!!
Un jour on achètera des supions ensemble et je ferai le tajine dont je parle depuis si longtemps.
Ceux là, j'en veux déjà :)
Bonjour Patrick,
Comme on commence les feux de cheminée, ta recette va faire des heureux......... sauf que ton pimenton, va falloir creuser pour le trouver.
Je suis depuis très longtemps adepte du chorizo pour parfumer les poissons, donc je pense que ce sera ma variante.
Ainsi donc tu te fais des petites turlutes au large de nos côtes !!!!!!! C'est du joli ! Et c'est Bécassine qui t'accompagne en plus !
Il n'y a pas que ton poivron espagnol qui est fumé.
Allez, je te laisse pour aller acheter de l'anguille fumée, une petite envie comme ça.
Bon week end et bonne semaine.
Mais te revoilà en pleine forme ...d'après ce que je lis! Si en plus le paprika est fumé....;-)!
A la braise, alors là tu piques ma curiosité mon cher Patrick.
Comme on dit quand les mots ne suffisent plus à exprimer ce que l'on aime le plus : je pourrais tuer père et mère pour la morgate.
Sauf qu'à Nantes, il est rare de trouver autre chose que le blanc de seiche déjà nettoyé.
Grillé, c'est une méthode de cuisson qui lui va bien et bien que je ne connais pas le pimenton, ce produit doit être un bon accompagnement.
Et puis, tiens, je te mets une petite chanson . Tu pourras peut-être la caser un jour !
"Sur l'air des amants de St Jean".
Ah! plaignez le destin
Des poissons c'est certain :
Les poissons quand ils ont l'cœur atteint
Ne peuvent pas noyer leur chagrin.
Ecoutez l'histoire aquatique
D'un turbot et d'une bernique.
Ah! comme elle l'aimait,
Son turbot coquet
Qui lui jamais ne turbinait.
La pauvre bernique
Elle aimait trop son turbot de Pornic
Un turbot si beau,
Un turbot qui faisait l’maquereau.
Elle faisait le trottoir,
Sur la plage un beau soir,
Près d'elle un bigorneau vint s'asseoir
Et lui murmura plein d'espoir :
Je suis pincé pour ta coquille :
Si maman veut de toi pour bel'fille
Nous nous marierons
tontaine et tonton
Justement tonton est un thon ..
La pauvre bernique
Elle oubliait son turbot de Pornic
Qui, en vrai barbot,
A bigorné le bigorneau.
Ce n'est pas un secret ,
Le turbot la trompait.
Il se mit à aimer une raie
pour la façon dont elle s'coiffait
A cette intrigante la bernique
Fit une scène pathétique
Et même un beau soir,
Qu'elle venait le voir
Elle a mis la raie au beurre noir.
Le turbot d'Pornic
Il la bernait cette pauvre bernique.
Il lui dit plaintif,
La raie c'était facultatif.
La bernique de Pornic,
La bernique le cœur gros
Sous la douleur succomba bientôt,
Ont la mit sous le sable chaud.
Le turbot fut seul mais bernique,
Comme il connaissait la musique,
Il trouva bientôt,
pour faire son boulot,
une sole qu'il mit sur le dos.
Le turbot d'Pornic
Avec sa sole coule des jours magnifiques
Et l'soir au dodo
Sur son banjo joue sol mio.
Bises
Alors comme ça t'écoutes aux coques....Tu as peut-être raison..Je vais me laisser aller aux transports tropicaux....Je comptais pourtant bien sur toi pour me conter une Histoire d'îles avant la fin du mois.
A bientôt. Bonne semaine
La lecture de ce brûlant dialogue me laisse penser, cher Patrick, que tu as laissé passer une petite faute de frappe dans ton kalamar sutra : ce ne sont pas des calmars à la braise mais bien à la baise (à moins que tu ne respectes trop l'idiome du calmar pour tomber dans la facilité des mots d'argot-naute ?).
Bein ca y est, j'ai envie de calamars maintenant
merci pour ta recette.
Tes billets sont tojours aussi agréables à lire
Excellentissime comme toujours. Le commentaire d'Anaïk c'est la cerise sur le gâteau !
Je me vois bien atteindre le septième ciel avec ton calmar à la braise. je ne sais pas si tu trouves le lecteur, mais la lectrice à la fibre humoristico-gastronomichic, y'a pas de problème.
Oh là là il s'en passe des choses sous l'eau!!! Ces calamars brûlants me tentent bien!!!! Quant aux lecteurs, leur diminution contribue à faire un trie...
Je ne sais pas ce que tu as bu avant d'écrire ton billet mais si tu pouvais m'en envoyer une caisse ... :)
Bonjour
Je fais partie des anonymes qui te lisent régulièrement.
Non pas pour tes recettes, je suis une cuisinière médiocre, mais pour ta prose.
Je rigole toute seule devant mon écran et je ne t'ai pas lâché durant l'été, qui correspond à mon hiver d'ailleurs.
Des calamars, on en trouve beaucoup par chez moi,et souvent dans quelques centimètres d'eau.
Je garde en mémoire cette recette pour le prochain pique-nique sur une plage des mers du sud.
Merci de bien me faire rire.
C'est toujours un régal de te lire ! Cette recette et cuisson des calamars me plaisent beaucoup. je découvre le pimenton que je vais m'empresser de trouver, je suppose, en épicerie fine. Merci.
Véronique
n'en veux !
Hélas ici les morgates valent la peau des fesses...
J'ai un souvenir émerveillé d'un barbecue de calamars préparés par un maître du feu.
Mais ne crois-tu pas qu'avec le pimenton l'huile d'olive s'impose à la place du beurre ? en y faisant dorer l'ail au préalable ? miam, slurp
Pour Anaik :
Pas de faute de frappe, notre Patrick est juste chaud comme la braise !
Quand je lis...
y compris l'auteur toujours pas décidé à se vendre en dépit des aléas des bourses...
Je me dis qu'il y a de l'Audiard qui sommeil en toi Patrick et j'aime bien quand tu le réveilles comme aujourd'hui ! Et comme tu le vois nous sommes encore quelqu'uns à suivre tes aventures rares ou pas ! Alors forcément en conclusion... pourvu que ça dure...
T'as toujours pas trouvé où te mettre le "sans risques" ? Bah. Et tu chouines que t'es pas lu ? Yeux au ciel et soupir, petit grognement screugnognant, tap tap tap les doigts sur le bureau.
Sinon, bien sûr que le dialogue est alléchant, et que cette seiche poulpeuse est affriolante, je comprends bien où sont les préoccupations qui te tiennent loin de mes eaux. Mais quand même. Oui ! Quand même !
Et puis ta recette est magnifique, mais je la ferai avec du surimi parce que par ici, c'est plus facile à pêcher et parce que ça te fera les pieds. Si on n'aime pas, je donnerai aux chats, et si les chats rouspètent, je te les enverrai par la poste.
Hummmmmm des calamars. Comme j'aimerai en trouver de bien bons , bien frais dans notre contrée lointaine. L'endroit le plus lointain de côtes en France.....
Bonne semaine
Je suis un peu rétissante au fait de laisser la peau, mais si tu le dis, c'est qu'il faut! Calarcel et Calamartine n'auraient ils pas les mêmes soucis que tes poissonniers de chez Daguerre? Olé, Olé ta Cousine, non?
Un bien beau billet encore aujourd'hui. Merci pour ce moment de détente et de rigolade, qui nous donne bien envie de céphalopodes bien dorés.
Comment ça, notre capitaine chouinerait parcequ'il
ne serait pas lu ? Même si je ne laisse pas de
commentaire, je passe toujours faire un tour chez
toi, te lire. et souvent rigoler.
Bon mais, cette fois, je n'aime pas les calamars
car je n'en ai jamais mangé de bons.
Un coup de pied aux FESSES pour l'audimat de CdM
Je fais parti de ces anonymes (plus aujourd'hui) de CdM, certe pas très SEIN d'esprit, qui se délectent de ces billets et recettes bien LECHES.
J'adore les calamars, je pourrais m'en faire une ORGIE de ces "CONDOMS" de la mer SADOMASOCHISTES.
Vous ne trouvez pas la métaphore très judicieuse ?
Alors ,si je vous parle de corps LATEX (si trop cuits), remplis d'une SEMENCE gélatineuse blanche (il faut les vider pour comprendre) et qui se balladent toujours avec une plume dans le CUL, est-ce mieux ?
- Vulgaire et inapproprié pour un blog de cuisine si bien écrit, me diriez-vous.
- Oui, mais j'imagine que l'audience doit déjà grimper.
En espérant de nouveaux lecteurs à CdM, certainement plus VICELARDS que cuisiniers, mais si c'est la seule solution pour continuer à lire les billets cuisinés aux petits oignons alors j'assume entièrement.
Ce commentaire pourra bien sûr être modéré s'il est jugé trop tendancieux.
Et ben tu t'es lâché !! j'étais morte de rire en lisant ces aventures... bon j'aime aussi le calamar ! en voilà un bien sympa sur l'assiette !
waouh
quel débit ! vous êtes pareil à l'oreille ? je me suis bien marrée, las, ayant été élevée dans la profondeur des terres, je considère les calamars d'un oeil méfiant, c'est quoi au juste ces bestioles, ça se mange vraiment ? tss tss
Miam !
j'ai très envie de faire cette recette ! Par contre, je dois trouver ce PIMENTON dont je n'avais JAMAIS entendu parlé - et merci de cette découverte !
OUhlala, j'adore cette recette. En plus excellente nouvelle : il FAUT manger des bêbêtes à tentacules pour sauver les océans !! Yehha, pour une fois...Je ne te cache pas que je ne prépare pas mon calmar toute seule, mais depuis que j'ai goûté chez toi ta recette aux poivrons, miam
Bon, je rigole encore de ton dialogue d'amoureux. "Les tentacules plus longs que les miens, je suis encornet !!" mdr. Ben "mon falaud", tu tiens une forme de tous les diables, tu me donnes envie de reprendre mes casseroles !
Ahahah, "J'suis pas grosse, j'suis juste poulpeuse" j'en rigole encore...
Et bien patrick, c'est d'un romantisme acheve :) tout ca avec l'inaire. tes actions vont remonter, c'est sur.
Une nouveauté pour moi de laisser la peau des calamars, je suis tentée, mais avec de petites bestioles.
Une petite adresse pour le pimenton sur Paris ?... Merci !
La peau, dont l'odeur fait mon aînée se sauver, fait le charme du calamar et de la poulpe.
C'est sur que maintenant j'aurais un autre regard vis à vis des calamars !!!!
moi j'aime vous lire, et je vous mets de ce pas dans mes favoris, car c'était une honte de ne pas l'avoir fait avant et d'avoir loupé tant de beaux billets.
malheureusement, je vis au bord d'un lac et j'ai rarement l'occasion de rencontrer les belles pièces que l'on trouve dans votre cuisine mais un peu de rêve n'a jamais fait de mal à personne...
Hello,
Je vois que tu seras au Salon du Blog Culinaire... j'en suis ravi!
Ca va être super sympa.
A bientôt.
Yann
http://saveursetcouleurs.over-blog.com
Tiens, j'irais bien vivre au fond de la mer moi; entre le kalamar, l'encornet et tout ce qui des tentacules... je serais sans doute la sirène des bisoux secs!
J'adore quand la cuisine devient sensuelle, il n y a que ça de vrai dans nos assiettes! tiens tu me donnes une de ces envies d'aller manger un kalamar sutra, une de ces envies de braise.
PS : ce billet est mon ti best of. Bravo
PS bis : merci de m'avoir fait découvrir le piemento que je n'associe qu'avec les produits de la mer, va savoir pourquoi. D'ailleurs pas loin que ce soir, je l'ai ajouté dans un peu de mayo de commerce pour déguster un bâton de surimi ;-)
Bon je vais me coucher moi, je risque d'être seiche ;-)
Je pense qu'avec un billet aussi brillant, tu vas attirer foule de lecteurs... Suis pas sur que j'aurai la force de préparer des calamars (peuvent se baigner en toute tranquillité si je suis sur la barque) mais je veux bien goûter !
hi!hi!hi!
je viens souvent te lire, mais ton billet est tellement long et bon, ce qui est rare chez moi (et là je ne parle helas pas QUE de mon blog) que je ne laisse pas trop de commentaires. Que dire apres tout ça?
Oui, j'ai eu un leger orgasme...
AH! Pa-trique! elle est lourde, je sais!
bisous tout sec quand même!
En pleine forme, le Patrick. Et je suis d'accord avec Dorian, on nage (!) en plein Audiard !
Bizz,
Anne
quel plaisir toujours renouveler de te lire. Même si je en commente pas souvent, je ne suis jamais loin. Je vois que tout "baigne" pour toi !
Super recette et bloggeur déchaîné ... mais avez-vous une adresse (boutique ou en ligne) pour le pimenton ?? Merci !
Ah, si j'avais su que la sexualité des céphalopodes était aussi instructive, je m'y serai penchée beaucoup plus tôt... je serai devenue océanographe... ou actrice de film ormeau.
J'ai toujours su qu'il y avait énormément de points communs entre l'Homme et le monde aquatique et qu'apprends-je à travers ton récit? Que le poulpe est pour la seiche ce que le black est pour le blanc-bec... une sorte de Rocco des mers. Mais Madame Seiche n'est pas dupe, elle préfère la qualité à la quantité.
Je t'ai dit que je lirai ce post qui sent la saumure et la Pornic-ation, j'y ai mis le temps, mais je l'ai fait.
D'ailleurs, je te signale une erreur qui m'étonne de ta part: "un" testicule et non "une"... par contre, on dit "une gonade", "une couille", "une burne", etc...
;-D
Biz.
Alexandra.
qui me donne une recette de tajine dec seiches braisées aux épices
je fais de la cuisine à petits pas...je ne connais pas ce que veut dire des légumes coupés en NAVETTE.
je reçois 6 personnes à dîner vendredi soir. Donc c'est un stress...
Ne rigolez pas surtout.
A bientôt de vous lire sur mon adresse e-mail ou ici si je suis capable de retrouver l'adresse.
merci. le BUFF









